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Les escapades de Darwin (N°2)

On voulait qu’il soit médecin : il s’est occupé de poissons

Histoire d’un génie de la science

mercredi 27 octobre 2010, par Picospin

Comment ces changements se dont-ils produits ? Les enfants de parents qui peuvent se ressembler produisent des enfants qui ne se ressemblent pas, ce qui représente leur diversité. Qui et quel est le point de départ du changement. Deux manchots n’ont pas la même quantité de graisse. Les forts deviennent plus forts et le faible disparait. C’est tout le problème de la sélection naturelle dont les circonstances et les causes sont publiées dès1859 dans « De l’origine des espèces ».

Des lacunes

La théorie est basée sur des faits et des observations qui illustrent puis tentent d’expliquer le mécanisme de l’évolution par la sélection naturelle et de rendre compte des opérations qui y mènent. Pourtant Darwin lui-même se rend compte que sa théorie comporte des lacunes. Comment s’opère le processus ? Il pourrait s’agir d’un mécanisme caché encore inconnu : prenons exemple sur le rat kangourou, qui sert d’amuse gueules du désert, avec son ridicule petit poids de 15 gr. Pour camouflage, il se sert de la couleur du pelage qui se confond avec celle des roches. Il y a des roches claires, noires, et dans le désert, le kangourou, reprend la même couleur du pelage. Les rats kangourou ont tous des ventres blancs. Quel est l’ADN de ces animaux ? Pour le savoir, il suffit de décrypter leur ADN qui contient le secret de la vie. Le stockage des éléments est nécessaire et suffisant pour construire les organismes, à partir d’un code qui contient toutes les informations de ce qui constitue nos gènes. Ils sont ensuite traduits en protéines, les matériaux de notre corps, comme le sont les cartilages et les muscles. Le gène détermine la couleur des yeux, ou donne les fossettes, ce qui n’est pas invariable. Toute cette évolution s’accomplit à partir de l’ovule qui reçoit la moitié de ADN du père et de la mère.

Ovules

Les changements s’accomplissent par une mutation qui est indispensable à la réplication de l’ADN, où l’on peut observer qu’une base A est remplacée par une base E ou G. Si, dans les cellules de reproduction, existent les éléments capables d’induire des mutations, tout peut se réaliser, ne serait-ce que l’action d’assombrir le pelage puisque l’on dispose désormais de quatre séquences A, D, G, E différentes dont on constate de multiples exemples de variations dans la description de ces processus. Comme celui de distinguer les feuilles vertes des feuilles rouges et plus largement, de comparer les gènes des êtres vivants. Comme on le sait, le séquençage complet a d’ores et déjà été réalisé chez l’homme qui devrait avoir un génome bien plus complet que celui des autres espèces si l’on se fie à notre imagination et à notre logique ce qui n’est assurément pas le cas. En réalité, il dispose en tout de 23.000 gènes ce qui représente la même quantité que celle trouvée chez le poulet ou l’épi de maïs. Ce comptage devrait nous inciter à plus de modestie.

Une forme de vie prometteuse

Quoi de plus subtil que cette forme de vie prometteuse. La plupart des embryons se ressemblent au départ, qu’il s’agisse de souris, ou de poulet, sinon de homme qui ne peut être distingué des autres créatures que plus tard. L’embryon est le tremplin de la diversité qui est faite à partir des mêmes gènes clés pour se construire. C’est pour toutes ces raisons que de nombreux chercheurs se sont attelés à la tâche d’étudier une héroïne de la science moderne qui ne provient pas des mammifères : c’est la mouche du vinaigre : qui présente une parade nuptiale lorsque la femelle est ensorcelée par les tâches noires du mâle. Le mécanisme implique le fonctionnement d’un gène dit « homéotique » qui s’active à 2 semaines, et qui appartient à la catégorie de tous ceux à partir desquels sont fabriqués de longs ou de petits becs, plus ou moins larges, puissants de ce gène particulier qui ne fabrique pas de la matière, mais actionne des switchs dont l’action est à l’origine de ce qui crée les grosses différences entre les espèces.

Questionnement éthique :

1. Peut-on parler d’une éthique de la terre pour l’homo sapiens ?

2. Quelles en seraient les conséquences pour lui et ses semblables ?

3. Est-il vrai et vraisemblable qu’il devrait à partir de ce postulat passer du rôle de conquérant de la communauté-terre à celui de membre et citoyen parmi d’autres de cette communauté ?

4. Est-ce que cette éthique implique le respect des autres membres et le respect de la communauté en tant que telle ?