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Itinéraires d’un brillant juriste

Obama a-t-il pris place à bord du Mayflower ?

Un Américain venu d’ailleurs

dimanche 17 octobre 2010, par Picospin

Voici qu’à la suite de ses dieux trouvés dans le patriotisme parfois incertain du peuple, un homme noir se lève aux Etats-Unis d’Amérique pour conduire cette nation plurielle, multiculturelle, croyante par principe et par historicité en un Dieu protecteur providentiel ou non, en tout cas capable d’insuffler la foi des ancêtres dans l’âme des descendants du Mayflower échoués quelque part près de Cape Code auprès d’Indiens que la légende qualifia de bons et généreux même si ensuite la descendance hollywoodienne a cru, à travers ses productions de série A et B, les massacrer pour le bien de l’Amérique c’est-à-dire de l’humanité.

Les choses ne sont pas aussi simples si l’on songe à la pérennisation des évènements qui se sont déroulés sur la côte orientale des États-Unis d’où est parti pour des dizaines d’années l’anniversaire du débarquement des exilés de Dieu, ceux à qui on interdisait d’exprimer leur foi et qui croyaient pouvoir fonder une nouvelle patrie à partir des frustrations de celles qu’ils venaient de quitter pour rejoindre un paradis sur terre, atteint après une traversée diabolique où se côtoyaient maladies, morts, scorbut et autres maladies, inconfort, et menace de batailles à l’arrivée en terre promise. Cette Amérique s’est bâtie avec le courage des exilés, des exclus, de ceux qui n’ont plus rien à perdre mais tout à gagner, ne serait-ce que dans la construction d’une démocratie de droit divin, rassurante, libre, fraternelle à laquelle devaient s’agréger les malheureux de la terre, les émigrés de tous bords, des plus proches de l’autre côté de la frontière mexicaine aux plus lointains venus des îles du Pacifique, des continents lointains où résidaient encore quelques aborigènes, eux aussi promis au même développement que celui des habitants d’un pays qui allait devenir le plus moderne, le plus industrialisé, le plus rapidement réactif aux nouvelles idées que peut accueillir un groupe humain perméable à l’innovation.

Une nouvelle société est née

Il se trouvait que durant l’édification de cette nouvelle société inventive qui a donné au monde l’électricité d’un côté, la bombe atomique de l’autre par l’intermédiaire d’autres émigrés venus de la vieille Europe en voie de cicatrisation après les profondes blessures taillées par deux idéologies fanatiques et fanatisées, on ne pouvait échapper aux séquelles des racismes produits par les différences entre hommes, qu’elles fussent physiques, traditionnelles, religieuses ou morales. L’exaspération passagère de ces dernières a donné lieu à des rencontres sanglantes entre dominants et dominés comme dans le règne animal où on lynche moins que parmi les humains ce qui démontre que l’âme hypothétique de l’homme se situerait plutôt du côté des animaux. Il y eut ainsi de terribles assassinats parmi les meilleurs des hommes ce que voulait réparer un homme politique venu d’ailleurs qui se donna comme mission la justice des hommes, le combat contre la maladie, la protection contre les dégâts des eaux comme en Louisiane et le bien-être pour tous. Tout le monde ne l’entend pas de cette oreille.

Toujours plus

L’appétit d’argent, la peur d’en manquer et le désir d’en gagner de plus en plus a mu la société comme le faisaient les vrais moteurs à explosion des premiers carosses sortis des usines de Detroit dont l’activité n’est plus qu’un souvenir qui se résout en cultures « bio » propre, d’après les habitants de l’hexagone à transformer en plaisir extrême des sens la nouvelle nourriture capable de remplacer l’ancienne faite de sandwichs conduisant à l’obésité, au diabète et à la morts programmée. On espère que ces dérives seront remises sur le droit chemin, dès lors que comme du temps des Lafayette et Washington, les Français reprendront le dessus pour apprendre aux NewYorkais à absorber des légumes et des fruits de Californie à défaut des fromages français interdits par les dures lois de la communauté européenne.

Questionnement éthique :

1. Est-ce que les principes fondateurs des Etats-Unis d’Amérique inscrits dans la constitution ont toujours été respectés depuis la parution de son décret et l’établissement de sa constitution ?

2. Si oui, comment cela s’est-il passé ?

3. Si NON, pour quelles raisons la constitution n’est-elle ni appliquée, ni respectée ?

4. Quel est son contenu ? former une union plus parfaite, établir la justice, pourvoir à la défenses commune, développer le bien-être général, assurer les bienfaits de la liberté à notre postérité et à nous-mêmes.