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Les exploits d’un écrivain

Où est passé Jules Verne ?

Descente au fond de la Terre

jeudi 28 mai 2009, par Picospin

Très flatté par cette qualité, je m’empresserai de réserver mon premier ticket de voyage pour explorer l’univers comme jadis le faisaient les voyageurs qui s’embarquaient à bord de n’importe quelle nacelle conçue par Jules Verne qui offrait, grâce à l’acquisition d’un livre d’aventures pour quelques francs, offrait une éventualité, que dis-je, une occasion inespérée et exceptionnelle de partir à la conquête des étoiles, des nébuleuses, pour y rencontrer et faire quelque causette avec d’autres voyageurs de l’au-delà qui ne sont pas nécessairement tous des hominidés ayant perdu prématurément la vie.

La vie au grand air

Peut-être avait-il une préférence pour la vie au grand air, celle qu’il pouvait aborder en ballon plutôt que les explorations géologiques qu’il projetait d’organiser pour se rendre au centre de la terre où, évidemment, il devait faire plus chaud et même brûler ? Après tout, les gens de bien ont préféré pendant longtemps s’exposer aux radiations solaires, avec leur composante dangereuse que sont les ultraviolets et rester au bord des plages, enfouies dans et sous le sable comme des phoques en attente de refroidissement par les prochaines vagues à venir s’échouer sur les plages. Comme la société d’aujourd’hui prend une attitude plus rigoureuse actuellement envers les us et coutumes des individus et des collectivités, notre écrivain imaginatif n’a pas échappé à la règle et devint l’objet de toutes les critiques, commentaires négatifs sur ses opinions politiques et plus généralement philosophiques. N’est-ce pas devenu pour lui une seconde liberté que de pouvoir à l’envie se libérer de ses ancres pour se promener dans le cosmos comme on se déplace dans le firmament. Là, en dehors de tout lien, de toute attache de l’esprit, il put naviguer à sa guise, explorer le fond des mers et faire la niche à ses devanciers qui avaient vu très tôt que le Nautilus allait accoucher des sous-marins des nouvelles générations utilisant une énergie propre, ne laissant que de rares déchets et de ce fait parfaitement adaptée au monde contemporain si bien chanté par Cohn-Bendit, José Bové, Eva Joly qui auraient eu grand plaisir, avant de s’embarquer pour le Parlement de Strasbourg et les bords du Rhin, à y engoufrer pour jouir du confort exceptionnel qui y était offert, de la vitesse avec laquelle il se déplaçait et de la solidité de sa construction avec deux coques, l’une intérieure, l’autre extérieure, réunies entre elles par des fers en T qui lui donnent une rigidité extrême.

Une belle brochette

En effet, grâce à cette disposition cellulaire, il résiste comme un bloc, comme s’il était plein. Son bordé ne peut céder ; il adhère par lui-même et non par le serrage des rivets, et l’homogénéité de sa construction, due au parfait assemblage des matériaux, lui permet de défier les mers les plus violentes avec « ces deux coques fabriquées en tôle d’acier dont la densité par rapport à l’eau est de sept, huit dixièmes. La première n’a pas moins de cinq centimètres d’épaisseur, et pèse trois cent quatre-vingt-quatorze tonneaux quatre-vingt-seize centièmes. La seconde enveloppe, la quille, haute de cinquante centimètres et large de vingt-cinq, pesant, à elle seule, soixante-deux tonneaux, la machine, le lest, les divers accessoires et aménagements, les cloisons et les étrésillons intérieurs, ont un poids de neuf cent soixante et un tonneaux soixante-deux centièmes, qui, ajoutés aux trois cent quatre-vingt-quatorze tonneaux et quatre-vingt-seize centièmes, forment le total exigé de treize cent cinquante-six tonneaux et quarante-huit centièmes. Heureux Verne qui n’avait pas besoin de producteurs de cinéma fous pour financer son imaginaire et pouvait se contenter des voyages et impulsions générées par ses neurones, axones et dendrites pour devenir un capitaine, un amiral, un commandant des forces de l’Atlantique, du Pacifique ou de la Méditerranée.