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Ils tombent du ciel

Les oiseaux se cachent-ils pour mourir ?

Hécatombe

vendredi 7 janvier 2011, par Picospin

Les lecteurs y voyaient une sorte d’holocauste qui frappait l’imagination par son ampleur et la fragilité, en même temps que la puissance des animaux capables de voler sur de grandes distances prouesse qu’évidemment ni être humain ni autre animal terrestre n’était en état d’accomplir au bout de son trajet que certains accomplissaient jusqu’au bord de l’épuisement.

Aller au bout de soi-même

On aime actuellement cette image de « l’aller au bout de soi-même » et encore plus si ce sont de petits êtres volants qui l’accomplissent en rangs serrés, en escadrilles, formation qui évoque avec bonheur le rituel des escadrilles de chasseurs bombardiers qui ont accompli tant de missions impossibles pour protéger leur territoire et attaquer celui de leur ennemi pour le forcer à courber l’échine et céder sous la puissance, la vindicte et l’agressivité d’un adversaire, d’un attaquant, d’un prédateur humain. Il évoque la réplique de celui d’un aigle fondant sur la proie d’un animal au sol, muni de ses quatre pattes, n’ayant que la fuite pour salut, la course pour sauvegarde et la vitesse pour arme. Les étourneaux et les carouges trouvés dans l’Arkansas sont des oiseaux qui volent en grand groupe de manière coordonnée : chaque oiseau se fie au déplacement de son voisin pour adapter son vol, décider d’un petit déplacement à gauche ou à droite. Ils utilisent ce mode de déplacement parce qu’ils savent le gérer, parce que c’est la meilleure solution pour eux. Il paraît donc improbable qu’il se soient tous heurtés à des obstacles, en plein vol et de manière consciente, à quelques instants d’intervalle : le choc subi par les premiers aurait alerté leurs voisins. Ils ont été "étourdis" en vol par un choc sonore –un feu d’artifice ou le "bang" supersonique d’un avion et se sont tués en atterrissant violemment sur le sol.

Hypothèse

Cette hypothèse est cohérente avec les traumatismes constatés, qui seraient simplement liés à la chute. Elle est aussi renforcée par la trouvaille similaire faite ailleurs où certains oiseaux étaient vivants : il s’agit d’oiseaux plus gros et qui auraient donc mieux résisté à la chute. Voilà que ses éperviers du ciel, comme machines perfectionnées fabriquées par l’homme se mettent aussi à fondre sur d’autres mammifères pour lesquels nous éprouvons les sentiments ressentis pour l’homme égaré dans la nature, une nature neutre, œuvre des dieux qui n’en revendiquent pas toujours la fabrication, la laissant abandonnée, inerte aux griffes des démons missionnés par l’imaginaire des hommes pour accomplir leur œuvre maléfique. Quand ces oiseaux du malheur tombent du ciel comme aumône d’on ne sait quel dieu, c’est à la fois une réjouissance, une jouissance sinon un revanche sur les prouesses accomplies par certains aux dépens des hommes destinés depuis l’éternité à la finitude, se sachant être pour la mort depuis qu’un fameux philosophe du nom de Heidegger, élevé dans la couche réchauffée d’une autre philosophe a dessiné son dessein que lui-même a contribué à accélérer par ses écrits et proclamations. Ils sont des dizaines de millions à sillonner le ciel au-dessus de nos têtes, à nous observer du haut de branches d’arbres, de cheminées ou de fils électriques. Ils ne vivent que quelques années, parfois dix ou vingt ans, et pourtant, on ne voit presque jamais de cadavres d’oiseaux, même en cette période d’approche de l’hiver. Y a-t-il un cimetière secret pour volatiles comme l’on croyait jadis qu’il y avait un cimetière des éléphants ?

Mort d’oiseaux

Les seules fois où l’on peut voir un corps sans vie d’oiseau sont lorsqu’il meurt par accident, pigeon écrasé en ville par exemple, par maladie, comme la grippe aviaire ou encore sous les plombs des chasseurs. Mais proportionnellement à leur nombre, force est de constater que leurs dépouilles visibles sont très peu nombreuses. Beaucoup d’animaux blessés ou en fin de vie se cachent non pour mourir, mais pour tenter de survivre. Les bêtes affaiblies recherchent un abri, au fond de buissons, sous des roches, dans une anfractuosité de manière à se protéger de leurs prédateurs et à préserver leurs éventuelles chances de guérison ou de survie. Ces cadavres, on ne les voit pas en raison de l’existence de la chaîne alimentaire. C’est en quelque sorte la grande lessive du recyclage des matières biologiques par le biais de la chaîne en forme de boucle dont les végétaux et les animaux sont les maillons dont le dernier constitue les « décomposeurs », petits organismes capables de « démonter » tous les autres maillons.

Panique ?

La peur de feux d’artifice dans la nuit du 31 décembre ou de coups de canon utilisés pour se débarrasser d’oiseaux nuisibles pourrait avoir provoqué l’envol massif de ces oiseaux à mauvaise vision nocturne, qui se seraient ensuite tués en heurtant des maisons et des arbres. Hier, ce sont 500 oiseaux supplémentaires (toujours des carouges à épaulettes avec quelques étourneaux) qui ont été retrouvés morts sur une portion d’autoroute de la Louisiane près de la ville de Pointe Coupée, ville à 300km à l’est de Bebee ou les premiers volatiles ont été retrouvés morts. Les "allumés" et autres gourous parlent déjà de fin du monde, certains habitants ont même eu peur d’une attaque bactériologique. Les spécialistes s’affrontent sur les origines de l’hécatombe avant d’avoir les premiers résultats d’analyses et de parvenir à la version officielle qui se voudra rassurante, sauf si on a quelques vaccins à vendre…

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