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Un grand voyageur

Où et comment trouver Picospin ?

Les aventures de Picospin

jeudi 14 août 2008, par Picospin

Elle avait défié le monde en lui promettant l’égalité dans la misère, la pauvreté, la désaffection du grenier à blé de l’Europe et l’ouverture de somptueux camps de concentration et de cliniques psychiatriques dont beaucoup revenaient plus propres encore après avoir subi le plus efficace des nettoyages, celui du cerveau sinon celui de l’ethnie.

Un réfugié

Où a-t-il trouvé refuge ? Auprès des deux chefs d’état interchangeables de Moscou qui ont assurément un don exceptionnel pour les langues, comme chacun sait puisqu’ils savent répondre par un « oui » convaincant, un « DA » musical aux propositions des uns qui signifie dans leur pour eux un « NIET » tonitruant ? Est-il passé par une villa du Président des Etats-Unis ou de sa secrétaire aux Affaires étrangères qui, après une tasse de café du Costa-Rica, lui a offert un coffret de ses disques sur la surface desquels étaient enregistrées les œuvres les plus classiques du répertoire de Bach à Chopin, de Beethoven à Mozart ou à Bartok. Elle avait tenu à jouer des extraits de ce répertoire devant un parterre de connaisseurs qui étaient venus, là, dans les appartements dédiés à cette brillante Ministre, depuis Dick Cheney, fin connaisseur des gammes et des accords sur le mode mineur et son compère en pirouettes diplomatiques sur le front des troupes.

Des personnalités

Cette fois, ils ont d’un commun accord décidé de se moins montrer, de remplacer l’exhibition par la discrétion qui sied quand le prix du pétrole monte et que le bienêtre des gens diminue. Au détour d’une rencontre fortuite à Bruxelles ou à Strasbourg, elle avait effleuré le haut de la joue tannée de Bernard Kouchner et mangé un peu de soupe sur le haut du crâne de Sarkozy qui tous deux s’en étaient allés dire un petit bonjour à nos compères russes pour leur taper sur l’épaule - qu’ils avaient solide - et leur demander si par hasard, ils n’avaient pas envie de se reposer sur une plage de la Mer Noire. Sur quoi, l’invitation fut étendue aux visiteurs chargés de présents, juste pour qu’ils se changent les idées avant de rendre compte aux chefs d’état européens des résultats qu’ils avaient obtenus, des traités qu’ils avaient arrachés de main de maître et des promesses soutirées aux géants russes.

Maîtres du Kremlin

Après tout, ils n’étaient pas si méchants que ça, ces deux poids plumes qu’on pouvait soulever d’une seule main mais qui vous collaient aux doigts une fois qu’ils avaient décidé de faire un voyage de courtoisie auprès de la maison de naissance du camarade Staline, de commémorer ses actions d’éclat, juchés sur des chars traversant de part en part non seulement la poitrine fragile des Géorgiens mais encore l’étendue de la Géorgie du nord au sud. Toujours ensemble, n’écoutant que leur grand cœur – celui d’un médecin dévoué à toutes les causes de bienfaisance et celui d’un homme de bien qui s’attaque à tout ce qui empêche les hommes de se mieux comprendre et de s’aimer davantage - ils étaient sans doute auprès de Laure Manoudeau dont on ne parvenait toujours pas à sécher les larmes coulant à flots dans une piscine d’eau douce qu’elle venait déjà d’arroser de l’écoulement intarissable de ses sécrétions lacrymales, en réalité amorcées bien avant le récent épisode de Pékin, déclenchées par un vague Italien qui n’avait rien de la prestance et de la musculature de Phelps, un fameux nageur américain.

Réconfort chez Angela

Ou bien, n’était-il pas auprès d’Angela la douce, la consolatrice qui lui récitait des strophes de Tristan et Yseult lui rappelant ses aventures amoureuses du passé que seul un romantisme exacerbé pouvait à ce point raviver dans sa mémoire. Il en pleurait d’émotion et de joie à la fois en se disant que cette Europe après tout, malgré le mal que l’on pouvait en penser et en dire permettait d’atteindre de grands moments d’affectivité, de chaleureuse amitié, de solidarité et d’intense communion. Rasséréné par ce discours qu’il se tint à lui-même avant de le diffuser aux autres, il prit le train pour Paris afin de se mettre à rédiger les mémoires relatives à ce fantastique voyage et aux émois et aux troubles que son âme perçut avec une intensité encore jamais atteinte.

Questionnement éthique :

1. Est-ce qu’en politique, on peut ou on doit accepter les mêmes critères éthiques que ceux qui ont cours dans d’autres domaines de la vie en société ?

2. Est-ce que les démarches entreprises au nom de l’UE répondent à des critères éthiques, politiques ou personnels ?

3. A-t-on le droit d’apporter un peu de fantaisie dans l’écriture lorsqu’on met en scène un personnage fictif, inspiré de la philosophie, de la politique ou de la vie spirituelle pour embellir la réalité ou "l’enchanter" ?

4. Que peut-on attendre d’une intervention politique dans les affaires d’états étrangers qui ne la demandent pas expressement ?