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Comme en 40-45 ?

Petites escarmouches franco-américaines

Irritations fratricides ?

lundi 18 janvier 2010, par Picospin

Ce chiffre est tellement élevé que le gouvernement cherche à écouler les stocks, quitte à les brader ou à négocier avec les fournisseurs la reprise de cette marchandise.

Accusations sans fondements

On a donc accusé la pauvre Roselyne Bachelot d’en avoir fait trop en commandant une quantité d’unités de vaccin disproportionnée avec le nombre de citoyens à vacciner. Cette première critique s’est manifestée non pas avant la mise en place des mesures de prévention, transformées maintenant en précaution et non après lorsque l’évolution de la pandémie a montré que :
1. elle n’était pas aussi grave qu’on le pensait à son début,
2. que les Français n’avaient jamais montré un désir intense de se faire vacciner
3. les conditions imposées par l’état pour réaliser la protection contre la contamination par cette maladie n’incitaient guère à se soumettre aux contraintes exigées pour en bénéficier.

Défense d’une Ministre

De nombreuses voix se sont élevées à ce moment pour défendre la Ministre de la Santé au cas très hypothétique où elle n’en aurait pas fait assez, aurait pris des mesures insuffisantes pour prévenir l’extension éventuelle de la grippe, thèse défendue en haut lieu par le Président de la République par la question simplement énoncée « Qu’aurait-on dit si on avait manqué de vaccins pour protéger la population d’une épidémie grave, comparable à celle de la grippe espagnole à la fin de la première guerre mondiale ? » On assiste actuellement de la part du gouvernement à une conduite du même type envers les Américains. On peut traduire ces critiques par la phraséologie suivante « ils en font trop, ils veulent toujours tout diriger et donner la priorité à leurs actes et projets au détriment de ceux des autres, entendez par là les Français qui se mêlent de toute et de rien ». Ce type de conflit avait déjà été vécu au cours des démêlés entre de Gaulle et Roosevelt plus qu’avec Churchill qui, malgré la rivalité franco britannique avait souvent sinon toujours soutenu la position de la France libre.

Recherche d’équilibre

Peut-être était-ce pour équilibrer les influences dans le monde plutôt à son profit qu’à celui d’autres fascinations, subjugations ou sortilèges ? Toujours est-il que ce fléau de la balance a joué un rôle efficace dans la balance et la pondération des politiques au lendemain de la guerre. Il en aurait sans doute été de même si le séducteur de la République n’avait pas échoué dans ses tentatives multiples et répétées de séduire le grand nouveau Président basketteur américain en l’affublant de tous les noms disponibles pour
marquer l’amitié, l’attachement, la connivence. Cette attraction par certains caractères novateurs et fascinants, sinon accrocheurs de la civilisation américaine s’est montrée flagrante lorsqu’il a répondu positivement, avec enthousiasme et allégresse aux invitations de se rendre aux États-Unis même ou surtout s’agissant d’un personnage si discuté pendant longtemps que le prédécesseur d’Obama.

Coup de foudre ?

Le coup de foudre plus politique que sentimental n’a pas duré très longtemps dès lors qu’il est apparu à l’évidence que le premier président noir des Etats-Unis était plus préoccupé des conditions de son voisinage avec les pays les plus proches de son pays qu’avec une lointaine Europe complexe, difficile à saisir et dans les relations de laquelle il risquait de s’embourber ou de se laisser piéger. Fin du coup de foudre et de l’histoire d’amour aussi vite amorcée et déclarée qu’épuisée dans les méandres de deux politiques aux intérêts fondamentalement différents sinon opposés. Dorénavant la porte est largement, trop largement ouverte aux critiques qui pleuvent sur une Amérique qui « comme d’habitude » veut tout prendre à son compte, tout organiser, tout règlementer. « Comme en 40 », pourrait-on dire avec une certaine légèreté en se référant à l’entrée en guerre des Etats-Unis et à l’aide décisive et déterminante pour la victoire finale qu’ils ont apporté au monde et à la liberté. En font-ils trop ou pas assez à Haïti ? Posez-vous honnêtement la question et essayez de remplacer l’Amérique par la France ou n’importe quel autre pays d’Europe. Quel pourrait être le résultat d’une telle intervention ?

Questionnement éthique :

1. Est-il légitime de s’engager dans une compétition entre nations, comme c’est le cas actuellement entre France et Amérique, à propos de l’aide à apporter à Haïti ?

2. Quel est le point de vue éthique qui permette d’orienter la recherche en aides à apporter à cette ile désolée : 1. La collecte de fonds à partir de concours de chanteurs issus du show bizz ; 2. une aide matérielle pour rétablir les communications et la distribution d’eau et de nourriture ; 3. l’organisation rationnelle des secours ?

3. Qui doit prendre en charge l’organisation des secours ?

4. En raison des incidents survenus sur l’aérodrome pour classer la priorité des atterrissages, est-ce que la priorité consiste à remettre en état la piste d’atterrissage ou de livrer d’urgence médicaments, nourriture et eau ?