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Où sont-ils ?

Du football au hasard et à la nécessité

Qui oblige à injurier ?

lundi 21 juin 2010, par Picospin

Rien n’est moins sur si l’on se fie à la médiocrité des commentaires, à l’indigence des propos, aux conduites indignes des uns et des autres et à la futilité des causes avancées pour expliquer et justifier l’intérêt sinon la passion de l’opinion publique pour cette affaire de faiseurs en gros sous vivant dans de somptueux appartements londoniens tout simplement parce qu’ils donnent de temps à autre un coup de pied dans un ballon qui ne file même pas droit à l’instar des joueurs qui l’envoient n’importe où mais pas dans la direction prévue et nécessaire pour transformer le coup de pied en but.

A la télévision

On fait venir sur les plateaux de télévision des joueurs, anciens ou plus récents qui donnent leur avis, éclairé mais incompréhensible, à une foule médusée par l’attitude de leurs camarades qui ne comprennent ni n’excusent le comportement d’individus payés très cher pour ne rien faire de leur vie sinon la gâcher, en perdre le sens et surtout ne pas s’occuper des autres en dehors d’œuvres de charité sous l’apparat desquelles se cachent des collectes d’argent. Leur destination échappe au peuple qui les voit circuler devant ses yeux, éberlués en raison de l’importance des sommes considérées. Ce que cette affaire lamentable révèle, c’est sous forme de symbole, l’état d’une société qui ne respecte rien. Ni l’altérité, ni l’enrichissement par le savoir, ni la construction d’un soi perdu dans les arcanes des jeux de hasard, des paris encouragés par l’État.

Le luxe

Jeux de vilains qui ont pour décor les hôtels de luxe, les demeures fastueuses, sinon les autobus dans lesquels sont enfermés comme à la fois otages et vedettes d’un jour de richissimes pantins inanimés engagés à coups de millions par des mécènes hors cadre, des oligarques de pacotille. Ils achètent à tour de bras tout ce qui se présente sur le marché du sport et du vedettariat pour que se déroulent les fêtes pour puissants, les rencontres entre happy few copieusement arrosées d’alcool et de diamants. Il faut y ajouter quelque pavot ramassé près d’un corps déchiqueté par un tir afghan en surface et bientôt par le lithium arraché au riche sous-sol d’un pays où meurent pour rien si ce n’est pour ces richesse factices de pauvres garçons à la fleur de l’âge, envoyés à la mort par des gouvernements irresponsables et au moins immoraux. Il est top tard pour se justifier pour que tel joueur sur le retour annonce en bafouillant et hors de tout langage approprié son commentaire incohérent.

Des jeux en effervescence

Les jeux se développent au point de supplanter toutes les activités de l’homme qui n’a que sa vie pour se construire et se réaliser. Ne pas accomplir cette mission c’est se dérober volontairement à la mission qui est confiée à l’homme à sa naissance et qui ne saurait se terminer que par l’accomplissement de tous ses projets, ses choix de vie, l’exercice de sa liberté et la réalisation de ses rêves, de ses ambitions et de ses désirs les plus profonds. Le hasard est essentiel aux systèmes vivants et à leur évolution. C’est un facteur externe, mais aussi et surtout le produit de mécanismes internes ; on le retrouve à tous les niveaux d’organisation du monde vivant, du gène à la biosphère. Ces mécanismes internes, véritables roulettes biologiques et écologiques, de nature déterministe, fonctionnent dans des domaines chaotiques en produisant des résultats de type aléatoire. Face à un environnement changeant, imprévisible et souvent agressif, ils engendrent la diversité qui permet aux organismes, aux populations ou aux écosystèmes de subsister, de s’adapter et d’évoluer. Ces mécanismes sont aussi des produits de l’évolution.

Le prix de la vie

C’est à ce prix que la vie a pu se maintenir sur notre planète : le hasard n’est pas subi, il est tout simplement nécessaire à la vie. Penser la biodiversité, à toutes les échelles et à tous les niveaux, permet une lecture intégrée du vivant. Pour mieux la comprendre et modéliser sa dynamique, il nous faut récolter des données quantitatives au laboratoire et sur le terrain. La nécessité du hasard cherche à évaluer nos connaissances sur la biodiversité, son évolution et les limites de l’action de l’Homme face à ces dynamiques spontanées, qui lui échappent le plus souvent. Ce livre est aussi un appel urgent à prendre en compte l’impérieuse nécessité de l’évaluation et de l’analyse de la biodiversité pour mieux la gérer. Le hasard est essentiel aux systèmes vivants et à leur évolution. C’est un facteur externe et le produit de mécanismes internes qu’on retrouve à tous les niveaux d’organisation du monde vivant, du gène à la biosphère. Les mécanismes internes, véritables roulettes biologiques et écologiques, de nature déterministe, fonctionnent dans des domaines chaotiques en produisant des résultats de type aléatoire.

Environnement

Face à un environnement changeant, imprévisible et souvent agressif, ils engendrent la diversité qui permet aux organismes, aux populations ou aux écosystèmes de subsister, de s’adapter et d’évoluer. Ce sont des produits de l’évolution. C’est à ce prix que la vie a pu se maintenir sur notre planète : le hasard n’est pas subi, il est nécessaire à la vie. Penser la biodiversité, à toutes les échelles et à tous les niveaux, permet une lecture intégrée du vivant. Pour mieux la comprendre et modéliser sa dynamique, il faut récolter des données quantitatives dans les laboratoires et sur le terrain. La nécessité du hasard impose d’évaluer nos connaissances sur la biodiversité, son évolution et les limites de l’action de l’Homme face aux dynamiques spontanées qui lui échappent souvent.
Quel chemin ne venons-nous pas de parcourir entre le football et ses dérives et la nécessité du hasard, facteur indispensable à la poursuite de la vie dans toute la diversité de ses aspects ?