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Sagesse

PSA et cancer de la prostate

Quelle solution choisir ?

mardi 11 octobre 2011, par Picospin

En raison de cette conjoncture déséquilibrée, je m’en suis retourné à la lecture du New York Times qui parle benoitement des résultats, avantages et inconvénients du dosage des PSA pour détecter la moindre menace de cancer de la prostate dont les effets ne sont pas constamment bénéfiques pour tout le monde.

Nombre de patients sortent de cette épreuve techniquement bénigne mais lourde de conséquences sur le psychisme et l’humeur avec une profonde déprime et une perspective noire de leur avenir immédiat et lointain. C’est pour cette raison que je me suis attaché à analyser l’article du quotidien américain et des commentaires qui lui sont attachés. Il est à espérer que cette information aura plus d’importance sur le moral des troupes que la connaissance précise des scores obtenus par les candidats PS et non PSA à la Présidence de la République. Je vous livre le contenu de cet article dans sa nudité, celle qui est exigée par tout médecin dans sa recherche de la vérité physique éventuellement à confronter à la réalité biologique telle qu’elle sort des urnes contenant les éléments liquides et figurés du sang et des urines. Que dit cet article ? Tout est parti d’une information selon laquelle sur incitation du gouvernement américain, il est conseillé de ne plus recourir à des analyses du sang pour détecter l’existence d’un cancer de la prostate qui est sensé faire plus de mal que de bien. Cette nouvelle a été publiée par une des meilleures revues américaines, sur les bases d’une justification scientifique selon laquelle les mâles américains n’ont plus ni intérêt ni avantage à recourir à un examen annuel des PSA, cet antigène spécifique du cancer de la prostate. Pour être sur de leur fait, les membres de l’équipe chargée du survol de cette enquête épidémiologique ont préféré s’entourer de toutes les garanties avant de diffuser une nouvelle qui risque de changer aussi bien les mentalités de la population que celle des équipes médicales. Les contrôles effectués sur d’impressionnants lots de patients aussi bien en Europe qu’aux USA ont montré qu’il n’y avait aucun avantage à se soumettre à ces enquêtes systématiques. En Europe, chez les hommes ayant subi ces tests la mortalité aurait diminué de 20 % mais comme cette mortalité avait été très faible les bénéfices de la détection systématique l’ont été également. Ce résultat signifie seulement que la population ainsi étudiée n’a tiré aucun bénéfice de cette étude. Aux USA, les personnes soumises à la détection avaient de toute façon une plus grande probabilité de détection d’un cancer, ont reçu un une proportion accrue de procédures médicamenteuses et avaient aussi un risque accru de mourir d’un cancer que ceux issus du groupe dit de contrôle. Ces résultats s’expliquent par le fait que dans la plus grande majorité de la population masculine, la détection de cellules cancéreuses prostatiques reste parfaitement asymptomatique et n’induira aucune atteinte ultérieure. Comme ces individus savent à partir des constats biologiques que leur corps est infesté de cellules cancéreuses, ils exigent d’être traités de façon radicale par prostatectomie ou irradiation ce qui provoque des douleurs, de l’incontinence et de l’impuissance. La surenchère thérapeutique consécutive aux résultats des tests sanguins est liée à la prise de conscience intime des malades que le cancer va se mettre à progresser dans leur corps pour finalement les conduire à leur mort. Certains médecins pensent que la mise en place de détections systématiques a manifestement diminué la fréquence de la maladie alors que d’autres que leur abandon constitue un retour en arrière coupable et nocif pour la santé publique américaine. Au milieu se placent d’autres équipes qui tentent de modérer ces ardeurs interventionnistes et abstentionnistes pour invoquer un équilibre justifié en proposant de ne conduire des analyses systématiques que chez les patients à haut risque.
La voie de la sagesse ? De l’éthique ou des deux ?

Messages

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