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Religion, croyance, action ou illusion ?

Les difficiles et incertains chemins de la religion, des croyances des rituels

Rituels de rappel ?

mercredi 14 décembre 2011, par Picospin

Les termes forts dans cette analyse se rapportent à la terminologie de la passion qui est de l’ordre du sentiment et dont la commande se situe quelque part à l’arrière du tronc cérébral, au niveau de l’hypophyse où se développe un aiguillage monstre qui est celui de la commande des sentiments et surtout des émotions. Il s’agit donc plus d’un domaine de l’affectivité que de celui de la raison, de la rationalisation ou de la sagesse, pour aller plus loin.

On peut aussi dépasser ce stade par la croyance à un dogme, si souvent accusé par les tenants du rationalisme et de la laïcité de remplacer toute réflexion dans la pensée des adhérents à cette manière de concevoir les religions et les croyances. Croyances en quoi ? On est obligé de revenir à la conception de données recueillies dans les lectures saintes ou pieuses qui sont la vérité ou prétendent l’offrir aux âmes les plus simples et les plus désarmées devant la finitude de l’homme, le gigantisme de l’univers et l’incompréhension d’un monde qui offre son immense interrogation aux êtres fragiles de chair et de sang. Il est vrai que croire peut signifier faire car l’action en tant que telle est un excellent stimulant de l’action alors que la passivité la clôt pour un temps indéterminé. Il est probablement juste de penser que la croyance est plus proche d’une représentation que d’une croyance. Est-ce que la croyance est proche de la notion de providence qui est la relation particulière reliant un être suprême ressemblant à dieu à l’homme auquel il transmet des messages, qu’il protège ou que la créature s’imagine ainsi objet de protection, sinon de direction, de guidage pour effectuer des actions bonnes selon les lois et les commandements sinon une certaine éthique qui méritera bien qu’on s’occupe d’elle avant de la propulser comme fusée s’élevant vers le ciel pour être suivie du regard par les hommes médusés et laissés dans l’incompréhension. Est-ce que les auteurs des divers dogmes se sont servis des croyances et de l’histoire, voire des histoires pour annexer à cette historiographie des textes où se mêlent imaginaire, fables, rêves, cauchemars sinon retour à des règles morales qui, faute d’une Loi Universelle tiennent lieu de référence, d’illustration et d’exemplarité. On se demande si les actions organisées au nom de la religion, des croyances ou des idéologies sont un moyen de transformer en actes des pulsions commandées par les passions secrètes qui se cachent justement derrière les commandes de l’hypophyse. L’action libère les consciences, détend les tensions internes et encourage celles à venir en tant que projet, de plan de vie, de recherche sinon d’exploration d’un avenir plus incertain que jamais. Il n’est pas interdit de la rapprocher du domaine cultuel et rituel qui ont l’extrême avantage de rappeler le passé, de le faire revenir à côté du présent et de servir de sillon aux boulevards ou aux maigres sentiers de l’avenir.