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Où aller pour se reposer des tensions et de la canicule ?

Les vacances de M. Picospin

Mais où vous voulez, Monsieur Picospin

vendredi 9 juillet 2010, par Picospin

C’est l’appétit de l’harmonie qui a conduit notre Picospin, héritier de Pic de la Mirandole qui avait à l’age de sa mort auquel les contemporains commencent à peine à vivre à l’heure actuelle à s’intéresser à la kabbale pour en faire une traduction chrétienne de son origine juive. Spinoza, autre philosophe rejeté par tous et surtout par les siens, aurait tout aussi bien pu s’intéresser à cette cachoterie qui a excité la curiosité des individus s’intéressant à l’ésotérisme. Lui a proposé de considérer la nature comme une oeuvre prise dans son ensemble sans chercher à connaitre l’identité de l’auteur et le nom de baptême qui lui a été attribué au recoin d’un lac sacré d’où a été tirée l’eau bénite servant à la cérémonie du baptême.

Notre Picospin, parti en vacances, y a rencontré la chaleur comme il sied en cette saison pendant laquelle on devait assister à d’intenses changements climatiques si difficiles à prévoir selon les chercheurs en climatologie dont les modèles prévisionnels sont si ardus et complexes à établir. Là et à dessein, il a rencontré les muses qui l’ont accueilli avec force vivats, gammes doriennes ou myxolydiennes, lyres de toutes sortes, électronique renforcée, souffleries en tous genres pour célébrer ensemble avec un petit retard l’arrivée du solstice d’été, évènement majeur de nos sociétés régies par des saisons se télescopant à un rythme de plus en plus accéléré depuis que les géants des OMG s’efforcent et réussissent à pousser la nature et ses fruits et semences dans ses derniers retranchements au plus grand bénéfice des êtres vivant sur notre planète. Ils auront de quoi manger maintenant que le philosophe leur a expliqué qu’ils devaient être prudents, bien nettoyer la planète avant d’en partir et de la modifier, ne pas y laisser trop d’épluchures et bien ranger les poubelles pour que les petites fées de dieux viennent les charger sur leurs frêles épaules avant de les embarquer sur les chars chargés de transporter sur une autre planète voisine et néanmoins amie les immondices laissées par des habitants inconscients de la destinée de la terre et donc dépourvus de tout sentiment de responsabilité. On ne peut tout de même pas laisser tous ces pays, ces nations inquiètes de l’avenir de leur équipe nationale de football se désoler par les performances de joueurs de ballons ronds accusés de faire le jeu du hasard. C’est ainsi que l’on a vu et entendu récemment des personnes fort qualifiées en physique expliquer à des téléspectateurs médusés les causes des trajectoires surprenantes des nouveaux ballons mis en service par la très distinguée FIFA dont le président s’exténue en ronds de jambes à garder pour l’éternité une présidence désormais inutile. Cette personne n’était autre qu’un entraineur de football de son état dont les meilleurs exploits ont consisté à assister à la descente aux enfers des équipes qu’on lui avait confiées pour les maintenir à flot dans ce qu’on appelle maintenant la première ligue. C’est ainsi à la télé. Les meilleurs s’en vont, les plus mauvais restent sans que jamais on ne fasse appel à une personnalité assez cultivée et scientifique pour qu’elle puisse s’autoriser à émettre un jugement rationnel sur le parcours d’un vulgaire ballon de plage qui terrorise les gardiens de but en raison de leurs changements de parcours à l’approche des filets chargés de délimiter les emplacements des buts qu’ils ont pour mission de préserver de l’intrusion de ces étrangers venant de partout, sinon de nulle part.
C’est ainsi que s’écrit l’histoire, celle des pauvres hommes en proie aux vautours qui rôdent partout dans l’espoir d’avaler tout ce qui reste des esprits et des âmes destinés à un grand avenir plein d’optimisme et de nouvelles saveurs. C’est du moins ce que promettent les nouveaux chefs cuisiniers chargés d’exciter les papilles gustatives de nos contemporaines ; Avec toutes ces perspectives, il ne nous reste plus qu’à leur souhaiter les meilleurs vacances des planètes et du roi Soleil.

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