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Economies de bouts de chandelles ?

Où coucher ce soir ?

Sous les tentes ou à la belle étoile ?

jeudi 21 juillet 2011, par Picospin

C’est le moment que choisit notre responsable ministérielle de l’écologie pour expliquer au peuple épris de savoir que les conditions climatiques sont et seront telles qu’il est vain d’en espérer la moindre amélioration.

Les dieux se révoltent

Le mieux serait donc de faire avec et de supporter en silence, dans la sueur et la soif, ce nouveau dessein imposé par des dieux de plus en plus mécontents de l’attitude des hommes sur terre. Dans une solidarité gouvernementale à laquelle il faut rendre un vibrant hommage, le Secrétaire très actif et inspiré au Logement jette des fleurs au moribond ministériel ce qui coute moins cher que de mettre ses économies, fussent-elles à la faible hauteur des finances européennes, à la disposition des plus pauvres, des malheureux sans toit qui auront pour seule perspective à l’entrée de l’automne puis de l’hiver de se réfugier dans les locaux étriqués des bienfaiteurs occasionnels. On a un peu de mal à comprendre une situation dans laquelle on explique aux gens que le pétrole engrange des bénéfices somptueux pour nous permettre de rouler dans des véhicules qui boivent de l’essence comme chameau le fait dans les oasis du désert et qu’en même temps on piétine comme chevaux récalcitrants devant la perspective joyeuse, créatrice et enthousiasmante de rouler en silence et dans la pureté de l’atmosphère - plus que celle des âmes - sous la motorisation des engins électriques.

Une offre charitable et politiquement correcte

Peut-on soupçonner la Ministre de l’Écologie de vouloir offrir à la France un climat plus doux, plus chaud pour y réchauffer à moindres frais, sinon sans frais du tout, les os fragiles des vieillards qui attendent dans une illusoire espérance que la fameuse solidarité joue un rôle minuscule de figurant pour leur apporter un confort auquel ils n’ont jamais eu droit. Quelles économies de bouts de chandelles compte-t-on faire en haut lieu au détriment des vieux rejets au profit des jeunes produits de la nation, porteurs de tous les espoirs et à ce titre, dépositaires des capitaux d’une collectivité qui se pavane en flattant ses réalisations exceptionnelles, ses produits inimitables et ses inventions uniques, estampilles de l’imagination débridée, du génie d’un peuple qui oublie ses vieux os jetés dans les poubelles de l’histoire mais aussi, plus rarement quand quelques bébés et fetus sont abandonnés en vue de conservation dans des réfrigérateurs asiatiques. Un nouveau plan va faire les délices de leurs fabricants au prix d’une autosatisfaction permanente et d’un nombrilisme visible au point de se considérer comme génie de l’adaptation quand il ne s’agit que de modifications mineures à partir d’une gadgétisation digne des concours Lépine.

Un observatoire de plus

Un observatoire, à côté de tant d’autres va faire son apparition pour étudier le comportement des insectes développés à la faveur d’une élévation de température si faible qu’elle va inciter quelques nouveaux spécimens à prendre le chemin des forêts, des literies pour chatouiller les muqueuses du nez et de la gorge. Echaudés, - si l’on peut dire - par la précédente canicule de 2003 qui avait envoyé dans les maisons de retraite, nues de tout équipement de climatisation des vieillards déshydratés, dépourvus de vivres, d’eau et d’affection, on va se pencher sur les rails déformés par la chaleur autant sinon plus que sur les indispositions passagères ou définitives des personnes dont la fin de vie a été accélérée par la brusquerie des intempéries, sinon le départ vers des horizons européens d’un cardiologue antibois, voué jusque là à combattre l’euthanasie volontaire longtemps et intensément fustigée par les conservateurs de la vie, même si cette dernière risque de manquer de qualité, de confort et de joie. C’est cette initiative que développe actuellement une association américaine dont le but est d’aider les familles pauvres et en difficulté à trouver de l’aide autour d’elles pour améliorer leurs conditions de vie et se lancer dans une recherche dont la mutualisation des rapports, des informations et des conclusions devrait permettre d’améliorer la gestion de leurs économies, de réduire le montant des dettes, d’augmenter la qualité de leurs dons, celle de leurs enfants et de leur insertion dans la vie professionnelle.

