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Une si jolie musique ?

Les trompettes des Bafana Bafana

Peut-on en filtrer les fréquences désagréables aux oreilles ?

lundi 14 juin 2010, par Picospin

Point n’est besoin d’évoquer le jeu au pied d’un ballon rond, fabriqué à des milliers d’exemplaires quelque part au Pakistan par des enfants sacrifiés au capital et à la richesse de grandes marques multinationales voulant imposer leur domination sur leurs concurrents. Ce ballon emprunterait des trajectoires surprenantes pour joueurs de champ et gardiens de but. . Peut-être s’agit-il d’un effet papillon sous l’influence des souffleries animées par les Bafana et autres spectateurs qui infléchissent au ballon des effets inattendus, spectaculaires et mystérieux.

Comment fabriquer un ballon ?

Les fabricants se livrent une bataille féroce pour acquérir la clientèle et la confiance des grandes équipe de football, celles qui sont porteuses de publicité, qui garantissent la renommée par leurs résultats positifs, leur réputation, leur renommée et la qualité de leur jeu. Il n’est guère question de sacrifier cette manne descendue des hauteurs de ballons plus légers que l’air et qui répandent sur les actionnaires, les sportifs et surtout leur entourage bien être, abondance, confort, à défaut de joie de vivre. Cette idée a fait son chemin depuis que les grands rassemblements autour de l’icône du ballon cousu attirent, mieux qu’abeilles sur les fleurs, les grands politiques, argentiers, propriétaires de clubs, entraineurs en quête de joueurs en manque de réputation. Cette fois, on n’a manqué de rien et de personne dans ce milieu polysémique depuis que se sont précipités sur de jeunes et valides garçons musclés des pieds plus que de la tête le gratin de la politique.

Chasse à l’homme

Cette dernière a trouvé dans cette chasse à l’homme et aux hommes un excellent moyen de redorer le blason d’une économie en phase dépressive, d’une politique aux données obscures et de finances au bord de l’abîme. Les grandes dames de notre pays se sont mobilisées pour venir au secours d’une coupe en perdition pour les tricolores jusqu’au point de vouloir pour consoler et réconforter, les approcher de si près qu’elles ne manqueront pas de coucher dans le même hôtel que celui si sévèrement critiqué pour une opulence et des tarifs irresponsables et disproportionnés par rapport aux performances techniques, tactiques et stratégiques de nos serviteurs dûment sélectionnés du ballon rond. Les interventions de nos dames grandes prêtresses des jeux d’orteils et de chevilles n’ont pas suscité un succès extrême. Elles ont été suivies de protestations indignées, d’éloignements affectifs, pour finir sur une séparation digne d’un véritable divorce qu’on n’a pas encore osé confier à Mgr Desmond Tutu. Ce dernier aurait pu assembler ce qui a été séparé, suivant en cela les préceptes de l’Église et ceux des hommes.

Troubles digestifs

On dit que la digestion a été mauvaise chez nos joueurs ce qui est toujours mauvais signe chez des sportifs de haut niveau comme on les qualifie même si l’on peut déceler pour des experts avertis quelques failles dans la bonne santé physique des compétiteurs sans faire allusion à celle des âmes dépourvues de générosité et de sérénité. Avant la visite, Eric Abidal, arrière de l’équipe de France, avait expliqué que la présence de Mme Yade ne réjouissait guère ses coéquipiers. "Je sais qu’elle y va, avant ou après nous. Donc qu’elle y soit ou pas, c’est pareil. On n’y va pas dans le but de voir Rama Yade, on va voir des enfants, le maire, un entraîneur, ça va nous permettre de nous enrichir sur la culture du pays", a-t-il expliqué. Devant les journalistes, Abidal était revenu sur les déclarations de Mme Yade, qui voulait que "l’équipe de France nous éblouisse par ses résultats plutôt que par le clinquant des hôtels". Avant la visite, l’international avait expliqué que la présence de Mme Yade ne réjouissait guère ses coéquipiers. "Je sais qu’elle y va, avant ou après nous. Donc qu’elle y soit ou pas, c’est pareil. On n’y va pas dans le but de voir Rama Yade, on va voir des enfants, le maire, un entraîneur, ça va nous permettre de nous enrichir sur la culture du pays", a-t-il expliqué.

Logement de fonction ?

Devant les journalistes, l’arrière était revenu sur les déclarations de Mme Yade, qui voulait que "l’équipe de France nous éblouisse par ses résultats plutôt que par le clinquant des hôtels". Jean-Pierre Escalettes a par ailleurs indiqué dimanche que le moment n’était "pas venu pour une explication franche" sur les "quiproquos et malentendus" existant entre les Bleus et Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Sports. "Laissons du temps au temps, mon rôle est de protéger les Bleus. Il n’y a rien de dramatique, le soufflé médiatique s’éteindra très vite, pour l’heure l’équipe de France doit se préparer pour affronter le Mexique et les Bafana Bafana. Je parle avec la ministre, c’est notre ministère de tutelle, et si j’ai quelque chose à lui dire, je lui dirai en personne", a expliqué le dirigeant de la FFF sur ce sujet. « Je n’ai pas de problème avec l’équipe de France. Mon seul message, c’est de les assurer de mon soutien, constant, appuyé et sincère. Message que je partage avec l’ensemble du pays. Je ne suis pas là pour susciter la polémique, je suis venue ici pour un programme humanitaire », a déclaré de son côté Rama Yade, en marge de la signature d’un partenariat pour la formation d’éducateurs de football.

Rencontres de football : où ?

Comme on peut le voir, les rencontres de football avec l’équipe de France se passent moins souvent sur le gazon d’Afrique que dans le cœur des hommes et heureusement dans des conditions plus chaleureuses avec les tutelles féminines dont l’une au moins a choisi de passer une nuit dans l’hôtel des bleus. On espère que cette fois le plaisir de la rencontre sera partagé. Le plus triste de l’histoire est qu’on risque de manquer d’un homme – et quel homme – dans cette histoire puisqu’on vient d’apprendre la possible défection d’un des équipiers phares de l’équipe de France dont l’absence risque d’être mal, sinon tristement vécue par l’entourage de la sélection. « Un coup dur » a-t-on fait savoir en haut lieu. Que ces dames aient commencé un peu tardivement leur formation intellectuelle dans l’approche du jeu du ballon rond constitue un handicap mineur compte tenu de la situation de Ministres des deux personnes. Combien de fois n’a-t-on pas dit qu’un (ou une Ministre) n’avait pas besoin de connaître les détails techniques des affaires que l’on traitait dans son Ministère ? Le personnel administratif mis à sa disposition avait les connaissances suffisantes pour le gérer. On pousse un ouf de soulagement devant cette nouvelle et l’on ne sa fait aucun souci pour l’évolution de la situation…

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