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Renaissances européennes ?

Naissance d’un pacte ou d’un complot ?

Gauche interdite en Europe ?

mardi 6 mars 2012, par Picospin

Il est difficile de le savoir en raison du mutisme relatif qui accompagne et suit cette démarche de politique internationale et surtout européenne sous placée désormais sous l’influence prépondérante de Angela Merkel qui reste fidèle à son partenaire en politique sinon de coeur. Le manque de réaction des milieux du journalisme, des instances politiques, diplomatiques, financières ou même juridiques étonne à l’issue de ce curieux noyautage des partenaires de cette dernière.

Une grosse tête

Est-ce que ses succès dans les domaines des négociations budgétaires avec la Grèce et l’Europe lui sont montés à la tête, sa domination mentale, intellectuelle, stratégique sur son partenaire favori l’a-t-elle trompé sur ses véritables capacités ? Sont des questions que l’on est tenté de se poser tant le renversement de situation brusquement survenu au sein de l’Union Européenne a étonné les adeptes et fans des politiques et coopérations d’une entité en pleine construction dont tout le monde ressent la fragilité et les risques d’effondrement pour peu qu’un grain de sable plus méchant qu’un autre vienne se glisser dans les rouages et mécanismes de ce montage complexe en constante évolution et qu’il faut tenir avec fermeté sur ses fonds baptismaux avant de le montrer aux pédiatres dont les parents attendent le réconfort et les encouragements. Cet accident de puériculture serait sans gravité, ou bénin s’il n’évoquait un passé historique déjà lointain, mais encore proche de nos générations parce que enseigné méthodiquement et compulsivement dans les écoles de la République en référence à la figure mythique de Bonaparte devenu Empereur des Français et de la vieille rivalité familiale qui oppose et déchire la France et l’Angleterre depuis qu’ils se partagent une monarchie issue des mêmes lits sinon, des mêmes familles. Que dans la combinatoire actuelle interviennent des descendants de roturiers et d’enfants de la République ne contrevient nullement à la logique d’une situation établie, en apparence stable dans ses structures, moins sans doute dans son fonctionnement. Au nom de quelle idéologie, de quelle astuce politicienne, de quel objectif politique ou stratégique, cette opération a-t-elle été montée ?

Qui inspire ?

Et par qui, sous l’instigation de quel meneur ou personnage d’importance dans la sphère européenne ? Ces questions relevant de la sociologie, des opinions publiques, des enjeux électoraux, beaucoup se la posent comme on peut le déduire à partir des commentaires des blogueurs recueillis ces derniers jours. En voici des exemples : « Eh oui, ce que nous disons, voilà maintenant des années et ce depuis la forfaiture contre le vote français clairement refusant le traité de la constitution européenne, nos avertissements qui passaient pour des thèmes de conspirations nationalistes, deviennent plus lisibles et plus concrets. Ce qui est grave dans cette information, qui est connue depuis longtemps par les journalistes et les politiques c’est qu’elle n’offusque pas grand monde, en dehors des intéressés, les gens du parti socialiste, et ils le font pour la forme. » « Si Sarkozy chante les valeurs républicaines, c’est pour mieux vendre la République aux Allemands en contrepartie d’un soutien politique. Il a tellement besoin de l’aura internationale, puisque son bilan est un désastre au niveau national, il lui reste la chimère et le « bluff » de son bilan au niveau international.... Hollande n’aurait aucune expérience à l’international, il ne saurait se sortir des crises sans précédent, comme l’a fait Sarkozy, disent-ils. Sauf que nos journalistes sont le relais servile de cette démagogie et tromperie. Aucun journaliste ne rappelle que la nouvelle dame de fer de l’Europe, A. Merkel, n’a pas gagné ses galons avant son élection mais au cours de son mandat et en exerçant le pouvoir. Elle a été beaucoup critiquée sur son physique, son inexpérience.

Opinions

Elle a été élue de justesse la première fois, donc peu pariaient sur elle au début de son premier mandat. C’est à croire qu’il faille maintenant faire appel à des dirigeants estampillés comme Goldman Sachs pour briguer les hautes magistratures du pays, ou du moins avoir des recommandations de la part des financiers, jouer pour la finance contre le peuple pour avoir l’aval et la satisfaction des leaders politiques européens. » L’annonce de la constitution d’un pacte européen sonne aux oreilles de tous ceux - et ils sont fort nombreux - qui ont appris sur les bancs de l’école de la République les aventures et mésaventures de Napoléon Bonaparte au cours des 6 coalitions qui se sont succédé contre lui aux 18è et 19è siècles. Si elles ont flatté l’orgueil de la nation bâtie aux lendemains de la Révolution française par les victoires militaires remportées par les armées de la République et créé le mythe d’un génie de la stratégie militaire puis de l’organisation administrative d’une communauté devenue le plus puissant pays du monde avant de s’effondrer sous les coups de butoir de forces armées montées dans des coalitions dont les partenaires étaient régulièrement renouvelés, elles se sont mal terminées laissant une nation saoulée de victoires mais rendue exsangue par des pertes humaines insupportables privant le pays des forces vives, physiques, intellectuelles et prestigieuses dont il avait un besoin impératif et immédiat. Y en a-t-il maintenant qui frissonnent d’angoisse au rappel de cette épopée en assistant, hébétés, au montage de cette nouvelle coalition qui oppose une fois de plus des forces démocratiques aux puissances économiques et monarchiques ? L’avenir nous dira si la constitution actuelle de l’Europe sera apte à éviter cette 7è ou 8è coalition menée plus de 200 ans après les fééries tourmentées et tragiques des condottieres du passé.

Conclusion

Qui détient le pouvoir du peuple ? Qui garantit son indépendance ? Qui porte atteinte à sa souveraineté à l’époque d’une colonisation finissante et d’une mondialisation commençante ? Quelle est la forme de relations entre les états pour que soient respectées liberté, indépendance et autonomie ? Ces questions prennent d’autant plus d’importance lorsqu’une construction comme celle de l’Europe est en marche dans le cadre d’une souveraineté post-nationale et dans celui d’un cosmopolitisme en développement. Est-il nécessaire, indispensable, pour éviter des excès de pouvoir de ménager un espace de délibération élargi pour lui permettre d’accueillir le dialogue public, préalable possible sinon obligatoire à une reconfiguration post-nationale de la souveraineté externe des états ?