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Arrivée du bouc émissaire

Les pigeons empoisonnés

Qui pour ramasser crottes et cadavres

dimanche 30 janvier 2011, par Picospin

On ne savait d’où venaient ces pauvres bêtes qu’ici même nous avions plaint de tout notre cœur et dont nous avions demandé la protection par les autorités officielles.

Si loin et si près

Cela se passait loin de nos frontières ce qui réduisait quelque peu la charge émotionnelle consécutive à ces morts en séries. Cette fois, c’est plus près de chez nous, dans le calme pays vallonné et verdoyant de notre voisine Suisse que les drames animaliers se produisent. Aux premières nouvelles, il s’agirait d’empoisonnements d’une espèce souvent mal aimée, le pigeon vulgaire qui à Venise, à Florence et en d’autres lieux prend les allures d’un étranger au tourisme venu sur les places principales jeter la perturbation par son activité continue et ses déjections répétées qui manifestement perturbent le sentiment de propreté et d’hygiène exigé par les habitants, les passagers et les touristes. Depuis Noël on parle d’une mort en série d’oiseaux en Suisse : les volatiles meurent par dizaines et s’échouent dans les rues de Genève et sa périphérie.

Nettoyages

Depuis un mois, la voirie y ramasse régulièrement les cadavres de pigeons, très probablement empoisonnés. Il a fallu attendre la mort d’un chien, qui a croqué dans un de ces volatiles inertes, pour que les autorités décident de l’ouverture d’une enquête. En l’espace d’un mois, un nombre impressionnant de pigeons ont été retrouvés gisants à Carouge, Plan-les-Ouates, Lancy et dans le centre-ville de Genève, principalement au pied de barres d’immeubles. Et l’hécatombe continue sans que l’on sache actuellement le nombre exact des pauvres bêtes tombées du ciel. Le site du Matin, comme l’a rapporté Maxisciences le 27 janvier dernier, parle de 45 volatiles. Mais La Tribune de Genève a cru savoir le 25 janvier dernier que « depuis les fêtes de Noël, la voirie ramasse chaque jour une dizaine de volatiles morts autour des tours ». La situation se complique dans la mesure où ce sont maintenant les chiens qui tombent malade, apparemment après avoir planté leurs crocs dans la chair meurtrie de nos pauvres compagnons qui bénéficient assurément d’une meilleure côte auprès des passants, des citadins vivant en bordure du lac que les volatiles parfois disgracieux et considérés comme porteurs de microbes, virus et parasites propres à déranger le bel ordonnancement de la société humaine suisse dont on sait qu’elle constitue pour le monde entier un modèle de vertu sanitaire tant il y a à Genève d’institutions chargées de prévenir les assauts de la maladie attaquant les corps les plus fragiles et les plus vulnérables.

Actions de l’OMS

C’est ainsi que lors des épidémies et pandémies grippales, la réputée Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait cru devoir protéger les populations à risque en Europe et ailleurs en majorant l’importance des dangers encourus et la quantité attendue des personnes touchées par cette méchante pathologie H1N1 qui devait faire des ravages dans les populations à risque et même celles qui l’étaient moins. L’alerte avait été si alarmiste que partout on s’attendait à trouver au pied des immeubles, dans la rue et les lieux de rassemblement humains des monceaux de cadavres comme ceux qu’on retrouvait autrefois à l’occasion d’épidémies de peste ou de lèpre qui avaient décimé des quartiers entiers et soulevé des suspicions sur des populations minoritaires qui auraient bien pu être responsables de ces hécatombes subites. Après avoir craint le pire, on fut obligé de Ramasser reconnaître que la grippe promise non seulement aux Genevois mais à une bonne partie du voisinage, c’est à dire à l’Europe n’était pas aussi tragique que celle annoncée par l’OMS mais qu’il s’agissait en réalité d’une succession de petites "grippettes" pas plus dangereuses et pathogènes que la banale grippe saisonnière.

Tensions

La tension ne cessait de monter au sujet de la mortalité des pigeons jusqu’à ce qu’on se rende compte que des toutous innocents avaient aussi été frappés par un mal venu d’on ne sait où qui avait abattu nos amis de la gent canine dont certains avaient été éventrés, paralysés, étaient atteints de convulsions. Il n’en fallait pas plus pour soupçonner des individus, voire des groupes de personnes potentiellement coupables de s’être livrés à des meurtres en s’amusant (sic) à empoisonner les pigeons. Elle utiliserait un produit chimique particulièrement toxique qui, lorsqu’il entre en contact avec l’eau, entraîne l’explosion de la cage thoracique des oiseaux ». Les rumeurs les plus folles parlent d’une bande organisée en camionnette. « Il pourrait aussi s’agir d’une maladie, même si de notre côté nous pensons aussi qu’il est question d’empoisonnement ». L’empoisonnement d’animaux est interdit en Suisse et constitue un délit pénal. Les enfants ont été mis en garde.

Arrivée d’un émissaire déguisé en bouc

Toute la lumière sera faite sur cette affaire. On attend maintenant qu’un « Bouc émissaire » se désigne pour prendre en charge les péchés des hommes à l’encontre de bêtes innocentes, tantôt aimées, tantôt détestées par des franges da le population dot les commentaires sont particulièrement expressifs et révélateurs : pour les chiens c’est plutôt une bonne chose , je hais ces bestioles qui transforment les trottoirs en piste à crotte et empoisonnent la tranquillité des voisins !! « Réfléchissez avant d’écrire des inepties. Qui est fautif ? le chien ou son maître ? Article intéressant. J’espère qu’on va retrouver le(s) coupable(s). Vivent les animaux. » Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un bouc émissaire s’est porté volontaire pour ramasser crottes, déjections et cadavres pour soulager les Genevois et Genevoises de leurs péchés.

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