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De la chrysalide au papillon

Métamorphoses Ovide, Kafka et Sarkozy

Les couleurs perdues de la politique

vendredi 29 mai 2009, par Picospin

Il est étrange d’assister à cette mue, à cette mutation, à ce changement si radical qu’on peine à y reconnaître le moindre élément de l’être primitif auquel on a eu affaire dans son stade précoce.

Synthèse ?

Quelles sont les approches qui permettent d’identifier de tels changements et de les synthétiser pour en appréhender l’évolution en continu ? En réalité, le continu n’existe guère dans sa forme authentique puisqu’il n’est jamais que la vision, étape par étape, image par image juxtaposée et contenue dans une même séquence des changements intervenus en accéléré chez un être vivant qui peut ainsi présenter les facettes de son image. Prenez par exemple, le Ministre de l’Éducation Nationale qui rencontre quelques problèmes avec la discipline de ses étudiants. Il parait, que devant cette situation, et pour ne pas embarrasser son chef, il revêtirait bien la robe de la magistrature pour se glisser dans les habits pourpres, noirs ou blancs de ses éventuels futurs collègues d’adoption. Est-ce pour cette raison qu’il s’est métamorphosé instantanément en homme de loi, disponible et disposé à s’occuper davantage des punitions à infliger aux adolescents, adultes et délinquants divers plutôt qu’à en prévenir les occurrences dans une société fragilisée, déséquilibrée, menacée de décomposition par les laxisme des uns et la terreur du fouet des autres ?

Portiques

Il s’est précipité pour transformer instantanément le portique de la surveillance et du contrôle par un édifice de même proportion autrefois destiné à trancher la tête des récalcitrants. Comment peut-on passer si rapidement de la pédagogie à la justice, de la formation et de la construction de l’homme à sa destruction sous les effets conjugués de la loi et de la répression ? Prenez un autre exemple, celui d’un révolutionnaire indomptable devenu, par le jeu des candidatures et des élections un agneau intelligent qui émet des sonorités plus compréhensibles que les borborygmes qu’il faisait entendre au temps où il fustigeait les entreprises américaines qui avaient l’audace de livrer à la population française en désarroi les morceaux de pain appelés sandwichs, autre terme honni par les anglophobes. Le voilà qu’il discute tranquillement, avec sérénité, autorité, savoir, de l’énergie, des moyens de résoudre les difficiles problèmes des énergies de demain.

Du taureau à l’agneau

Ce taureau portant à la bouche un prolongement généralement appelé pipe, utilisait un langage cru, élémentaire, sans doute celui de l’agneau qu’il souhaitait devenir pour masquer ses bonnes manières, héritées d’une famille qui n’était pas née du hasard dans une région quelconque de la partie méridionale de la France. Il est devenu un candidat acceptable et accepté pour le Parlement Européen ce qui lui offrira le temps et les circonstances et conditions nécessaires pour retrouver de chères études qu’il n’aurait jamais du quitter pour des raisons de façade politique. On vous le dit, on a vu un agneau bêlant gentiment, au niveau voulu des décibels, juste à l’endroit où s’infléchit la courbe des fréquences nécessaires à faire d’un doux mammifère un hominidé dont la tête se remplit progressivement des ingrédients de la conscience, prélude à la connaissance assimilée et à la culture intégrée.