Ethique Info

Accueil > Société > Où l’on voit que tout le monde peut servir à quelque chose

L’égalité des chances ?

Où l’on voit que tout le monde peut servir à quelque chose

Pour peu que les idées soient claires et la tête bien faite

vendredi 21 août 2009, par Picospin

C’est un fait dont il faut tenir compte, se permet-il de conclure. Ce « fait » est loin d’être facile à vérifier, puisqu’il n’existe en France aucune statistique « ethnique » permettant de déterminer l’origine des délinquants car il est interdit d’y établir des statistiques de ce type.

M. Le Pen sort du silence

« Les chiffres de M. Le Pen sortent de nulle part », résume Christophe Soullez, directeur de l’Observatoire national de la délinquance. Comme ce type de calcul ou de comptage est difficile à mettre en place après en avoir étudié puis défini la méthodologie, le président Sarkozy s’est prononcé contre mais, face à la complexité de la question, a nommé Yazid Sabeg commissaire à la Diversité et l’a chargé d’un rapport sur le sujet pour analyser les moyens mathématiques, ethniques et statistiques de compter les Noirs et les Arabes. Cette innovation risque de susciter dans la population une réaction hostile même si une forte proportion peut s’estimer satisfaite d’avoir continuellement à sa disposition une classification permettant d’archiver, d’indexer, de répartir les différents courants et origines des populations vivant en France selon leur origine, leur provenance sinon leur appartenance sociale, religieuse, ethnique, sinon politique.

Un responsable appelé Sabbeg

La personnalité chargée de mettre en place et d’organiser ce type de comptage, devrait dévoiler son plan et proposer que l’on modifie la loi pour compter les Noirs et les Arabes. Jusque-là, la France tentait de garantir à chacun l’égalité de traitement. Dans l’idéal, ce système donne sa chance aux meilleurs, quelle que soit l’origine ou la couleur de peau. La réalité est plus mitigée. Au nom de ces difficultés, certains demandent que l’on garantisse non plus l’équité du processus de recrutement, mais son résultat. Afin de refléter, dans les entreprises, l’administration ou dans les médias la composition ethno-raciale de la société, une répartition plus juste mériterait d’être mise au point qui assurerait la justice et l’équité des attributions, des nominations de sorte qu’aucun fragment de la population ne se sente frustré et que chaque groupe vivant dans ce pays reconnaisse justice et égalité dans les répartitions des postes, fonctions et responsabilités.

Quelle répartition ?

Dans l’absolu, il faudrait alors imposer quelque 10 % de Beurs et 5 % de Noirs dans les grandes écoles, sur le petit écran, dans l’entreprise, en politique. Cette méthode aux résultats rapides, mais brutale en période de crise peut s’avérer dangereuse en cas de crise si elle exacerbe les frustrations, les jalousies et les sentiments d’inégalité. Qui risque de dresser « Benoît contre Mohammed », selon les termes du président. Dès lors, d’autres spécialistes proposent des statistiques ethniques, « pour faire le point », sans quotas. Cette mesure pourrait être en demi-teinte si elle favorise l’étiquetage communautaire, sans résoudre les discriminations. L’opinion, elle, reste attachée au modèle français qui considère des individus et non des communautés. Près de 55 % des Français interrogés dans un récent sondage ne croient pas à l’efficacité de ces mesures. Le Conseil constitutionnel comme la commission présidée par Simone Veil refusent d’ailleurs ce dénombrement des minorités, sans base scientifique, et n’ont autorisé que ponctuellement des études de ressenti encadrées par la Cnil. Cependant, à gauche, comme à droite, les partis semblent acquis à l’idée qu’il faudra compter.

Pourquoi, pour qui, comment compter et comptabiliser ?

