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Malheurs posthumes d’un dictateur

mardi 15 mai 2012, par Picospin

A l’époque d’une soif de vengeance, on avait dépêché plénipotentiaires de renom et de prestige pour obtenir de cette organisation le quitus permettant de chasser « l’infâme dictateur » bourreau d’une Libye qui avait comploté, fomenté des troubles, fait sauter des avions de ligne puis, à titre de confession et de remerciement était venu à Paris pour y déposer ses girls et ses éléphants en plein milieu de l’Elysée, au grand dam de certaines personnes publiques de renom qui avaient trouvé cette démarche fort inopportune au point d’accuser le leader libyen de s’essuyer les pieds sur la France et ses symboles.

Cirage de pompes

Il apparut un peu plus tard que c’est peut-être moins pour nettoyer des chaussures et les faire cirer par des domestiques élyséens que pour apporter cadeaux comme rois mages à l’époque de Noël que cette visite fut organisée pour apporter quelque aide à une élection qui ne se présentait pas sous les meilleures auspices. Il semble que cette initiative venant d’un roi mage n’ai pas reçu de l’hôte élyséen tous les remerciements et la gratitude que l’on était en droit d’attendre d’un tel geste de déférence, de charité sinon d’amour. Lorsqu’on s’aperçut de cette méprise, les catécholamines et l’adrénaline furent secrétées en grand quantité au point de mander un ambassadeur auprès puissantes instance de ce monde pour solliciter auprès d’elles l’autorisation, sinon l’aide et la bénédiction pour frapper d’en haut les collaborateurs au sol des agissements du dictateur qui furent instantanément punies par des coups de fouet prenant en la circonstance les formes des bombes et les conséquences de vengeances méritées si l’on en croit la vigueur et la rapidité des réactions. L’écho de ces activités n’est pas tombé dans l’oreille de sourds puisque « les organisations internationales de défense des droits de l’homme sont d’un avis contraire.

Des droits de l’homme

Notamment Human Rights Watch (HRW), qui a publié lundi 14 mai un rapport très documenté sur les bavures commises par l’Alliance durant la campagne de Libye, au printemps et à l’été 2011. Selon ses auteurs, les sept mois de bombardements qui se sont conclus sur l’effondrement du régime de Mouammar Kadhafi ont causé la mort de 72 civils. Ce bilan " relativement peu élevé atteste des précautions prises par l’OTAN " tout au long de son opération, affirme le rapport. Pour autant, HRW déplore que l’organisation militaire n’ait pas reconnu ses erreurs, n’ait ouvert aucune enquête et n’ait offert aucune compensation aux victimes de ses tirs. » Le visiteur est accueilli par une inscription rageuse, tracée sur le portail d’entrée : " C’est ça les droits de l’homme ? " Une allusion au principe de " protection des civils " que le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, avait invoqué devant le Conseil de sécurité des Nations unies, pour obtenir le vote de la résolution 1973 qui déclencha l’intervention de l’OTAN. Dans le salon du rez-de-chaussée, dont le plafond a résisté à l’écroulement des deux étages supérieurs, une banderole couverte exclusivement de photos de bambins et de jeunes femmes voilées a été déployée.

Prévention

" Il s’agissait de protéger, de sauver les habitants de Benghazi, menacés par la soif de sang et de vengeance du diable libyen comme vampire attendant à l’entrée de la ville, la tête en bas comme il est de coutume, et les griffes acérées le passage du chef donnant le signal d’une tuerie attendue avec d’autant plus d’appréhension que la certitude que cet acte allait se dérouler avait impressionné l’état major de l’Otan et facilité le déclenchement de ripostes qui en l’occurrence avaient pris davantage la forme d’une vaccination collective que d’une attaque aux conséquences lourdes et aux effets indéchiffrables. Le lendemain du carnage, le 9 août, les autorités libyennes véhiculent des dizaines de journalistes jusque sur les lieux. Grisé par la perspective d’embarrasser l’OTAN, voire de la forcer à suspendre son opération, le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, se déchaîne contre ce " crime qui défie l’entendement ", gonflant au passage le nombre de morts qu’il chiffre à quatre-vingt-cinq. Ayant déjà pris les partisans de Kadhafi en défaut de truquage, les médias rapportent ces propos avec circonspection. Déchirés entre la colère, le chagrin et la répugnance à faire le jeu de Tripoli, les habitants se taisent. Il faut attendre la fin du conflit pour que les esprits s’apaisent et que le calvaire de Majer soit reconnu. Le Conseil national de transition, l’instance de direction de la révolution libyenne, rechigne à prendre position.

OTAN : quelle responsabilité ?

Certains de ses membres jugent inopportun d’incriminer l’OTAN, cet allié dont le soutien fut si déterminant. " Ils entretiennent l’idée que ça a été fait par les forces de Kadhafi, pour discréditer les occidentaux. Et quand ils reconnaissent la faute de l’OTAN, ils s’opposent à ce que le statut de martyr soit attribué aux victimes, en affirmant que tous n’étaient pas forcément anti-Kadhafi. " Nous ne voulons pas tant des compensations qu’une assistance morale. La liberté, nous l’avons payé au prix fort. Pendant ce temps, un ancien personnage politique majeur de ces dernières années a pris un avion au hasard pour se rendre à Téhéran et prendre des contacts pour une raison encore inavouée sinon inconnue et à propos de laquelle les nouvelles autorités gouvernementales s’interrogent. Est-ce une autre manière de jouer la prévention selon un principe qui gagne sa popularité tous les jours ? On sait qu’il a jeté le trouble dans les esprits depuis sa formulation pour la première fois en 1992 dans le Principe 15 de la Déclaration de Rio : « En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement. ».

Principe de précaution

En France, une loi de 1995 précise que « l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable ». La France a ajouté à la définition de Rio les notions de réaction proportionnée et de coût économiquement acceptable. Son interprétation est difficile et controversée. Au sens juridique du terme, le principe de précaution provient du droit de l’environnement et du droit de la santé, ayant été développé suite à des affaires telles que celle du sang contaminé ou de la « vache folle » Ce principe existait à différents degrés dans les chartes et les conventions internationales comme dans certaines lois nationales. C’est dans le domaine de la santé environnementale (par exemple la question du réchauffement climatique ou des zoonoses ou maladies émergentes) qui fournissent l’essentiel des sujets d’inquiétudes « graves » et « irréversibles », et donc de la matière d’application de ce principe, mais la crise économique a aussi reposé la question de la précaution dans la gouvernance de l’économie, des bourses et des banques.

Prévenir ou guérir ?

Peut-être son application a-t-elle précipité la décision de s’attaquer à la Libye de Khadafi selon le sacré principe qui le rejoint avec la formule mille fois répétée des anciens affirmant qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Le malheur est que personne n’a encore pu évaluer à sa juste valeur le cout de cette politique.

Lendemains qui pleurent ou chantent ?

Demain, le nouveau Président élu de la République se rendra à Berlin, moins pour y fomenter la guerre que pour organiser la paix des braves, celle de l’économie, donner un espoir à la jeunesse, assurer une vie sereine aux retraités et tenter de rétablir l’égalité perdue entre citoyens, nouveaux venus et travailleurs quelle que soit la couleur de leur peau, l’origine ethnique, selon toute vraisemblance africaine pour la plupart e les couleurs symboliques de leur pavillon d’appartenance.

Messages

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