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Les petits sont-ils plus résistants que les gros ?

mardi 18 septembre 2012, par Picospin

Ils n’avaient pas de casque, n’en fabriquaient pas et ne pouvaient donc protéger leur crâne minuscule où peu d’esprit circulait à cause d’un volume crânien trop petit. Doit-on en induire que plus on est grand, plus on est vulnérable ce qui laisse rêveur sur les le sort probable ou possible des générations actuelles qui ont poussé comme champignons en liberté à la suit d’on ne sait quels phénomènes qui ne sont peut-être pas tous d’ordre nutritionnel.

Gros ou petits calibres ?

Les tendances actuelles seraient plutôt en faveur de la récupération des forces chez les humains par les petits calibres comme le suggèrent les performances des plus frêles, des plus légers, des petits consommateurs. Ce sont eux aussi qui ont le mieux résisté aux régimes des camps d’internement chers à nos idéologues du siècle passé qui ont consacré leur temps à enfermer beaucoup de gens dans baraquements, casernements et autres lieux conviviaux situés en Sibérie, Silésie ou Pologne où le climat était glacial, les conditions de survie miraculeuses et l’alimentation misérable, tout juste suffisante à assurer les besoins des petits corps grêles comme le sont ceux de marathoniens d’Éthiopie. Pourtant, nos humanoïdes ne pondaient pas d’œufs comme les dinosaures mais donnaient naissance à peu de bébés car ils avaient autre chose à faire pour se tirer d’affaire, s’évader de ces lieux organisés pour la perpétration de crimes contre l’humanité que ce soit par le régime nazi ou celui de l’URSS. La disparition subite des dinosaures, il y a 65 millions d’années, a donné lieu à toutes sortes de spéculations. Une équipe scientifique voit dans la stratégie reproductrice de ces animaux fascinants qui pondaient des oeufs, un nouvel élément d’explication.

Hypothèse ?

Il ne s’agit pas là de reprendre la vieille hypothèse peu convaincante selon laquelle les petits mammifères —qui ont survécu à l’extinction massive du Crétacé-Tertiaire ou extinction "K-T"— auraient mangé les oeufs des grands dinosaures...Les théories les plus crédibles aujourd’hui pour expliquer la disparition brutale des dinosaures et de nombreuses autres espèces animales et végétales font appel aux cataclysmes naturels, tels que la chute d’astéroïdes ou des phénomènes volcaniques exceptionnels. On vient de s’intéresser, grâce à une modélisation, comment les dinosaures, animaux ovipares, ont été pénalisés par leur stratégie de reproduction par rapport aux mammifères, vivipares. La question qui nous hante est de savoir pourquoi les mammifères ont survécu et pas les dinosaures. L’hypothèse avancée serait que les oeufs sont limités en taille —plus l’oeuf est grand, plus sa coquille doit être épaisse, tout en laissant passer l’oxygène ce qui fait que les grands dinosaures avaient proportionnellement de tout petits bébés. Avant d’atteindre leur taille adulte, ces jeunes dinosaures occupaient dans l’écosystème les positions d’espèces plus petites, mangeant en particulier la même nourriture alors que les mammifères sont grands à la naissance et se nourrissent d’abord du lait de leur mère.

Taille moyenne

Les espèces de dinosaures de petite ou moyenne taille étaient beaucoup moins bien représentées que les mammifères, parce que leur niche était occupée par de jeunes dinosaures de grande taille. Cela n’a pas posé de problème pendant 150 millions d’années mais dès lors que quelque chose s’est produit qui a balayé les espèces de grande taille, s’il n’y avait pas d’espèces de petite taille, c’est tout le groupe qui aurait ainsi disparu. Seuls les dinosaures de petite taille qui avaient conquis de nouvelles niches en prenant leur envol ont survécu à cette extinction en devenant des oiseaux. L’iguane jamaïcain, le caméléon de Tarzan, le bécasseau spatule et le paresseux nain sont actuellement les espèces espèces les plus menacées de disparition. Leur point commun serait qu’elles sont inutiles à l’homme et de ce fait peu protégées. Ces espèces seraient sans prix ou sans valeur ce qui n’incite guère nos amis les hommes à faire les efforts nécessaires pour les protéger ce qui n’est pas le cas des stocks de poissons comestibles ou des plantes utilisées en médecine qui font l’objet de toutes les attentions, contrairement aux crabes d’eau douce de Singapour, de la chauve-souris des Seychelles ou de la salamandre des monts Zagros, en Iran. Faute d’avoir une valeur économique, ils sont totalement ignorés des programmes de sauvegarde.

Valeur économique

Or, comme toutes les espèces, elles ont leur rôle dans l’écosystème. Faut-il en conclure que l’homme, notre frère en empathie, va continuer de considérer la vie, la survie et son environnement en fonction du rapport financier qu’elle est susceptible de lui procurer, bien que la valeur de certaines espèces n’apparaisse pas évidente de prime abord, puisque toutes contribuent à leur manière à assurer un fonctionnement sain de la planète. Il faut considérer la diversité de la vie sur Terre plus que les arguments utilitaristes qui doivent passer après. Les mouvements de conservation des espèces vont de plus en plus vers une approche que peut ou surtout devrait faire la nature pour nous, grands prédateurs, qui considèrent que les espèces et les habitats naturels sont seulement valorisés selon les services qu’ils rendent à l’homme. Pourtant lorsque des actions sont engagées, les résultats sont probants comme l’illustre l’interdiction de la chasse à la baleine qui aurait permis de reconstituer la population de cétacés et les élevages de chevaux de Przewalski, qui avaient quasiment disparu des steppes asiatiques ce qui aurait permis de réintroduire ces chevaux sauvages dans la nature.

Unique et irremplaçable

Toutes les espèces sont uniques et irremplaçables, affirmation qui autrefois s’appliquait à l’homme, être unique et jamais interchangeable. Si nous agissons immédiatement, nous pouvons leur donner une chance de survivre. Mais pour cela, il faut que la société accepte la position éthique et morale selon laquelle toutes les espèces ont le droit d’exister. Y compris l’homme a-t-on envie d’ajouter avant qu’il ne s’éteigne faute d’attention à sa personne, à son vieillissement, à sa façon de vivre et de mourir. Pas jaloux des pandas ou des tigres, espèces emblématiques qui attirent tous les regards, les 700 derniers petits passereaux du Brésil, les 250 rhinocéros de Sumatra ou les 200 singes rhinopithèques du Tonkin survivant au Vietnam ont besoin d’aide. Comme elles ne rapportent rien économiquement, ces espèces ont-elles le droit de vivre ou avons-nous le droit de les laisser s’éteindre ? Une question éthique, philosophique ou simplement humaine ?