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Que faire aujourd’hui ?

Pas de journaux

Remplacer ?

jeudi 30 octobre 2008, par Picospin

Cette situation risque de se reproduire. Devons-nous organiser un service qui permette de prendre la place des organes d’information ou tout au moins de traiter parmi les thèmes habituels des quotidiens, ceux pour lesquels nous ressentons une certaine affinité sinon une certaine compétence ?

Berlusconi et le savoir

Nous pourrions par exemple nous intéresser à la situation de l’éducation en Italie où des centaines de milliers de personnes sont dans la rue pour protester contre la mise en application des décisions de Berlusconi, approuvées par le Parlement et qui visent à transférer les missions de l’enseignement primaire, sinon secondaire aux établissements privés au détriment du secteur public. Des centaines de milliers de manifestants étaient attendus à Rome, jeudi 30 octobre, à l’occasion de la grève générale de l’école à l’appel des trois principales confédérations syndicales du pays. Cette nouvelle journée de mobilisation contre les coupes budgétaires du gouvernement de Silvio Berlusconi arrive au lendemain de l’adoption définitive, par le Sénat, du très controversé texte de la ministre de l’éducation qui apporte d’importants changements à l’école, en particulier dans le primaire. Une telle mesure semble à distance catastrophique pour la jeunesse d’un pays qui risque de basculer du message laïque, qui ne l’est pas complètement en Italie, à un message religieux dont pourrait s’emparer n’importe groupe visant à diffuser un enseignement teinté d’idéologies obscures, en tout cas différentes de celles officiellement proposées par l’état. Des centaines de milliers de manifestants étaient attendus à Rome, jeudi 30 octobre, à l’occasion de la grève générale de l’école à l’appel des trois principales confédérations syndicales du pays. Celles-ci s’opposent aux nouvelles dispositions sur l’enseignement qui obligent chaque établissement, selon le texte, à élargir le temps de l’enseignement, mais sur ses fonds. Pour les contestataires, continuer à envoyer les enfants à l’école l’après-midi nécessitera un service de cantine privé et des classes d’étude payantes.

Précarité attendue

Ces conditions ont déclenché des affrontements entre plusieurs milliers de manifestants venus protester et un groupe d’étudiants d’extrême droite. Le bilan est de quatre blessés, deux arrestations et une vingtaine d’interpellations. Après les échauffourées avec la police, mardi 21 octobre, à Milan, ce sont les premiers incidents graves de cette mobilisation qui, jusqu’à présent, a été pacifique et ne cesse de prendre de l’ampleur. Dans la journée de mercredi, les assemblées et les manifestations se sont poursuivies un peu partout. A Naples et à Milan, des manifestants ont bloqué des gares de chemin de fer. Les nouveaux textes constituent-ils une dérive sérieuse des missions d’enseignement confiées par les individus, les citoyens, aux responsables de l’éducation ? A première vue, cette interrogation a de grandes chances de générer une réponse positive. Les coupes sombres taillées dans les programmes seraient nécessaires dans la mesure où "97 % du budget (de l’éducation) est englouti par les salaires des personnels". Selon la réforme, 7 % des effectifs, soit 87 000 postes d’enseignants, disparaîtront d’ici à quatre ans, afin de réaliser 7,8 milliards d’euros d’économie. Pour y parvenir, la disposition la plus controversée du texte prévoit de revenir au principe d’un enseignant unique par classe dans le primaire (ils sont aujourd’hui trois enseignants pour deux classes) et de ramener la semaine scolaire à 24 heures, contre 35 heures de cours et 5 heures de cantine dans la majorité des écoles aujourd’hui. Cette dernière disposition risque de mettre fin à l’école dite "à temps plein", qui scolarise aujourd’hui les enfants huit heures par jour, cinq jours par semaine. C’est cette remise en question du "temps plein", après l’annonce du retour de la note de conduite qui deviendra déterminante pour le passage en classe supérieure, qui a mis le feu aux poudres.

Après un faux temps plein

De l’école primaire, la mobilisation s’est ensuite propagée à l’enseignement secondaire et à l’université, qui sont concernés par des coupes budgétaires de l’ordre de 1,5 milliard d’euros. Ces réductions de crédits, votées dans la discrétion en août, font partie du plan sur l’université que la ministre de l’éducation fera bientôt connaître. Une grève générale est prévue le 14 novembre. On ne compte plus les facultés occupées. La menace de faire intervenir la police pour les "libérer", que Silvio Berlusconi a fait récemment planer, avant de se rétracter, n’a fait que renforcer la détermination des étudiants. La mobilisation continue avec, particularité, des leçons données en plein air pour ne pas interrompre le cours des études. Devant le Parlement, le Colisée ou encore le Dôme de Milan, les étudiants prennent leurs notes. Enseigner, c’est transmettre à la future génération un corpus de connaissances (savoir et savoir-faire) et de valeurs considérées comme faisant partie d’une culture commune. Il est souvent facile de confondre enseignement et éducation. En effet, ce dernier terme, beaucoup plus général, correspond à la formation globale d’un individu, à divers niveaux (au niveau religieux, moral, social, technique, scientifique, médical, etc.). Le terme enseignement, de son côté, se réfère plutôt à une éducation bien précise, soit celle ’de la transmission de connaissances à l’aide de signes’[réf. nécessaire]. « Signes » et « enseignement » dérivent d’ailleurs de la même racine latine. Ces signes utilisés pour la transmission de connaissances font, entre autres, référence au langage parlé et écrit.L’éducation ne se limite pas à l’instruction stricto sensu qui serait relative seulement aux purs savoir et savoir-faire (partie utile à l’élève : savoir se débrouiller dans le contexte social et technique qui sera le sien). Elle vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). Ainsi, cette éducation lui permettra d’affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société.

