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Un guide pour le futur

Pensées éparses

Réflexions et recommandations

dimanche 15 juillet 2012, par Picospin

La démarche scientifique incite à nous laisser nous demander comment va le ciel, tenter de comprendre le pourquoi du monde, qui ne se limite pas nécessairement à une conception du monde basée sur l’hypothèse du big-bang. Les spéculations métaphysiques nous conduisent à comprendre les mutations dans lesquelles nous sommes engagés.

Ésotérisme

Sans nier ou oublier l’ésotérisme, autre vocation de la FM, avec lequel on tente d’aller vers l’idéal, le perfectionnement de l’humanité, situation dans laquelle nous sommes face au problème de la vocation, des mutations, du progrès scientifique qui est allé plus vite que notre conception du monde le permet avec la question du « que dois-je faire », à laquelle aucune réponse ne saurait provenir d’une institution car aucune d’entre elles ne peut se substituer à l’homme. On doit faire un effort de compréhension et considérer le monde avec lucidité, dans une démarche qui sert à penser le monde autrement, un monde dans lequel sont apparues, plus prégnantes que jamais les questions de bioéthique, de fin de vie et celles posées par la médecine qui ose soulever des questions auxquelles nous n’étions pas préparés. Il faut y réfléchir maintenant, au moment où la science permet comme jamais de progresser plus dans la recherche que dans les conséquences morales qu’elle engendre comme celles de la fin de vie, de l’évolution démographique, de la longévité qui augmente la place des personnes âgées dans la société moderne.

Comment repenser le monde ?

Il faut repenser les choses, établir des conditions de vie pour les vieux, afin que des mesures sociales soient prises dans la société pour leur aménager une place décente, comme celle de revoir la durée du travail, le moment souhaitable du départ à la retraite. Convient-il de creuser plus profondément l’idée de village planétaire, dans le cadre du monde de demain, celui de la mondialisation, qu’on ne peut éviter ni comme concept, ni en tant que sujet de réflexion, avec quelles incidences culturelles et humaines, lorsque la volonté humaine sera considérée, la place des hommes conscients analysée ? Devrons-nous nous situer dans la perspective des constructeurs de cathédrales d’autrefois dont la première génération n’avait aucune chance de voir l’aboutissement de ses efforts ? Comment la société humaine doit-elle s’y prendre pour vivre et annoncer la fin de l’ouvrage, et sous la direction de quel architecte, à condition qu’il puisse s’occuper du village planétaire. Dans le monde en gestation, si difficile à organiser, on ne peut avoir de prospective sur la question.

Convaincre

Si nous travaillons en convainquant les gens qu’il est indispensable – même s’il y a des guerres tribales qui ne seront pas éradiquées - de les persuader de l’amélioration de l’objectivité, je recommencerais d’agir comme je l’ai fait si c’était nécessaire, malgré les doutes sur les caractères de la mission à remplir, le sens de la vocation pour changer quelque chose, travailler à l’amélioration de la condition humaine, à celle de la dignité de l’homme. Comment poser la question de la limite souhaitable à la recherche scientifique ? Progrès social, possibilité de choix et de contrôle, de la condition humaine, et qui en décide et qui s’en sert. Traiter la question de la loi de bioéthique avec ses restrictions sur les travaux sur l’embryon humain ? Un être humain n’appartient à personne d’où la nécessité d’une éducation juste, pour accompagner un enfant qui pousse tout seul à condition qu’il bénéficie de notre confiance, que le type de parole qui lui est destiné soit entendu comme le suggèrent les succès obtenus par Françoise Dolto dans son expérience originale. L’enfant est capable d’en garder le sens malgré le préjugé ancien de l’inutilité de la parole à l’enfant quand il est en formation.

D’où vient la parole ?

