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Les vacances de Monsieur Hulot.

lundi 6 juin 2011, par Picospin

Cette fois, on recommence avec Nicolas, pas celui qui siège à l’Elysée mais l’autre, celui qui vient de faire acte de candidature en compagnie de M. Borloo ou d’un autre compagnon de fortune ou d’infortune.

Comme il en avait pris l’habitude lorsqu’il parcourait le monde à bord des divers engins qu’il conduisait ou pilotait avec virtuosité, il se glisse au milieu des obstacles, entre ciel et terre pour expliquer aux spectateurs ébahis tout ce qu’il avait découvert en parcourant les espaces entre ciel et terre. Cette observation méticuleuse à coups de souffle coupé, de respirations interrompues nous laissait hors d’haleine et jetait notre admiration envers un explorateur de la télévision, de la nature si doué pour rapporter son expérience des fonds sous marins, du ciel qui portait si bien ses engins et des paysages de la terre sur laquelle il se posait avec virtuosité entre deux arbres géants, un éléphant médusé et des girafes qui le contemplaient de la hauteur de leur cou allongé au bout duquel elles avaient placé quelques feuilles prêtes à tomber des arbres. Cette fois, ce sont ses amis d’un moment, écologistes, qu’il s’apprête à faire tomber dans l’escarcelle pour la présenter séance tenante à de nouveaux électeurs auxquels il a apparemment beaucoup de mal à expliquer ses options sur l’atome, son utilité, ses dangers et sa volonté propre à s’engager dans la voie de l’accompagnement ou d’une dérive vers d’autres sources d’énergie renouvelable. Il a prétendu qu’il s’était trompé, qu’il l’avait été sciemment par d’autres méchants qui avaient abusé de sa naïveté et de sa gentillesse lors de son entrée en politique, dans un monde dont il n’avait pas soupçonné la dureté, voire la méchanceté envers un garçon si bien élevé et si doux, incapable de faire le moindre mal à une mouche et a fortiori au plus petit des singes, fut-ce un bonobo, ce chimpanzé pygmée qui a la chance de régler tous ses problèmes domestiques en faisant plaisir à des dames en les épouillant sinon en leur démontrant son affection d’une manière bien moins rude que celle employée par un ex directeur du FMI actuellement en cours de procédure juridique américaine dans un pays où le bisou n’est pas toujours accueilli à sa juste valeur puisque ceux qui le pratiquent se trouvent menottés dans des prisons bondées comme le métro à Paris à 18 h par temps d’hiver. Il faut aider M. Hulot à se faire une idée sur ses projets d’avenir, lui qui adore parcourir l’univers en engins pétaradants dont le résultat est l’envol des vervets, ces petits singes terrifiés par les orages et les léopards et qui connaissant au moins une dizaine de mots pour parler à leurs camarades de combat et d’infortune, sinon de conversations à travers, par dessus et entre les touffes des arbustes qui permettent de s’abriter pour réfléchir aux options les plus favorables à entamer une carrière de politicien et d’intermédiaire entre les singes et les hommes. Un bel avenir, une formidable perspective même si elle n’est pas toujours écologique.