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Cherchent-ils la lumière ?

Les tournesols du Gers

D’où vient-elle ?

mardi 4 août 2009, par Picospin

Ce rappel historique se faisait sous les accents des rythmes cubains interprétés par les témoins de l’ère révolutionnaire sous la coupe d’un Fidel Castro, superbe représentant de tout ce que le monde compte de partisans de l’altermondialisme. On sentait que hier soir, une spiritualité renovée régnait dans la salle surchauffée par des musiciens plus que vieillissants, animés par une idole bourrée de talent et de professionalisme, capable de sortir de l’assoupissement n’importe que spectateur qui se serait laissé aller à l’assoupissement.

Ferveur

Une telle ferveur était exceptionnelle dans l’enceinte du festival de Marciac qui a lieu maintenant sous une structure métallique ou composite, solide, bien plus que ne l’était auparavnt le chapiteau fragile emporté il y a quelques années par un orage qui n’avait laissé que débris, toits arrachés et spectateurs pantois, éberlués par la vigueur des phénomènes météorologiques, pourtant habituels sur cette terre doucement vallonnée et structurée en harmonie pour permettre à la musique d’atteindre toutes les âmes qui l’attendent, la réclament et la reçoivent comme une manne divine. Comment se fait-il qu’au milieu du festival, ne restent plus en présence que la personnalité hord du commun, généreuse et hautement inspirée de l’Américain Wynton Marsalis et les vivtimes de la rivalité entre les capitalistes de Miami et les victimes apauvries de la Havane.

Musique improvisée

Est-ce que cette double présence placée sous le sceau de la musique improvisée est le reflet des antagonismes séquellaires entre un capitalisme qui se meurt doucement sous les cendres des incongruités et des malhonnêtetés des profiteurs de l’apauvrissement des faibles et des démunis face aux altermondialistes qui refusent de s’accorder aux arpèges construits sur les côtes de Floride, de Californie ou même des lacs de Chicago ?

Un drôle de phénomène

Le phénomène en tout cas est intéressant à considérer surtout lorsqu’il se déroule devant nos yeux étonnés dans le pays du Gers en général et à Marciac en particulier. En pleine crise financière, économique et sociale, devant un parti socialiste déboussolé, des jeunes et des moins jeunes se sont unis dans une communion d’harmonie pour crier et chanter, jouer au monde que la chaleur humaine existe, qu’elle est indéfectible et qu’elle est capable de mobiliser dans un idéal commun quelques damnés de la terre, désespérés de constater l’immobilisme d’un monde qui continue de les ignorer même si par ailleurs les Obama d’un côté, les Sarkozy de l’autre s’agitent et s’activent pour apporter plus d’égalité, de dignité, de foi et d’espérance à un monde qui s’en apauvrit tous les jours jusqu’à éteindre la flamme qui l’animait et brûlait dans le combustible fourni par les plus riches et ne se laissait pas éteindre par les considérations d’un John Rawls, philosophe américain, fervent défenseur d’une organisation politique et économique teintée d’humanité et d’humanisme. On ne s’attendait pas à recevoir un tel message des collines du Gers et des tournesols de ses vallons.

Quelle musique ?

Est-ce la musique improvisée mais précisément construite émise à partir de Marciac qui envoie au loin les tonalités et accents, symboles d’une volonté de revivre autrement ?