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Nouvelles par informatique de Berlin

Qu’a-t-il à nous raconter ?

lundi 12 octobre 2009, par Picospin

De Magdebourg à Berlin, à travers les bouleaux de l’Est.

Des cathédrales aux bacs sur l’Elbe

La destination principale de l’escapade au delà du Rhin était Berlin, avec auparavant, une courte halte à Magdebourg, où l’occupation soviétique a laissé des séquelles caractéristiques comme celle d’une sculpture en bois nichée dans une anfractuosité de la célèbre cathédrale, figurant en un raccourci dramatique, les silhouettes de soldats allemands portant le célèbre casque avant d’évoquer les dernières phases du combat lorsque ces représentants de jeunesses sacrifiées en étaient réduits à l’état de squelette, dernière offrande d’une humanité errante après son destin aux dieux de la destruction, vénérés par un petit Autrichien moustachu, à demi paralysé qui se croyait maitre du monde. On peut se demander si ces représentations multiples des facettes du mal n’ont pas fait la balance avec une reconstruction morale, physique, architecturale, organisationnelle qui vient d’aboutir à l’édification d’une des plus belles capitales du monde, des plus originales aussi avec ses énormes verrières regardant un ciel enfin devenu clément et duquel ne tombent plus les bombes destinées à saper le moral d’un peuple à genoux, déchiqueté, éprouvé jusqu’à son tréfonds, affamé jusqu’aux os de squelettes déformés par la maladie, les blessures, la vieillesse, la famine et la soif.

D’amples avenues

Désormais, les avenues sont larges, claires, dégagées, semblant conduire vers un avenir serein et raisonnable sous l’influence plus que la conduite de Angela Merkel dont la symbiose avec la philosophie politique, la science et la spiritualité paraît apte à éclairer les peuples européens sinon du monde vers une lumière qui a tant tardé à se manifester, éclipsée qu’elle était pour un semblant et une illusion d’éternité mise en scène par une folie qui s’est emparée des peuples sous prétexte d’avoir trouvé la solution finale. Cette dernière avait pris une figure protéiforme depuis l’extermination de civilisations et d’ethnies qui avaient eu la malchance de déplaire aux protagonistes de cette pseudo révolution culturelle dirigée vers un renforcement de l’entropie dont le stade ultime pouvait être contemplé à Londres, Dresde, Stalingrad, Hiroshima ou Nagasaki sinon Berlin où se trouvait l’ultime niche de l’Autrichien débarqué en Allemagne pour y créer le néant en moins de 4 ans.

Une haine peut-être ?

A ce bilan, ne pouvait-on pas trouver une raison, peut-être bizarre au premier abord mais qui mérite réflexion : celle d’une haine envers un voisin plus puissant dans ses activités, plus grand dans sa surface, plus intelligent dans ses concepts, sa science et sa philosophie depuis que le génial dictateur a cru bon d’écarter de sa sphère les éléments les plus imaginatifs puisque tous les juifs présents sur ces territoires avaient été priés de quitter le sol sacré ou d’y être brûlés comme autodafé d’une autre lecture de culture qui avait donné à la planète, Moïse et sa culpabilité, Maimonide et sa science, Mendelsohn et son rêve de syncrétisme judéo-allemand, Einstein et sa vision de la physique, sinon Proust et son introduction à la psychanalyse après celle de l’introspection.

Entropie

Soumis à l’entropie, les Berlinois avec les Allemands de Francfort, de Munich et d’ailleurs ont renversé la vapeur pour se diriger vers une direction opposée en tentant d’échapper à la contagieuse pulsion de mort qu’ils avaient eux mêmes choisie au cours d’un élan de démence consécutif aux frustrations sinon aux injustices ressenties auparavant à la suite des conflits, désordres subis. Heureusement, même si le temps se transforme parfois en éternité, ce n’est qu’une apparence qu’il se donne pour montrer qu’il est indestructible avec l’espace et qu’on peut s’attendre à des renversements de situations, des créations d’ornières et de trous noirs dans lesquels chercheront à s’engouffrer globes, planètes, soleils allumés ou éteints, voire détruits par l’explosion. On s’intéresse maintenant au moins à une Europe élargie qui ne serait pas nécessairement réduite à ce que l’on appelle les grandes puissances mais qui engloberait toutes celles qui donnent la vie, la préservent et veillent sur sa qualité.

Un intérêt "intéressé" ?

Est-ce pour cette raison que la presse allemande observe avec intérêt ce qui se passe à l’ouest ? C’est dans cette perspective que le quotidien « Frankfurter Allgemeine Zeitung » relate les péripéties de la série de suicides qui a sérieusement affecté le management de France Télécom, société de laquelle est exigée une enquête sérieuse sur les conditions de travail et les causes du stress infligé aux salariés dont une certaine forme a conduit trop souvent au suicide. Suivant cette logique, les médecins du travail auront la lourde tâche, sinon la responsabilité de surveiller de près le comportement du personnel surtout en ce qui concerne les alertes au suicide contre lesquelles seront déployés désormais des réseaux téléphoniques capables de répondre efficacement aux appels des employés menacés par ces intentions. Ces mesures qui doivent être expérimentées chez Peugeot-Citroën auraient pour objectifs de déceler plus rapidement les problèmes de stress au travail pour prévenir plus précocement toute difficulté dans ce domaine.

Avertissements en série

En raison des avertissements reconnus comme tels par chaque tentative de suicide, l’attention est fortement focalisée sur cette question dans les milieux officiels. Les psychiatres et psychologues insistent sur la nécessité de ne pas succomber à la tentation de rapporter les suicides à une cause unique. Dans les milieux des entreprises, on se plait à rappeler que si le taux de suicides y reste élevé, il se situe cependant dans la moyenne nationale.

Commentaires :

1.Est-ce que les entreprises allemandes craignent d’être victimes de contagions de cette épidémie de suicides à travers la frontière ?

2.Est-ce que le fait de travailler sur un modèle de société qui n’est pas nécessairement celui de France Télécom constitue une méthode d’étude efficace pour endiguer le phénomène du suicide par stress ?

3.Est-ce que l’extension du phénomène français du suicide au travail peut être considéré comme dangereux pour la société française et au-delà pour celle d’autres pays ?

4.Peut-il y avoir un lien entre cette contagiosité de la « maladie suicidaire » et celle de certains éléments d’autres populations qui cherchent le bonheur, sinon le paradis, dans l’autodestruction ?