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Exploit d’un amerrissage réussi

Miracle sur l’Hudson

Lorsque les migrateurs s’en mêlent

samedi 17 janvier 2009, par Picospin

On s’apercevrait que cet homme âgé de 57 ans était passé par une formation plus que multidisciplinaire qui en faisait un gentleman ou un honnête homme du 21è siècle parfaitement adapté à la vie sur terre et dans les airs de cette période au cours de laquelle les décisions devaient être prises rapidement, la réflexion devait être courte et condensée et l’esprit clair et disponible. Il y eut autrefois une rêverie cinématographique filmée par un grand acteur et metteur en scène italien du nom de Vittorio de Sica et qui s’intitulait "Miracle à Milan". Cette fois, un autre miracle eut lieu dans les eaux glacées de l’Hudson, au pied de Manhattan lorsque 150 passagers furent sauvées de la noyade par le sang froid, les qualités d’organisateur et la rapidité d’exécution d’un pilote exceptionnel de la compagnie américaine US Airways.

Un bon pilote et un être humain

Le New York Times sur lequel nous nous appuyons souvent pour transmettre des informations en provenance des Etats-Unis, n’a pas hésité à reconstituer le parcours professionnel de ce pilote apparemment d’exception qui n’a jamais eu l’occasion de démontrer sa valeur mais qui à l’occasion de cet amerrissage forcé a révélé subitement et d’un seul coup toutes ses qualités professionnelle, humaines, morales d’abord aux passagers de l’avion mais ensuite au monde entier par la voie des commentaires élogieux des médias et des témoignages sur le vif des passagers enfermés dans une carlingue qui aurait pu devenir rapidement leur dernier lieu de vie. Il a l’esprit d’un chef, d’un organisateur et une parfaite connaissance de son domaine d’activité, l’aviation dont il a adopté l’état d’esprit, la compréhension des phénomènes, l’expérience accumulée par ses nombreuses heures de vol à bord d’une des plus grandes compagnies aériennes au monde. I a toujours montré ses capacités à organiser et conduire des opérations complexes, à diriger des équipes fortement motivées et à appliquer des procédures efficaces propres à assurer des opérations de qualité et à offrir à la clientèle un service de très haute qualité. Il était respecté pour sa parfaite connaissance du monde de l’industrie et sa passion pour une activité intense, régulière et de longue durée dans un secteur où ces caractéristiques étaient non seulement utiles mais indispensables.

Une grande expérience

Il possédait une expertise exceptionnelle dans des domaines aussi différents quoique liés que le pilotage, les techniques, un solide sens de l’intégrité et plus qu’un grand intérêt, une passion pour l’industrie en tant que telle. Il s’intéressait à toutes les manoeuvres de sauvetage, à la politique du développement et d’amélioration concernant les technologies du sauvetage en urgence. Il s’intéressa à tous les aspects relationnels dans la profession qu’il exerça y compris les méthodes propres à améliorer la productivité, les prévisions budgétaires et les négociations commerciales. Il ait joué un rôle clef dans l’instruction aux pilotes concernant les caractéristiques des vols, l’assurance de la sécurité à bord des aéronefs et les diverses manoeuvres au sol nécessaires pour assurer la circulation efficace et sûre sur les aéroports. Il a également exercé ses talents dans les études concernant le respect des horaires sur les aéroports sans oublier ses innombrables activités pour le compte de la NASA et au cours de son passage dans l’armée de l’air. Dans ce compte-rendu très détaillé, peut-être a-t-on oublié ses rencontres avec les oiseaux au sujet desquelles on manque encore de détails jusqu’à ce que soient publiées officiellement les circonstances de ces confrontations avec ces volatiles qui encombrent les aéroports, empêcheraient souvent les avions de décoller et dans certains cas finiraient par les précipiter dans l’eau même devant des spectateurs virtuels amassés sur les bords de l’Hudson pour applaudir ce spectacle et pousser un hourrah d’enthousiasme pour les exploits de l’aviateur et la haute qualité des fabricants d’un avion comme l’Airbus 320.

