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Démence ou rationalité ?

Meurtres en série en France

Si oui laquelle ?

mardi 20 mars 2012, par Picospin

L’humanité, la civilisation, l’Etat, le groupe, la communauté, la nation doit à la raison toute une part sinon la plus grande et la plus certaine de ce qu’elle sait de la réalité, celle qui correspond aux connaissance scientifiques, mais aussi l’ensemble structuré des lois, tout en se méfiant du simple constat des sens ou cette autre forme de sens qu’est le bon sens.

La raison pratique

Doit-on se fier davantage à la raison pratique, cette figure de la raison qui vise moins à ressaisir dans une théorie telle ou telle dimension qu’à dégager et à fonder les principes des normes et des valeurs selon lesquelles nous jugeons les actes humains et en apprécions les fins que nous avons à poursuivre. Comme la raison pratique est prescriptive, elle indique ce qui doit être du point de vue moral, juridique ou politique. Dans cette perspective, l’objectif est de connaître, de cerner une sphère d’objectivité, la façon dont il fait agir pour que nos actes soient suivis par une réalité que nous avons de meilleures raisons de vouloir plutôt que d’autres qui se dégageraient éventuellement d’autres choix moraux. Dans l’exemple du double assassinat de militaires français d’une part et d’enfant juifs au sein de leur école de Toulouse, l’incompréhension se mêle à la stupeur et à une douleur d’autant plus brutale que rien ne la laissait présager et surtout pas les démonstrations publiques hautement claironnées des plans de sécurisation affectés de couleurs empruntés à l’arc en ciel pour impressionner le peuple et lui faire savoir qu’on pense à lui et qu’une autorité le protège dans toute sa diversité et sans exception, dans l’égalité de la République qui prêche le vivre ensemble.

Quels motifs ?

Pour des raisons qui seront mises au jour dans un avenir incertain, cette protection, hautement proclamée a échoué aussi bien à Toulouse qu’à Montauban malgré l’apport de forces considérable de sécurité. Dans ces manœuvres, nul avait été sollicité de la part du grand observatoire et observateur de la criminalité dont la première mission aurait du se ranger dans celles de la protection des sujets de la République, d’autant plus que ses anciennes fonctions de patron du Grand Orient de France, au service de la Franc Maçonnerie pouvaient décupler la force des intentions et la puissance des mesures préventives contre les meurtres en série contre des soldats au service de la patrie et des enfants innocents, offerts en holocauste comme victimes aveugles d’obscures idéologies et en témoignage de la folie des hommes ou de leur adhésion démentielle aux dérives de la mémoire, aux hallucinations collectives ou aux aberrations de la raison. Les indices laissés moins involontairement que sciemment aux témoins de la tragédie et aux investigations des enquêteurs sont offerts à la sagacité des chercheurs pour tenter de joindre les deux évènements survenus à toute petite distance l’un de l’autre. Cette piste est ou n’est pas le fruit d’un hasard qui pour une fois n’a pas bien fait les choses.

Crimes masqués

Le crime est masqué même si la moto de la mort ne l’est pas et que les cercueils alignés ne disent rien sur les secrets qu’ils gardent pour l’instant avant que le Président, encouragé par dignitaires de tous bords ne prononce le discours ému sur le drame dont on se demande pour quelle raison aucune protection n’avait été prévue pour défendre des enfants et des soldats contre les intrusions et possibles provocations d’idéologues en puissance toujours capables de passer aux actes d’une minute à l’autre ou après longues confrontations. On dit que ce drame va mettre entre parenthèses une campagne électorale déjà saturée de violence et qui pourrait être un avertissement du ciel pour expliquer aux hommes, aux femmes et surtout aux électeurs que le temps est venu de s’assagir, de respecter l’autre et de calmer ses passions pour ouvrir la voie à la raison. Il est à craindre que, comme à Auschwitz, ce conseil de prudence et de sagesse des dieux ne soit ni entendu, ni compris, ni in fine exécuté.