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Que faire des banques et des "traders" ?

Naissance ou décès d’une nouvelle éthique

Nettoyer les écuries ?

dimanche 8 février 2009, par Picospin

Il n’y a pas si longtemps, ces Américains étaient honnis par le France, sans doute sous l’influence du gouvernement Chirac, Villepin et autres personnalités célèbres de l’entourage des responsables de la politique étrangère nationale.

Difficile à comprendre ?

On ne comprend d’ailleurs pas mieux une position plutôt qu’une autre si ce n’est à travers les discours ou attitudes de de Gaulle dont l’héritage avait laissé une impression fort défavorable des Américains pour des arguments et des considérations dont certaines tiennent peut-être à la communication entre responsables politiques, à la barrière de la langue et tout simplement à une rivalité mal placée résultant du déséquilibre flagrant existant ente une nation qui progresse à pas de géants en raison des circonstances politiques, économiques ou du fait des conflits et une autre qui reçoit l’aide de la première ce qui la place de ce fait en position de domination. Personne ne peut rien au fait que les circonstances de la 2è guerre mondiale aient placé la France, vaincue d’une part, défaite refusée par de Gaulle d’autre part au second plan et que l’Amérique victorieuse qui a supporté en grande partie le poids de cette belligérance en ait été récompensée par un boom économique et politique qui lui a donné une impulsion – boost diraient des spécialistes de la langue anglaise – dont l’achèvement vient de se produire il y a quelques mois à peine en raison d’une « crise » que beaucoup déplorent mais dont l’origine se situe grossièrement et de façon plus précise quelque part du côté américain avec les effets surprenants des subprimes. Ces derniers auraient été la cause essentielle de l’écroulement de finances et de l’économie de plusieurs pays. Beaucoup appellent cet ensemble actuellement la planète, ce pauvre satellite du soleil n’ayant bien entendu aucun rapport avec les agissement imprudents de ses habitants.

Une planète malade ?

Dans cette histoire, peu savent comment se sortir de ces affaires qui impliquent un mélange de défiance, de dysfonctionnements dans les mécanismes financiers, d’erreurs de jugement et sans doute aussi - sinon surtout - de manipulations discutables, de comportements éthiques aux limites de l’honnêteté. Des esprits éclairés ou illuminés avaient pressenti depuis longtemps que les relations humaines se précipitaient vers le recul de l’éthique à la suite des énormes appétits de jouissance immédiate se faisant jour dans des couches sociales aussi diverses que celles ayant trait aux activités intellectuelles, financières, affairistes. Le retrait de Dieu ou des divinités étant soumis au constat des majorités depuis de nombreuses années sans que l’on puisse deviner le moindre élan de réaction à cette situation on se demandait si cette évolution de la société jouait un rôle si important que les fondements de la société vacillaient sur ses appuis. Cette hypothèse restait possible car des civilisations entières s’étaient construites sur ces bases depuis si longtemps que la soumission à cet ordre était devenu plus une tradition, un confort, une habitude que le résultat d’une réflexion ou la conclusion d’une sagesse. C’est à ce moment qu’est sorti du chapeau des philosophes, des gouvernants, des responsables de la justice, de l’éducation, de l’organisation sociale, le terme magique « d’éthique » qui était, croyait-on, promis à un destin exceptionnel car il cheminait à côté de celui de morale.

Une cohabitation

Cette cohabitation le revêtait des habits de luxe de la renommée, du prestige et lui permettait de s’emparer de la place de choix que lui avait laissée la morale. Cette dernière prenait du coup un air un peu vieillot, qu’il fallait dépoussiérer ce que ni les institutions, ni les religions n’osaient accomplir en raison du caractère archaïque de sa signification. Depuis l’arrivée de la crise et les multiples délibérations conduites pour la juguler sinon la faire reculer, on se prenait la tête entre les mains pour établir des protocoles, des plans, des projets permettant de sortir de cette ornière imprévue et apparemment imprévisible. C’est alors que désespérés par une situation considérée comme dramatique – et qui l’était en réalité beaucoup moins que des esprits éclairés mais ayant oublié l’histoire l’avaient estimée – se portèrent vers le choix du mot éthique pour rappeler l’homme à ses devoirs, la société à ses traditions, ses moeurs, sa sagesse et les guides spirituels au renoncement à l’appétit de fausses valeurs. C’est ainsi que, à la suite des mesures édictées aux Etats-Unis, Les banques françaises se sont engagées à mieux encadrer les rémunérations de leurs traders. Nicolas Sarkozy avait estimé jeudi que le système des bonus en place avait conduit « à la catastrophe ».

Un code éthique

A la demande des pouvoirs publics, les banques françaises se sont engagées à adopter un « code éthique » visant à encadrer dès cette année les rémunérations de leurs traders. La Fédération bancaire française (FBF), qui rassemble les établissements du secteur, a annoncé samedi qu’elle adoptait les nouvelles mesures prévues dans ce « code éthique », comme l’a dévoilé Le Monde. Le président de la FBF, « va présenter un rapport à la ministre de l’Economie pour proposer de nouvelles règles » de rémunération des traders. Lors de son intervention télévisée, le président Nicolas Sarkozy, s’en était pris au « système de rémunération de ceux qu’on appelle les traders, ces jeunes gens qui jouaient à spéculer ». « Ça a conduit à la catastrophe que l’on sait », avait ajouté le chef de l’Etat. « C’est ça qu’il faut interdire », avait-il dit. Le « code éthique », qui doit encore être validé devrait entrer en vigueur dès cette année pour les primes que les traders toucheront début 2010. Globalement, la base de calcul des bonus sera modifiée pour prendre en compte « le profit net, réalisé par l’opérateur, incluant tous les coûts, dont ceux du risque et du capital », a précisé le Ministère des Finances. L’accord veut aussi limiter, voire supprimer, les « bonus garantis », une pratique controversée mais largement répandue, qui prévoit le versement de sommes pour garder les meilleurs traders sans condition de performances.