La parole vient du fond de l’être, de la vérité de l’être que l’on aime car elle s’accompagne d’intonations justes, même si on ne va pas lui lire des textes de Spinoza d’où la nécessité de lui parler de dimensions existentielles, lui parler de ce qu’il vit, comme s’il ressentait un contact de l’être à l’être. C’est le cas du geste d’affection. C’est le cas pour les animaux qui ne supportent pas qu’on ne leur dise pas la vérité, qu’on ne leur annonce pas un départ, qu’on va les quitter ce qu’ils acceptent très bien. La même expérience peut se renouveler avec les végétaux. Les mots son importants ce qui signifie qu’on ne peut dire n’importe quoi. Est-ce l’âme ou le fait d’être devant quelque chose qui n’est pas encore formé et que la science interdit d’évoquer ? L’âme c’est la psyché, ou autre chose qu’on doit nommer même si cet échange s’adresse à l’enfant au moment de sa croissance, à l’âme, à l’ordre existentiel. Dans une société en crise de valeurs, la Franc-maçonnerie n’échappe pas à la question cruciale de son devenir. Plutôt que de chercher refuge dans ce que l’auteur appelle « une maçonnerie de confort, privilégiant l’épanouissement per¬sonnel en attendant des jours meilleurs que les francs-maçons n’auraient pas contribué à faire », Gilbert Schulsinger, Grand Maître « honoris causa » de la Grande Loge de France, aborde les questions essentielles : « Qu’est-ce que la démarche maçonnique ? Ses outils peuvent-ils permettre d’appréhender la complexité du monde ?

Complexité du monde

Les francs-maçons savent-ils s’en servir ? Y répondant, l’auteur explique que la démarche maçonnique consiste à aller vers l’Idéal en comprenant le réel et affirme sa conviction que les francs-maçons peuvent contribuer à bâtir un nouvel humanisme fondé sur une véritable éthique des relations humaines, loi morale qui tient en trois mots : droits, devoirs, responsabilité. Bilan critique et vision prophétique, cet essai lucide et sans concession est un vibrant appel à une conception re-fondatrice de la Tradition. On peut y lire les extraits suivants :« Comprendre, c’est d’abord trier dans cet acquis millénaire qui nous est transmis de génération en génération et dont nous n’avons jamais cherché à éprouver la validité ; c’est se laver de modes de pensée et de comportements commandés un jour par des circonstances et des conditions de vie depuis longtemps disparues. Car là réside la persistance des préjugés des superstitions et des intolérances. Le racisme, le chauvinisme, nés un jour où l’être différent, l’homme étranger au groupe pouvait être un danger pour la survie, n’ont pas d’autre origine. Sans cette purification, sans ce rejet de l’erreur transmise, sans cette incessante réappropriation de l’imaginaire et du réel, du vivant et du mort, rien de ce qui peut être semé ne peut être fécond. À la recherche de son identité et de sa nature, l’homme doit d’abord explorer sa face cachée. Ce n’est qu’au bout de cette première épreuve qu’il prend conscience de la dualité fondamentale à partir de laquelle se dessine sa relation avec les autres et ses rapports avec l’univers.

L’homme double

Oui, l’homme est double ! À la fois individu unique dans son originalité et partie solidaire intégrante et indissociable de l’espèce humaine. L’espèce est l’expression de la vie. Elle n’a qu’un projet : survivre. La vie depuis la cellule élémentaire qui en était la première manifestation, a imaginé des structures de plus en plus complexes pour s’adapter aux conditions de l’environnement et assurer sa survie. Elle a, pour cela, procédé par approximations successives, éliminant l’erreur et laissant subsister le plus apte. L’espèce humaine, depuis la horde primitive, a construit des sociétés de plus en plus structurées, de plus en plus complexes dans le même dessein de se maintenir. La source de l’éternel conflit est là : entre l’espèce attachée à survivre par tous les moyens et l’homme préoccupé de sa réalisation et de son épanouissement, mais aliéné par des contraintes de plus en plus nombreuses, des carcans de plus en plus serrés, par la priorité du groupe par rapport à l’individu.

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