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Pas assez ou trop de médicaments ?

dimanche 4 mai 2014, par Picospin

Comme on était heureux au lendemain de la 2è guerre mondiale de disposer des antibiotiques grâce au génie et surtout la chance du chimiste britannique Fleming d’avoir donné naissance à l’antibiothérapie qui permettait dorénavant de prévenir les complications infectieuses des agressions du corps humain par les bactéries qui y provoquèrent des attaques des tissus par ces petites bêtes venues d’ailleurs et qui s’opposèrent à la cicatrisation et à la guérison des plaies, des contusions, des coupures, de toute intrusion dans le corps de délabrements par des objets sales, porteurs de microbes.

Ils trouvaient un terrain favorable à leurs exploits dans les tissus, muscles, os, vaisseaux, auxquels ils apportaient des éléments infectieux. Les produits pharmaceutiques apparus à le fin des années 45 commencèrent à protéger les vies humaines de l’attaque par des corps étrangers qui dorénavant pouvaient être éradiqués grâce aux effets positifs, quasi miraculeux de certains d’entre eux. On se jeta avec ferveur sur ces nouvelles créations, fruit à la fois de l’expérimentation et du hasard. On était su heureux de pouvoir vaincre l’infection qu’on s’en protégeait pour un oui ou pour un non. On arrosait les plaies de ses nouveaux produits dont on attendait qu’ils préviennent toute infection, qu’ils empêchent toute complication et qu’ils assurent une prévention totale, absolue contre toute invasion des tissus blessés et mortifiés par les microbes, ennemis de l’homme depuis la révolution pastorienne et empêcheurs absolus de tourner en rond des opérations chirurgicales. Alexander Fleming est un biologiste et un pharmacologue britannique, né le 6 août 1881 à Lochfield (Darvel (en)), Ayrshire en Écosse et mort le 11 mars 1955 à Londres. Il a publié de nombreux articles concernant la bactériologie, l’immunologie et la chimiothérapie. Ses découvertes les plus connues sont celle de l’enzyme lysozyme en 1922 et celle d’une substance antibiotique appelée pénicilline qu’il a isolée à partir du champignon Penicillium notatum en 1928, découverte pour laquelle il a partagé le prix Nobel de physiologie ou médecine avec Howard Walter Florey et Ernst Boris Chain en 1945. La découverte accidentelle de Fleming en septembre 1928 permettant d’isoler la pénicilline a marqué le début des antibiotiques modernes. Très tôt aussi, Fleming s’est rendu compte que les bactéries développaient une résistance aux antibiotiques chaque fois qu’on utilisait trop peu de pénicilline ou pendant une période trop courte. Almroth Wright avait prédit cette résistance aux antibiotiques même avant qu’elle eût été observée expérimentalement.
Dans beaucoup de ses discours à travers le monde, Fleming a insisté sur une utilisation correcte de la pénicilline. Il a recommandé de ne pas l’utiliser sans raison et en dehors d’un diagnostic correct, de ne jamais en utiliser trop peu, ou pendant une période trop courte, car c’est précisément dans de telles circonstances que se développe la résistance des bactéries aux antibiotiques. Il avait eu parfaitement raison de prévenir le monde médical du danger d’administrer le produit qu’il avait promu à tort et à raison. C’est pourtant ce que ne manquent pas de faire des soignants mal informés, incomplètement formés et qui veulent se protéger de toute complication et de tout accident d’ordre médical pour n’avoir pas eu recours aux nouveaux traitements disponibles. L’histoire lui a donné raison. La preuve…