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Réorganisation de l’Armée

Menaces …

Est-ce une nécessité ? Si oui quel est sont degré d’urgence ?

mardi 17 juin 2008, par Picospin

Le président de la République veut en effet « lever les tabous » sur l’armée, notamment sur la disponibilité des matériels. Et de citer « un char Leclerc sur deux en état de fonctionner ».

Réduction d’effectifs

A l’inverse, il compte réduire les effectifs à 225 000 hommes d’ici 6 à 7 ans répartis en 131.000 pour l’armée de terre, 55.000 pour l’armée de l’air et 44.000 pour la marine, contre 271 000 aujourd’hui. « C’est une baisse substantielle dont j’assume la décision », a-t-il déclaré. En revanche, le deuxième porte-avions ne figure pas au titre des priorités. « Rien ne presse aujourd’hui », déclare-t-il, en reportant la décision à plus tard. L’axe principal de cette nouvelle défense sera le renseignement. Nicolas Sarkozy annonce un « effort massif sur le renseignement, notamment celui qui, chapeauté par un coordonnateur de cette spécialité sera capté dans l’espace. Il s’agira de Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie, qui devra assurer durablement l’autonomie d’appréciation et de décision : la protection du territoire constituera la deuxième priorité qui devra remplacer celle de l’aménagement du territoire, tâche incompatible avec les missions militaires. En revanche, M. Sarkozy appelle de ses vœux des « systèmes d’alerte et de protection » en matières nucléaire et biologique ainsi que des « moyens de détection et d’alerte avancée des tirs de missiles balistiques ».

Acquisition d’armements

Autre nouveauté, des « capacités offensives » en matière de cyber-conflit, à l’instar des Etats-Unis qui ont récemment inauguré un « cyber-command ». Il faut « adapter nos moyens » et les « recentrer vers nos zones d’intérêts stratégiques qui comporteraient un arc allant de l’Atlantique à l’océan indien. « Nous allons rendre publics tous nos accords de défense » et « rénover nos accords » notamment en Afrique, ce qui ne veut pas dire qu’il faille abandonner le continent à lui-même. « Nous devons faire davantage pour la défense de l’Europe, quel que soit l’avenir du traité de Lisbonne. Mais il souhaite aussi cette Europe de la Défense « de façon pragmatique » autrement dit, avec l’Otan avec laquelle il veut rénover nos rapports. Comment faire une alliance plus européenne sans la France ? Il faudrait qu’on m’explique », martèle-t-il tout en se plaçant sous l’égide des principes d’indépendance voulus par le général De Gaulle. Il compte notamment continuer à s’appuyer sur la dissuasion nucléaire. Nicolas Sarkozy veut faire du « domaine réservé » de la défenses un « domaine partagé », et « associer le Parlement aux décisions sur les opérations extérieures » selon une doctrine « claire et connue de tous ». Le Parlement sera ainsi « systématiquement informé de l’envoi » de troupes à l’extérieur et « systématiquement consulté » dès le maintien de ces soldats au-delà de 4 mois.

Questionnement éthique :

1. Il est difficile dans le contexte actuel où les conflits prennent des formes très diversifiées de prendre les décisions les plus appropriées à des situations changeantes et à des questions d’ordre politique, humain, collectif, ou sociétal.

2. On veut bien se rappeler les controverses qui ont surgi après lé décision de Jacques Chirac de supprimer la conscription qui, pour certains constituait la garantie de la perennisation d’une armée issue de la nation et capable de la souder en raison des rencontres qu’elle permettait de constituer. Cette organisation avait de plus l’avantage de casser les systèmes de caste qui risquaient de se former du fait de la mobilisation dans un même corps d’individus proches entre eux du point de vue social, régional, hiérarchique, professionnel.

3. L’arrivée d’une armée de métier exclusive de la précédente risquait de former une autre caste qui risquait de se couper du peuple.

4. Au point de vue de l’armement, les choix ne sont pas simples non plus. On se rappelle aussi les critiques sévères émises à l’encontre des rapprochements entre l’industrie et l’armement qu’on désigne sous le nom de complexe militaro-industriel, surtout aux Etats-Unis.