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Risques et complexité des vacances

Les exclus de la qualité de vie sur la route des vacances ?

Quelles solutions pour ces problèmes ?

mercredi 15 juillet 2009, par Picospin

Cette fois, c’est en toute objectivité, en faisant appel à une mesure simple, une évaluation naturelle de la qualité de vie menée dans le cadre des SDF que l’on peut juger de la dégradation des conditions de vie, d’une vie raccourcie dans le temps du fait des circonstances d’ordre physique qui hypothèquent l’avenir des exclus de la cité.

. On s’est donc aperçu que les personnes qui avaient adopté, bien malgré eux, ce type d’existence, vivaient nettement moins longtemps que leurs concitoyens bénéficiant des avantages que confèrent les divers modes de protection privée ou publique fournis par la société pour offrir à chacun les moyens de mener une vie décente, l’assurance de voir les besoins élémentaires de l’existence et de l’existant satisfaits par la possibilité de jouir d’une demeure répondant aux normes minimales de la propreté, de l’hygiène, des températures, d’une alimentations suffisante même si, à coups de clameurs, on préfère actuellement insister sur la nécessité absolue de ressembler aux squelettes des mannequins plutôt qu’aux nus bien repus à l’instar des portraits et scènes de Rubens. D’où peut provenir la différence de longévité significative entre les personnes relativement bien nanties et les déficients en tous genres qui sont obligés de vivre en exclus, dehors et non dans les conditions normales d’un citadin du 21è siècle, correctement nourri, vêtu, et logé ? Ce que cette enquête montre c’est bien l’influence catastrophique du genre de vie sur le ressenti intellectuel, affectif et physiologique où les manques, les déficits, l’angoisse et le stress, la vulnérabilité jouent un rôle décisif auquel on ne s’attendait pas. Il s’agit d’un véritable cri d’alarme poussé par les épidémiologistes et statisticiens dont les responsables politiques, administratifs, associatifs feraient bien de tenir compte sous peine de revenir à l’âge de pierre, sinon à celui des cavernes, spécialement celle de Platon qui pose plus de questions qu’elle n’en résout. Faut-il se méfier des vacances, cette période bénie entre toutes qui annonce toutes les joies, les plaisirs de la détente, des retrouvailles avec un corps délabré qui se ride et rougit au soleil au risque de se parsemer de tâches indélébiles, parfois précurseurs de formes malignes, prônes à se transformer en mélanomes, ces formes de cancer dont la diffusion est rapide et les métastases redoutables. Sur la route des départs tant attendus et justement parce qu’ils le sont tellement et si intensément, les obstacles ne manquent pas de dresser sur les routes parsemées de policiers et gendarmes qui, de l’air et du sol surveillent les moindres écarts des engins à 4 roues pour vous les reprocher des semaines plus tard sous forme d’un permis de conduire rogné jusqu’à la désespérance et lacunaire jusqu’à la destruction puis l’anéantissement. Heureusement, le Pape est là qui se tient au courant des événements du monde, tout en passant ce temps de repos dans la nature entre musique et livres, comme titre « L’Osservatore Romano » du 15 juillet. Le pape est arrivé hier aux Combes, dans la Vallée d’Aoste, où il séjourne, pour la troisième fois et jusqu’au 29 juillet, au chalet des Salésiens, à l’abri des arbres d’un parc boisé où les habitants sont très hospitaliers et spécialement envers le pape : ils feraient n’importe quoi pour lui. Sa présence est un cadeau », a insisté l’évêque, qui fait partie de la famille spirituelle du bienheureux Charles de Foucauld. Est-ce que pour autant le Père de l’Eglise devenu son chef sera en mesure de protéger les enfants des assauts des petites bêtes que sont microbes et virus et qui pénètrent par tous les moyens dans les orifices supérieurs de la sphère ORL pour y déposer les prémisses d’une épidémie de grippe A crainte et redoutée au point de déclencher chez les responsables de la santé une contre-offensive faite de millions de vaccinations destinées à prévenir une endémie voire un épidémie capable de fragiliser les défenses des plus faibles et des plus vénérables. On avait autrefois, pendant la guerre d’Algérie, appelée par euphémisme les évènements d’Algérie vacciné les soldats du contingent contre l’épidémie d’hépatite qui se répandait en trombe dans l’armée dans le but et l’espoir de les protéger contre l’extension de la maladie. Le résultat en fut paradoxal dans la mesure où cette dernière explosa au lieu d’être éradiquée tout simplement parce que les aiguilles chargées d’injecter le liquide protecteur restaient souillées lorsqu’elles passèrent d’un sujet à l’autre. Cette triste fin marqua aussi la fin d’une prévention et le début d’une série de comas hépatiques qui tuèrent les jeunes recrues en quelques jours. Ceux qui réchappèrent de cette aventure eurent le droit de séjourner quelques jours dans un camp de repos de la côte méditerranéenne appelé Djidjelli. Un si joli nom pour une station aussi meurtrière.

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