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Popularité de la boxe

Mort d’une vedette de la boxe

Dans quel état ?

lundi 6 juin 2016, par Picospin

Peut-être, en avait-il reçus moins que d’autres à cause de sa science élaborée de l’esquive, cette manière de faire appel à l’art de la danse, des mouvements rapides, des réflexes pour accompagner les coups venus de l’adversaire dans le sens de leur trajectoire pour en diminuer les conséquences sur le cerveau dans la boite crânienne ?

Il savait esquiver les coups, pas la mort

On était tranquille pour lui. Celui-là boxe si bien qu’il ne risque pas de recevoir des chocs trop forts au risque de voir son cerveau ébranlé par les vibrations consécutives aux ébranlements accompagnant les rencontres violentes entre poings et visage au cours des combats entre boxeurs. Depuis un certain temps, l’attention des autorités sportives et médicales avaient été attirées sur les dangers résultant de chocs violents éprouvés par la boite crânienne lors de sa rencontre avec un coup de poing délivré par un adversaire prêt à ne faire aucun cadeau à son rival.

Risque

Ce risque, les médecins du sport, plus que leurs collègues venus d’autres spécialités, le connaissent et tentent d’en prévenir les effets. Ce sont les traumatismes au niveau de la tête rencontrés au cours de la boxe mais aussi au cours de la pratique de sports comme le rugby, le football américain ou même le football tout court.

Des chocs violents

Tête contre pied, produisent parfois des chocs violents d’autant plus sévères que les structures cérébrales sont enfermées dans une boite rigide posée là par la nature pour protéger les structures du système nerveux central. Leur endommagement provoque à terme par leur répétition la « démence pugilistique ». Cette dernière est observée chez plus du quart des boxeurs sous forme de troubles de l’équilibre, de la mémoire, de la motricité pouvant dégénérer au cours de leur évolution à la constitution de la maladie de Parkinson.

Maladie de Parkinson

Cette maladie est mieux connue de la part des profanes qui ont eu l’occasion d’en observer les symptômes chez leurs parents ou grands-parents âgés. Elle se présentait sous forme de raideurs, tremblements, rigidité, rareté et lenteur des mouvements, troubles cognitifs et de la parole, déficit d’olfaction. On voit que ce tableau clinique n’a rien de réjouissant.

Prévention

Il justifie la mise en application immédiate de mesures de prévention dès qu’apparaît le moindre signe pouvant faire évoquer une atteinte neurologique. Sa gravité potentielle est telle que toute minute gagnée sur son évolution peut devenir gage de résultat favorable ou de pronostic amélioré pour peu que l’entourage du nouveau patient s’entoure de toutes les garanties nécessaires à l’évitement de nouveaux traumatismes porteurs de dangers ou d’aggravation d’une situation neurologique compromise.

Quelle publicité pour un sport à gros risque ?

Je dénonce la publicité faite à l’événement de la mort du boxeur, qui ressemblait plus à une cérémonie symbolique vantant ses qualités sportives, ses idéaux et sa conduite morale qu’un rappel de la dégradation rapide, irréversible, gravissime de son état de santé. La promotion, le battage faits dans les médias à son propos font encourir le risque d’entrainer de plus jeunes sportifs à suivre les pas de ce boxeur. Son image incite plus à la prudence, à la pitié, à la compassion qu’à des louanges interminables sur son courage, son abnégation allant jusqu’au sacrifice de sa vie.