Améliorer les résultats

Les améliorations des résultats à attendre de ces politiques pratiques passent par l’établissement d’un inventaire qui vise à mettre en relief les forces et faiblesses individuelles et collectives pour en développer les avantages et en diminuer les inconvénients. Une telle procédure devrait assurer un renforcement de l’aide mutuelle sans interférer dans l’organisation individuelle, sinon intime de la famille et sans se lancer dans des conseils ou des modes de guidage. Ce programme risque de piéger certaines communautés plus fragiles que d’autres dans la mesure où les conseillers sont tentés de répondre trop vite aux sollicitations des requérants. C’est par exemple le cas de l’assistance contre-productive que réalise un déséquilibre entre le fait de guider un groupe en perdition et de le laisser chercher puis trouver par lui-même les réponses appropriées à ses questions. C’est ainsi qu’une organisation bancaire à la tête de laquelle agit un prix Nobel, conseille de ne pas se laisser entrainer à déclencher trop vite des opérations de sauvetage à partir de solutions plus imposées ou prescrites que proposées. L’idée derrière cette stratégie réside dans le fait qu’on sort de la pauvreté à partir du moment où les gens maitrisent leurs choix et prennent leurs décisions. Un des exemples donnés par cette nouvelle forme d’aide sociale est de ne pas considérer suffisamment ses forces et ses avantages.

Les zones d’éducation difficiles

Quand on évoque l’existence d’une zone d’éducation sensible envahie par le racisme, l’usage immodéré de drogues, la brutalité ou l’extrême pauvreté malgré les gros investissements pour améliorer ces conditions difficiles, et qu’on commente ces échecs par l’argument que seulement 50% des élèves sont sortis diplômés de ces institutions, la réaction positive a été d’insister sur le succès de 50% d’autres étudiants ayant réussi à se sortir de cette galère. Les questions auxquelles il fallait répondre consistent à demander des explications sur les points ayant été traités différemment par les élèves et familles en échec par rapport à ceux ayant été couronnés de succès. Un tel procédé où l’on insiste sur ce qui fonctionne bien a été appelé « Dérive positive » en s’appuyant sur ce qui marche et en négligeant ce qui échoue. Au Vietnam, des villageois qui ont identifié les familles qui avaient des enfants en bonne santé, se sont demandé quelle en était la raison.

Adoption de nouvelles pratiques

Ils avaient adopté des pratiques rares dont la consommation d’aliments très nutritifs qui n’étaient pas donnés habituellement aux autres enfants et celle de se laver les mains avant de passer à table. Ne faut-il pas observer les habitudes des familles qui ont adopté les procédures les plus banales comme les plus exceptionnelles ? Lorsqu’il existe une dérive par rapport à la norme, et que son application réussit, elle entraine un changement par rapport aux attentes qui répondent par les murmures dans la forêt et les clapotis des ruisseaux s’écoulant régulièrement en ondulations harmonieuses au fond de leur lit.

Questionnement éthique :

1. Est-ce que la pensée éthique montre comment les questions du bien et du juste peuvent être formulées à un moment où on ne peut plus faire appel à des valeurs morales immuables et transcendantes ?

2. Est-il vrai que, selon le mot de Sartre, aucune morale ne peut plus indiquer ce qu’il y a lieu de faire en l’absence de tout signe visible dans le monde ?

3. Est-ce dans ce sens que l’éthique implique un questionnement sur la norme et se trouve confrontée à l’absence de critères moraux immuables ?

4. Est-ce le vide auquel seraient confrontées les valeurs morales en particulier au niveau de l’empathie et de ses conséquences sur l’aide et l’assistance à l’autre pour le maintenir dans sa dignité ?

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