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Les voix américaines sur les "Droits de l’Homme"

Mauvais fonctionnement des Nations Unies ?

Des réactions possibles ?

samedi 11 avril 2009, par Picospin

L’administration Bush – qui a dédaigné les Nations Unies à un degré à peine plus élevé que cette organisation l’a fait pour la diplomatie – a préféré faire le choix d’un boycott du Conseil des Droits de l’Homme qui avait largement fait la preuve de son dysfonctionnement.

Une nouvelle candidature

L’administration Obama a décidé de présenter sa candidature pour un siège dans cette organisation. Cette initiative peut constituer la meilleure chance de remettre de l’ordre dans cette galère même si les chancesde succès restent minces. Cette instance condamne fréquemment Israël mais quand on aborde la question des meurtres du Darfour, ou les crimes de RobMugabe au Zimbabwe cette dernière cesse ses attauqes de façon cynique et honteuse selon l’expression de certaines opinions. Récemment, elle s’est mise à soutenir une résolution discutable en provenance du Pakistan contre les religions qui risques d’être utilisées pour justifier la censure et des persécutions contre les incroyants. La faiblesse de ce Conseil fait partie d’un problème plus vaste qui se fait jour au sein des Nations Unies.

Risque de critiques

Plutôt que de prendre le risque de soulever des critiques au sujet de leur propre politique, les membres de cette institution favorisent les excès des autres et intitulent ce laxisme respect pour la souveraineté nationale. Agissant de la même manière que le font d’autres département des Nations Unies, le Conseil répartit les membres selon sur la base des régions et des blocs politiques plutôt que sur celle du mérite ou de la performance. Le résultat de cette politique est de faire accéder à l’organisation des pays comme Cuba, l’Arabie Saoudite ou l’Egypte qui sont actuellement tous membres pendant que certains d’entre eux abuseraient de ces privilèges si l’on en croit des observateurs internationaux. Pour rendre de la crédibilité au Conseil, il faudra que les pays qui sont dévoués à la cause des Droits de l’Homme aient le courage de s’élever contre de telles procédures, même si elles sont le fait d’un nombre peu élevé de pays qui violent les conventions et de nations qui les soutiennent.

Difficultés ?

Cette politique ne sera pas facile à appliquer pour les Etats-Unis car quelques-uns de ceux qui abusent de la situation font partie de ses partenaires stratégiques. Washington a de grandes chances d’être élue le mois prochain car elle posera sa candidature pour un siège dévolu au bloc occidental. Le fait d’être membre ne suffira sûrement pas tant il est vrai qu’une diplomatie qui remporte des succès repose sur la construction de compromis et l’acceptation de consensus. Lorsque une diplomatie calme ne suffit pas ou échoue, comme cela arrive souvent, l’Amérique doit élever sa voix, sans réserve au nom des victimes forcées de rester muettes.

The New York Times
April 11, 2009
Editorial
The Dysfunctional Human Rights Council

Questionnement éthique :

A propos de ce cas qui relève du politique ou de la politique et qui concerne un pays étranger ce qui permet de rester plus objectif que s’il s’agissait de la France, quelles questions sommes-nous en droit de poser pour avancer dans le raisonnement et par suite, le questionnement relevant de l’éthique ?

1. Quel est le cadre le l’action ? Un organisme international ?

2. Quelles sont les attributions de la section des Droits de l’Homme aux Nations Unies ?

3. Quelles sont les caractéristiques des relations diplomatiques entre les USA et le Nations Unies ?

4. Quelle est la finalité consciente de l’agent principal, les Etats-Unis dans cette affaire et celle du journaliste qui écrit au nom du "New York Times", le plus réputé des quotidiens américains ?

5. Quelles sont les motivations exprimées et cachées du quotidien et de son journaliste ?

6. Quel est l’agir et l’objet de l’agir des auteurs impliqués dans l’opération de rédaction et des réactions respectives du journaliste et des lecteurs américains, étrangers et lesquels ?

7. Y a-t-il référence à des normes extérieures telles que des repères précis, des valeurs, un corpus normatif concernant la morale, le droit, la déontologie ?

8. Quelles sont les conséquences de cet agir sur les agents, les institutions (gouvernement, Nations Unies, Droits de l’Homme, et les représentations que ceux-ci ont d’eux-mêmes ?