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Ennui et ennuis ?

Maigre pitance ?

Un bilan "mitigé" (sic)

samedi 12 février 2011, par Picospin

La tristesse le disputait à la pauvreté dans ce monologue prenant parfois l’apparence programmée d’une véritable dialogue avec la France qui souffre.

Une crise

On rabâche à longueur d’année que la crise explique beaucoup de choses, sinon la totalité ce qui devrait inciter le bon peuple à faire bonne figure devant un Président qui se démultiplie, s’agite, se fatigue et s’épuise dans ses innombrables tentatives de mettre de l’ordre dans une maison dont des pans de mur ne cessent de s’écraser au sol à la suite de la fragilité éthique des uns, des compromissions des autres et le plus souvent de l’hédonisme forcené de la plupart qui préfèrent contempler leur nombril plutôt que de s’occuper de l’attache de celui des autres. On a tenté d’excuser la pauvreté de la présentation, du contenant comme du contenu par la médiocrité et les ombres du décor, les capacités restreintes de communication des invités face au professionnalisme du maitre des lieux.

Malaise

Ces éléments ont certes joué un rôle non négligeable dans l’impression de malaise qui se dégageait de cette faible performance à laquelle ne fut pas étrangère la servilité, la maigre idéation d’un Monsieur Loyal dont le choix ne s’explique ni par ses dons, ses capacités, son aura, sa présence, son charisme ou sa séduction. Restait la star, celle qui figure sur les génériques en tête de liste et sur laquelle on compte pour qu’elle redresse le casting d’un film de série B dans lequel ne sont engagées que des vedettes de seconde zone à l’instar de ce qui s’était passé pour Ronald Reagan quand il a été élu Président des États-Unis. Comme l’a dit fort justement, mais avec trop de précipitation M. Sarkozy, s’il y des responsables ils seront punis à propos du crime de Laetitia qui a réveillé en lui des sentiments très puissants au point de leur sacrifier, enveloppé dans un paquet, la responsabilité des magistrats, l’organisation de la justice, les exigences outrancières des fonctionnaires, les prétentions excessives des citoyens au moment où un gouvernement au-dessus de tout soupçon se débat dans des circonstance contraires, hostiles et un contexte défavorable pour sortir de la misère et du malheur des Français qui souffrent et qui viennent s’en plaindre auprès d’un père insuffisamment armé pour les tirer du gouffre.

Ennui ?

Si l’émission a été jugée ennuyeuse par la plupart, indigeste et creuse, on peut imaginer que la faute partielle sinon totale en incombe au principal acteur qui a joué son rôle avec technique et « ficelles » selon les propos de certains critiques mais sans créativité, imagination ou fondations culturelles que possédait à l’époque un prestidigitateur nommé Mitterrand capable de transporter les citoyens vers les sommets même s’ils n’étaient pas toujours purs de pollutions, de nuages lentement amoncelés et d’orages lançant des éclairs menaçants. Ici au contraire, ce sont les plaines les plus étales qui caressent les paysages dans le sens des herbes et des pâturages pour qu’aucune ne songe à se dressée de travers contre le sens des vents dominants. Au-dessus d’eux plane l’aigle dont le regard perçant scrute la moindre faille dans la nouvelle récolte après la fin des moissons.