Pourquoi compter ? Il y a quinze ans, la France opposait encore avec fierté son modèle de métissage à la ségrégation américaine. Aujourd’hui, les immigrés maghrébins sont trois fois plus au chômage que les nationaux. Pour certains, la cécité raciale ferait le lit de la discrimination. Refuser de compter reviendrait à cautionner les comportements, attitudes, convictions de certains, ne serait-ce que les chefs d’entreprise qui regrettent l’absence de tableaux de bord pour agir. Au sein des partis politiques, le comptage gagne des adeptes, ralliés sur un concept simple : « Il faut faire quelque chose. » Mais selon que l’on recense des appartenances ethniques, raciale, voire religieuse, ou que l’on constate des parcours de migrations, les résultats seront fort différents pour le devenir de la société française. Qui compter ? Faut-il dénombrer les Noirs, les Arabes, les Asiatiques, les Blancs, les musulmans, les juifs, tous ceux qui s’estiment discriminés ou limiter cette enquête aux minorités visibles comme les Kabyles ou les harkis ?

Se fondre dans la masse ?

« Tant d’années à tenter de se fondre dans la masse des Français, pour finalement cocher la case arabe serait certes douloureux », assure un fils de harki. Les métis devront-ils, à l’américaine, se considérer comme Noirs ? Les opposants au comptage ethno-racial regrettent cette prime à « ce qui sépare, à la différence, risque de devenir le facteur explicatif pour tout et de figer des races pour longtemps », insiste un délégué à l’égalité des chances. Comment compter ? Chaque méthode présente vertus et effets pervers. Yazid Sabbeg, actuellement mandaté par la Présidence de la République pour mener à bien le projet, propose que les salariés volontaires déclarent anonymement s’ils sont arabes, noirs...mesure qui donnerait l’avantage d’éviter un fichier ethnique. L’estimation risque d’aboutir à un résultat assez flou, sans référentiel, et renvoie à « une appartenance communautaire ».

Africains et Maghrébins

Si les Africains et leurs descendants semblent prêts à se déclarer « Noirs, car on ne risque pas d’être pris pour des Blancs », les Maghrébins se montrent plus réticents car ils redoutent d’être renvoyés sans cesse à leur origine. Pour éviter l’assignation communautaire, le « Haut Conseil à l’intégration », tout comme la communauté des chercheurs, proposent la méthode géographique. Cette dernière s’appuie sur la constatation d’un parcours et repose sur la statistique publique. L’Insee peut, d’ores et déjà, recenser la nationalité et le lieu de naissance des individus et de leurs parents. Cela permet d’ores et déjà de faire émerger des statistiques sur la deuxième génération, de suivre son parcours scolaire et professionnel et d’adapter les politiques publiques en fonction des résultats bruts obtenus pendant que la troisième génération pourrait, dans ces hypothèses retourner à l’anonymat de l’intégration.

Questionnement éthique :

1. Est-ce que l’anonymisation offre la seule garantie d’un fonctionnement juste, égalitaire, entre les individus qui composent des groupes définis dans la société française ?

2. Si on ne peut parler de rien et n’évoquer aucune spécificité, comment peut fonctionner une société dans laquelle les particularismes, les traditions, les religions, les coutumes restent cachés aux yeux des autres par crainte de révéler des caractéristiques dangereuses, mal jugées ou répréhensibles ?

3. Pour quelles raisons devrait-on cacher ses appartenances ?

4. La véritable démocratie ne consiste-t-elle pas à échanger des opinions, des réflexions, des points de vue même et surtout s’ils sont opposés ou non conformes à la "pensée unique" ?

Messages

  • Les jeunes États de continuer avec ce nom est ugg pas cher 90 femme ugg pas cher voeux avec, mais qui a été mis sur sa tête cet été herbe pensées ugg pas cher alimentaires. l’herbe d’été, vraiment jamais entendu parler de ces nike 3.0 pas cher bactéries. Cordyceps seulement seulement entendu, mais ugg soldes aussi mangé, mais il n’est pas entendu bottes ugg 3 femme herbe d’été ...... Chapitre suivant : nuit Soixante-dix ugg pas cher 90 soldes neuf chapitres : Late Night soir de la fête, le bottes ugg foot locker vent a commencé à souffler vers le haut. Mais, le vent n’est pas très grande. Regardez ugg france la situation, ce soir sera souffle une vente ugg pas cher classic bw tempête.