Des questions

Ce qui mérite réflexion dans cette histoire, c’est la relative incohérence observée entre le nombre des avions qui décollent chaque jour de tous les aéroports du monde, les innombrables migrateurs volants qui survolent chaque année les territoires traversées par ces fugitifs et les mesures prises pour les éloigner des sites sensibles dont l’un des plus dangereux paraît bien être l’aéroport, point de rencontre et de collision privilégié au-dessus de tous les territoires. La probabilité de rencontre d’un oiseau avec un avion est importante, de l’ordre de un pour 10 000, selon les chiffres américains, et 80 000 incidents ont été notés en dix ans. Les accidents sont toutefois très rares car un avion est conçu pour décoller avec un moteur soudainement en panne, comme c’est le cas lors de l’ingestion d’un volatile dans un réacteur. Les pilotes répètent régulièrement cette situation au simulateur. Les moteurs sont également certifiés pour résister à ces impacts sans que l’on soit bien informé des techniques utilisées pour ce faire. Lors des essais avant la mise en service commerciale, un canon spécialement conçu lance des poulets dans le réacteur, simulant la vitesse relative du volatile et de l’avion. Il semble que dans le cas de l’A 320 accidenté à New York, des oies migrant du nord canadien vers la Floride soient en cause.

Des oies venues d’ailleurs

Les autorités de certification vont devoir changer de volailler…En cas de rencontre d’un volatile avec un avion, les dommages causés au moteur peuvent être importants et une révision nécessitant un démontage important atteint vite un million de dollars. Aussi les aéroports s’efforcent-ils de rendre la vie impossible aux oiseaux en tous genres. La première règle consiste à interdire les décharges d’ordures à proximité, ce qui n’est guère facile, pas seulement en Afrique. Parfois l’implantation d’espèces respectueuses des aéronefs est favorisée sur l’aérodrome. C’est le cas à Lyon-Saint-Exupéry où des rapaces sont chargés d’écarter les étourneaux qui, très turbulents, volent n’importe comment surtout en période de vendanges quand il reste du raisin sucré sur les vignes. A l’aéroport de Montpellier où l’on craint beaucoup la faune venue de Camargue, des lasers font peur aux flamands roses sans leur créer de lésion. Quant aux systèmes classiques comme les tirs de cartouche ou les sons diffusés par haut-parleur, ils ne sont plus très efficaces et n’effarouchent plus guère les oiseaux qui se sont tous adaptés à une situation nouvelle qu’ils parviennent maintenant à maitriser, comme l’ont fait bien, avant eux, les bactéries aux prises avec leur ennemi maintenant héréditaire, l’antibiotique et auparavant l’antiseptique, au prix de mutations qui transforment leurs systèmes de défense. Au-delà de ces considérations, on est autorisé à se poser des questions sur l’efficacité des mesures de sécurité proposées pour empêcher de gros oiseaux migrateurs de pénétrer dans les énormes réacteurs des avions commerciaux et sortir des tuyères sous forme de poulet ou dinde rôtie, prête à être avalée en famille pour Thanksgiving Day.

Questionnement éthique :

1. Est-ce que tous les pilotes commerciaux devraient réunir autant de qualités techniques et humaines que celui dont il est question ici ?

2. Est-il naturel pour un homme en charge d’autant de responsabilités d’être aussi aguerri que celui qui a sauvé des passagers et un avion ?

3. Est-ce que l’éthique ou une conduite morale en toutes circonstances doit accompagner ou fonder les activités humaines, surtout les plus risquées et celles ou la responsabilité joue le rôle déterminant ?

4. Y aura-t-il assez de pilotes dans l’avion possédant toutes les qualités décrites dans cet article compte-tenu des nombreux avions qui sont en situation de décollage ou d’atterrissage, ayant recours à des aérodromes souvent modestes et d’un personnel au sol parfois peu expérimenté ?

Messages

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