Construire sa vie

On est d’accord pour considérer que certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du citoyen, et qu’il n’est pas d’enseignement possible sans un minimum de pures conventions et de capacités relationnelles, dont d’éducation. Instruction et éducation sont souvent confondues. Les différences, subtiles, restent la base de controverses depuis longtemps, le Littré en fait foi dans son choix d’exemple pour sa définition d’éducation. L’éducation est universellement considérée comme un enjeu essentiel, en tant que véhicule de transmission aux générations ultérieures et en tant que moyen de défense et de pouvoir des personnes bien éduquées ou, au contraire, d’asservissement de personnes soumises à la diffusion forcée d’informations, de notions, de connaissance dont le contenue et la forme sont imposées par une autorité supérieur. L’éducation est un droit garanti par les États et doit inculquer à l’enfant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, le respect du milieu naturel et favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités. Il n’est pas tolérable qu’un gouvernement ait, de jure ou de facto, un contrôle complet sur l’éducation des gens. Posséder ce contrôle et surtout l’exercer est le propre d’un comportement despotique a écrit Conorcet alors que John Stuart Mill affirme qu’un gouvernement qui puisse mouler les opinions et les sentiments des gens depuis l’enfance jusqu’à la jeunesse peut faire avec eux ce qu’il veut. N’est-il pas cocasse de savoir que c’est à Bologne en Italie précisément que l’Union européenne s’est engagée depuis 1999 dans ce qui est devenu le processus de Bologne qui vise à construire un espace européen de l’enseignement supérieur avant 2010.

Système universitaire

Il ne s’agit pas de mettre en place un système universitaire unique mais bien de placer les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun dont on peut isoler le savoir qui correspond aux connaissances intellectuelles telles que la lecture, l’écriture, les mathématiques, les connaissances sur l’Homme et sur l’environnement écologique, les métaconnaissances ; le savoir-faire correspondant à des compétences pratiques, de l’expérience dans l’exercice d’une activité artisanale, artistique ou intellectuelle, l’être qui relève de l’état physique et psychique du sujet. Les recherches en éducation relatives à l’être ont pour objectif de trouver tous les moyens pédagogiques permettant de favoriser l’état physique et psychique optimal comportant l’état de santé, de bien-être, de motivation, de confiance et de satisfaction des besoins psychiques primordiaux tels que le plaisir, la "liberté",la reconnaissance, la sécurité, la justice, la créativité. Le savoir-être correspond à la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à l’environnement humain et écologique. Cette capacité s’acquiert en partie par la connaissance de savoirs spécifiques ce qui implique la maitrise d’actions et de réactions adaptées à leur organisme et à leur environnement comme la préservation de l’environnement, l’hygiène, l’empathie, le contrôle émotionnel, le contrôle comportemental, la responsabilisation, les actions sociales, la coopération, la gestion des conflits. La pédagogie moderne considère que la transmission traditionnelle doit laisser la place à une pédagogie où l’élève construit son savoir lui-même, qu’il soit plutôt capable de construire le concept de département et d’en identifier un à partir d’une carte ou d’un dictionnaire, que de connaitre par cœur tous les départements sans savoir quelles en sont les attributions ou le fonctionnement. N’est-il pas plus important de savoir consulter internet ou un dictionnaire, que de connaitre par soi-même un répertoire étendu de vocabulaire, avec son orthographe correcte ?

Messages

  • Effectivement le problème de la désinformation passe aussi par le manque d’objectivité dans l’enseignement.Mais soyons un peu réaliste le rôle des écoles comme des université n’est pas de former que des esprits libres. Ils faut former des personnes qui seront capable d’entreprendre par eux même. L’esprit de construire une cellule qui produise ou qui distribue est un moteur important pour la base de l’économie d’un pays. Observons que les gens préfère se laisser porter par un groupe qui leur donne un planning et un salaire à la fin du mois et que s’il ne sont pas d’accord avec les décisions de l’administration de l’entreprise ils doivent se contenter d’être d’accord dans le lieu du travail et entre collègue ou en famille à l’extérieur des locaux d’ exprimé leurs frustration. Pourquoi ? Parce que même dans une société libérale le comportement est discrètement identique à une société collectiviste. Ce que l’on apprends dans un lieu ou l’on apprend la connaissance, le sujet est confronté à ses idées. Tandis que dans le travail il est confronté au matériel et aux gens. Ce n’est pas le même monde ! D’un côté la jeunesse se forge sa pensée par l’apprentissage et de l’autre dans la société du travail l’adulte apprend à survivre. Ce qu’il faut apprendre à l’école c’est apprendre à survivre aux autres mais aussi à soi.

  • La musique ralentit et elle s’est excusée d’eux en disant qu’elle devait aller à la salle de bain et qu’elle y répondre dans la zone fumeur. Je les ai vus video porno lui dire quelque chose, et même dans les lumières du club, je pouvais voir qu’elle rougissait.Elle les quitta et se dirigea vers la salle de bain et je les regarde comme faite pour la zone fumeur. sntlq23sp