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Les faces cachées du Grexit

Comment garder sa dignité

jeudi 9 juillet 2015, par Picospin

On sait que le mimétisme constitue un des principes fondamentaux du comportement humain avant d’avoir été exploité par les primates.

Comment apprendre

L’apprentissage repose sur ce principe. Imiter d’abord, créer ensuite, tel pourrait être le leitmotiv de tous les enseignements et les clés de leur succès. La peur, sinon la terreur règne dans une union européenne qui craint la désunion d’autant plus qu’elle ne sait comment réagir à la provocation de la Grèce, cette vieille civilisation qui avait enseigné tant de choses au monde.

Panique

D’une certaine manière, elle fait peur tant on pense qu’elle a plus d’un tour dans son sac et qu’elle sait en appliquer un grand nombre au risque de faire tourner les têtes et avec elles des idées, des inventions pour entrainer les autres vers l’abîme mais aussi dans des traquenards dont il sera impossible de sortir.

Persécution

Du guet-apens à la persécution, il n’y a qu’un petit pas que René Girard, chantre du bouc émissaire, ou son adorateur, on ne sait, franchit allègrement pour expliquer comment passer de la seconde à la conformité à l’ordre social que seule la parole est en mesure de mettre en œuvre pour échapper à la sanction, la retarder sinon en amadouer les instigateurs. C’est cette parole qui se montre capable d’échapper à la fatalité du mal.

Négocier sans fin

Regardez la durée incommensurable des négociations à propos des prêts à la Grèce ou à l’envers de ses emprunts et des conséquences qu’auraient à supporter les investisseurs potentiels ou réels. La maitrise dans l’organisation de ces palabres permet d’éviter le pire ou d’en menacer les négociateurs. A cette leçon, il y a de nombreux élèves qui assistent médusés, aux arguments des uns, aux plaintes des autres, aux évocation historiques des troisièmes.

Apprendre ses leçons

A chacun de rapporter de ces tables de discussion les leçons apprises, celle de l’importance du désir mimétique. L’homme ne serait jamais à la source de son propre désir qui émane toujours d’un tiers médiateur constitué à la fois comme modèle et comme rival. C’est celui qui se place dans le triangle d’où jaillit le désir de ce qu’un autre désire, chimie particulière qui explique la permanente concurrence entre les hommes et rend compte de l’éternelle violence dont sont pétris les rapports entre les hommes.

Sacrifice

Le sacrifice se présente comme un chose très sainte dont on ne saurait s’abstenir sans négligence grave ou comme un crime qu’on ne saurait commettre sans s’exposer à des risques graves. La victime, en tout cas, a un caractère sacré parce qu’on veut la tuer mais ne le serait pas si on ne la tuait pas. « Si le sacrifice apparaît comme violence criminelle, il n’y a guère de violence en retour qui ne puisse se décrire en termes de sacrifice, dans la tragédie grecque, par exemple », écrit René Girard.

Tragédie grecque : mythe ou réalité

Nous y voilà bien, dans la tragédie grecque avec ses acteurs habituels, devenus classiques depuis que cette littérature est enseignée et que le grand public s’est emparé de ces mythes. Nous voilà prêts à accueillir les héros de ces meurtres, les victimes de ces pressions exercées sur les plus faibles, les animaux dans certains cas, les héros déchus dans les autres.

Héros grecs

Les Grecs ne peuvent échapper à ces catégorisations même s’ils ont défrayé la chronique par la notoriété de certains de leurs héros à l’instar d’Ajax ou Achille, d’Œdipe ou de Médée, dont la réplique moderne s’appelle la Callas, aujourd’hui, Tscipras demain. A nous d’écouter les chants de ces sirènes, d’en apprécier la mélopée et d’en savourer la douceur en contraste avec le caractère sanguinaire du meurtre rituel.