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Quelles nouvelles ?

Nouvelles de l’au-delà...

Bonnes, silence ou mauvaises ?

lundi 4 février 2013, par Picospin

Les êtres humains comme toutes les autres créatures meurent et leur corps se décompose. Ces réalités n’empêchent nullement des gens de croire que l’on peut survivre à la mort et qu’il y a une vie après la mort. Dans ces conditions, il est raisonnable de s’attacher à développer ce sujet en envisageant d’envisager la possibilité que l’individu qui meurt continuera d’une certaine manière de vivre ou reprendra une vie plus tard, pas nécessairement en suivant les formes spécifiques qu’un tel recommencement pourra prendre. C’est pourquoi l’intention de cette étude consistera à envisager les diverses formes qu’une telle survie sera susceptible de prendre et les arguments en faveur et contre cette hypothèse.

La Survie et ses alternatives

Ce qui nous importe parfois au plus haut point c’est de savoir ce que nous deviendrons après notre mort. Cette affirmation est plus souvent confirmée que contredite par la culture contemporaine de la négation de la mort. Malgré une apparente indifférence à ce problème existentiel, selon laquelle la mort nous importe peu, cette assertion est immédiatement confirmée contre toute réalité par une bande de philosophes qui maintiennent envers et contre tous, cette opinion paradoxale. Laquelle est immédiatement contredite par les faits qui montrent à l’évidence qu’on ne comprend guère comment une masse considérable de documents, pensées, discours pourrait être consacrée à une question apparemment sans grande importance.

Les croyances

Dans la plupart des cultures, cette préoccupation a pris la forme d’une croyance en une vie après la mort dans laquelle le même individu qui a vécu et qui est mort persisterait à avoir de nouvelles expériences. Les Grecs en leur temps avaient eu recours à une alternative consistant à souligner l’importance de la survie en faisant appel au souvenir, à l’honneur de la communauté, pratique qui se perpétue de nos jours en l’honneur de célébrités. Cette attitude pourtant diffère de celle des Grecs pour lesquels ces cérémonies signifiaient moins le remplacement d’une vie après la mort qu’un supplément à l’existence sans joie ni récompense dans l’Hadès. Cet espoir n’engendre une consolation majeure que dans la mesure où l’on place une certaine dose d’optimisme dans la persistance de la mémoire de la communauté et des qualités de leur approche morale de la justice. L’idéal bouddhiste du Nirvana pose quelques problèmes de clarification sur le sens à donner à la capacité pour un sujet de vivre sur terre puis d’être livré à la rencontre d’expériences dans le Nirvana. On doit dans cette perspective, passer à travers d’innombrables cycles de renaissance avant d’être prêt à jouir de la paix définitive. La croyance en une survie personnelle est pratiquement universelle dans la mesure où on la rencontre dans de nombreuses cultures ce qui ne signifie pas qu’elle ait été diffusée sans réticence chez tous les individus qui en font partie.

La survie est-elle possible ?

Cette question ne saurait être posée ici avec toutes ses articulations avec les concepts qui l’accompagnent habituellement comme ceux de l’enfer, du ciel, de la réincarnation mais plutôt avec la prise en compte de la nature de la personne humaine. Ajoutons-y la notion mieux acceptée, sinon comprise du dualisme corps esprit qui facilite plus qu’il ne compromet les voies de raisonnement et leur arrivée à leur point de solution. C’est dans ce sens que l’hypothèse logique d’une « survie dualiste », sorte de survie désincarnée peut être considérée avec un certain sérieux. Elle se heurte cependant à un obstacle notable, celui de l’impossibilité de fournir la moindre notion sur l’identité des personnes « désincarnées » et de ce fait de celle d’en attribuer une aux âmes. Ce que nous savons faire, c’est le corps d’une personne amenée à se décomposer dans une tombe ce qui ne saurait s’appliquer à quelqu’un qui est supposé avoir survécu sans corps.

Identifications

C’est à cet instant qu’on est en droit de se poser la question de savoir si l’on peut identifier ou ré-identifier un sujet totalement désincarné, problème qui peut recevoir une réponse de la part des gens qui comprennent ce que signifie l’option de consulter les spécialistes sachant manier avec compétence et dextérité les experts de médiums sachant faire revenir à leur guise les chers disparus. On peut évidemment se laisser aller à imaginer que l’âme d’une personne a été instantanément remplacée par une autre contenant ou ayant les mêmes souvenirs, montrant les mêmes dispositions. La question qui suit cette hypothèse est celle de se demander si le fait ainsi imaginé est vraiment arrivé ? Il s’ensuit que l’acceptation de l’idée d’un dualisme constitué par l’assemblage du corps et de l’esprit rend fortement improbable l’hypothèse de la survie.

Position des matérialistes

Les matérialistes sont-ils pour autant plus à l’aise pour appuyer l’hypothèse de la survie d’une personne décédée ? Bien sur qu’ils se garderont d’affirmer l’existence de l’immortalité de l’âme mais ils auront à leur disposition l’alternative plus défendable de la résurrection du corps qui est en réalité la vision la plus répandue de la vie après la mort dans les trois religions monothéistes. La liaison entre le corps qui périt et celui qui ressuscite est singulièrement absente de cette construction intellectuelle ce qui conduit à poser la question de l’identité entre la personne ressuscitée et celle qui est morte. Pour pallier cette difficulté, on a pensé à convoquer à cette tentative d’explication la nouvelle création d’un corps doté des mêmes caractéristiques que celui qui vient de périr, mieux, d’en améliorer la facture et d’en corriger les faiblesses et les défauts lors de sa « première fabrication ».

L’homme "amélioré"

Il s’agirait d’une amélioration, voire d’un perfectionnement de la première version du corps, ce qu’on appelle aussi dans le langage moderne « l’homme amélioré » auquel on aurait ajouté les gadgets fabriqués pour en faire une sorte de robot perfectionné. Si cette supposition est acceptable, pourquoi ne pas imaginer dans la foulée d’une telle construction que Dieu serait en mesure de construire plusieurs corps identiques et comme Il est bon, de fabriquer des modèles similaires, si possible en utilisant des particules provenant des mêmes matériaux que ceux qui ont servi à l’élaboration et à la structuration du corps « initial ». Est-ce suffisant pour parler de résurrection ? Si on veut aller plus loin dans la logique de ce raisonnement, il est faut faire allusion à la perspective unique de la première personne, le modèle original, qui pense et qui parle. Les actes accomplis intentionnellement dérivent de l’identité de la personne qui les exécute ce qui rendrait impossible l’intervention d’une 2è personne susceptible d’occuper en premier lieu l’espace d’un corps puis celui d’un autre. Tous comptes faits, il semble que pour les tenants d’une vie après la mort, il serait avantageux qu’ils aient recours au dualisme pour faire triompher leur point de vue.

La Suite sera publiée bientôt...