Ethique Info

Accueil > Médecine > Obésité américaine

Comment Barack Obama va-t-il la traiter ?

Obésité américaine

Par une couverture de santé globale ?

mercredi 12 août 2009, par Picospin

Le niveau de la santé publique est gravement touché par cette calamité qui, partie d’Amérique, s’empare progressivement du monde entier pour des raisons qui ne sont pas encore toutes connues, toutes révélées mais qui traduisent un certain comportement des diverses couches de la société, une sorte de généralisation d’une manière de se conduire face aux aliments dont la vitesse de diffusion est d’autant plus grande que, contrairement aux siècles derniers, la nourriture ne manque plus de façon dramatique, que la famine s’étend dans certaines populations à risque mais se fait moins sentir dans d’autres.

Pourquoi grossir ?

Chez elles, la suralimentation par certains produits nocifs pour l’équilibre de l’organisme dépend davantage du niveau d’éducation reçu, de la discipline corporelle qu’on s’impose que de l’obligatoire tendance au mimétisme. Ce dernier rassemble dans les mêmes types de restaurant, la même qualité de nourriture, déclenche les mêmes excès et les mêmes privations dont la cause est à chercher dans le coût des produits, la cherté de leur délivrance dans les établissement prévus à cet effet et les antécédents de collectivités et de cultures qui ont pendant longtemps eu faim et qui, parvenues à un niveau social suffisant, retrouvent une nourriture suffisante en quantité, insuffisante, sinon excessive en qualité. C’est cette dernière caractéristique qui provoque la suralimentation par stockage excessif de composants alimentaires qui ne sont pas recyclées dans et par l’organisme.

Trop ou pas assez de dépenses d’énergie

La cause en est le déploiement insuffisant de ce dernier qui économise les dépenses en énergie de façon excessive , faute d’avoir besoin de déplacements par les propres moyens physiques de l’homme, de mobilisations quotidiennes pour répondre aux incitations d’une société qui tend à remplacer les actes de l’homme par des robots ce qui réduit d’autant le recours à la dynamique des gens pour remplir les obligations qu’il s’est donné dans l’activité professionnelle et même ludique. Dans ces conditions, l’envahissement excessif par les corps gras et les sucres de l’organisme se déclenche à la moindre occasion, au moindre écart de régime, à la moindre faute diététique tellement est faible la marge de manoeuvre disponible par les individus et la collectivité pour maintenir les premiers dans un schéma alimentaire et comportemental raisonnable et physiologiquement compatible avec un équilibre pondéral rassurant. C’est à un programme révolutionnaire qu’invite maintenant Barack Obama pour réduire le taux des obésités dans son pays.

Conditions d’une réussite ?

Cette mesure, ce projet, ce plan de santé publique risque de porter ses fruits à brève échéance à condition que les lobbies alimentaires ne contre attaquent puissamment pour inciter les couches les plus fragiles de la population à se bourrer de sucreries ce qui est notamment le cas pour les enfants, adolescents et populations pauvres. Ces dernières n’ont pas d’autres moyens de compenser leur soif de vacances, de ludisme, de grignotage, de papotages qui sont les techniques les plus usitées pour sortir de l’isolement, de la solitude, du manque d’empathie. A moins que cette reconversion supprimant d’un côté des occasions de rencontre et de satisfaction narcissique ne trouve une compensation dans une modification radicale des habitudes, des comportements et des moeurs par lesquels l’accès à des plaisirs plus grands, plus intenses et plus hygiéniques compensera largement les dégâts infligés par la sédentarité et la gourmandise.

Taxes : encore ?

Le gouvernement américain espère que les taxes prévues sur les produits « nocifs » permettront rapidement et largement de financer la couverture de santé pour tous les citoyens qui en sont encore actuellement dépourvues. On ne peut que souhaiter bonne chance à M. Obama dans la réalisation de ses projets qui, à un horizon plus lointain, sont susceptibles d’augmenter considérablement la qualité et la quantité de la main d’oeuvre, de remettre au travail nombre de chômeurs, d’apporter un nouveau sens à la vie aux égarés de l’existence et de rendre leur fierté les trop nombreux citoyens américains qui continuent de crouler sous le poids de leurs propres amas graisseux.

Commentaires :

1. Les facteurs favorisant l’obésité sont liés au genre ou aux circonstances de la vie

2. Le Stress, qui peut engendrer de la boulimie, peut être lié à des conditions de vie actuelles défavorables comme la pauvreté ou le chômage ou comporter une forme d’hyperactivité comme l’insomnie ou des antécédents de traumatismes psychologiques. Le stress est souvent lié à une séparation comme les deuils, une rupture, un changement professionnel. L’obésité peut provenir d’habitudes familiales ou individuelles comme la bonne chère, l’abus d’alcool, de présence à la télévision au cours de laquelle la quantité de grignotage devient excessive.

3. Elle survient parfois à l’occasion de l’arrêt du tabac ou de l’activité sportive, sinon à des modifications endocriniennes à l’occasion de la puberté, de la grossesse ou de la ménopause, sinon à la suite de prise de corticoïdes, psychotropes, anxiolytiques, antidépresseurs, anti-histaminiques ou neuroleptiques.

4. C’est avant tout un phénomène de société qui, par l’effet des conventions et du mimétisme gagne la plupart des couches sociales les moins évoluées où elle sert de compensation aux frustrations de l’existence.