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Les temps sont durs et l’atmosphère mélancolique

mercredi 6 avril 2011, par Picospin

A ce propos quelqu’un qui avait beaucoup d’humour a osé dire que si quelqu’un avait la possibilité ou la chance de les retrouver, on était prier des les rapporter d’urgence à qui de droit.

En attendant, le globe tourne comme il peut, avec une vitesse de rotation légèrement accélérée depuis le tsunami et un axe légèrement dévié depuis la survenue de cette catastrophe qui a montré le désarroi des peuples devant la survenue de l’irrémédiable et la difficulté de s’en prémunir. Depuis ces évènements majeurs dans l’histoire de notre planète, on recommence à se réfugier dans le détail pour oublier l’essentiel. De la sorte, nous revenons à Pascal qui accuse les hommes de se divertir en attendant une mort qu’ils considèrent comme improbable. A côté de ces jeux, il se livre à d’autres amusements de société comme celui des paris qui sont de plus en plus populaires dans les bistrots, à la télévision et ailleurs qu’il s’agisse de ceux sur les équipes de football, des paris du PMU sur de nobles chevaux qui sont priés de courir sur les hippodromes pour la plus grande joie de dames en robe d’été et en chapeaux fétiches, accompagnées de beaux messieurs en jaquette et couvre chefs gris qui créent un nuancier avec la couleur de leurs cheveux grisonnants confiés au coiffeur pour qu’il leur applique une teinture plus rafraichissante. Plus au nord, en Afghanistan c’est le casque qui sert de coiffure, comme c’est le cas en Libye et en Côte d’Ivoire. Autrement dit, l’armée est présentes aux trois ou 4 coins du monde sous les auspices de l’ONU qui conseille et protège les lois, les règlements et surtout les consciences. D’aucuns se sont même mis à critiquer cet acharnement au combat pendant que d’autres clament leur enthousiasme d’avoir retrouvé une patrie vigoureuse, enfin sortie de la dépression sous l’influence d’un gouvernement combattif qui a enfin autre chose à offrir au peuple que de l’essence hors de prix et du gaz qui ne permet même plus de chauffer les maisons et de faire cuire des pâtes « al dente ». Tout cela est bien triste à un moment où certains qui objectivent comme Carrefour positive proposent de libérer le cannabis pour mettre un terme au trafic dans les banlieues et à ses tristes et dramatiques conséquences sur la vie des habitants qui s’y trouvent cloitrés. Une bien sombre vie, on vous le dit à propos de laquelle on évoque en France une maladie, un état d’esprit ou une psychopathie qu’on nomme d’un mot anglais pour cacher sa véritable signification qu’on est fichu, que le vie ne vaut pas la peine d’être vécue et qu’on ne sait plus à quel saint se vouer, si saint il y a car même cette catégorie de personnel est en voie de régression sinon de disparition en raison du retrait de quelques religions au détriment d’autres qui se porteraient mieux. Cette situation n’est pas dôle car on ne peut même plus faire d’enquêtes sur des croyances en voie de disparition, de plus en plus remplacées par des mythes insaisissables, une idolâtrie permanente dessinant des chanteurs sans voix et sans musique, des écrivains sans plumes et des peintres sans pinceaux. Ce ne sont pas ces derniers qui auraient décoré la Chapelle Sixtine, habillé St Petersburg ou rempli le Louvre de Japonais encore avides de voyages avant la faillite et les failles de Fukushima. Heureusement que les élections cantonales ont apporté un peu de baume au peuple médusé par les scores d’un parti d’autant plus mal aimé qu’il gagnait de la popularité et permettait un salutaire retour au bon vieux temps lorsque les moustaches blanches étaient signe d’élégance et la canne stigmate de sérieuses capacités de déambulation. Ce vieux temps est bien passé et laisse un gout doucereux de nostalgie et de mélancolie que le beau et séduisant philosophe de ces dames, qui vulgarise si bien la philosophie qu’un enfant parviendrait à en comprendre les signifiants et signifiés.