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L’empathie des éléphants

Petites et grandes affaires pour un pays qui se voudrait plus grandL

Des bêtes et des hommes

mercredi 9 mars 2011, par Picospin

Est-ce un avantage ou un inconvénient que le mélange produit par les élucubrations des médias aboutisse à une situation de tension à l’égale d’une grenade dégoupillée dont on attend l’explosion d’une seconde à l’autre et les effets désastreux sur les hommes cibles ou du voisinage quelques millisecondes plus tard ?

Disproportions ?

Les proportions entre les évènements politiques au niveau des nations et celles de la communauté nationale ne se situent pas dans une dimension raisonnable si on compare les exhibitions d’un excellent journaliste et débatteur à la volonté de libération de plusieurs nations limitrophes qui préfèrent clamer vers leurs dictateurs qu’il ont été assez vus et que la saturation par leur politique entraine les peuples à les inviter à « dégager » formule autrefois inaugurée à un Salon de l’Agriculture, lieu préféré de rassemblement des foules qui préfèrent voir l’action des vaches que d’être rassasiées par la banalité de celle des hommes. On parle donc de racisme dans les milieux les mieux informés de la politique aussi bien intérieure qu’étrangère. Mon opinion n’est pas qu’il existe des défenseurs du langage ethnique et raciste. La difficulté est que le second invite plus que le premier à distinguer l’un de l’autre et à lui attribuer une connotation méprisante qui réveille plus facilement que le chant du coq, (même s’il n’est pas gaulois) les vieux réflexes du rejet, de la méfiance et surtout de la culpabilité.

Étapes

De cette étape, on passe trop facilement, en l’absence du filtre éducatif, à la désignation du bouc émissaire, prélude à son traitement discriminatoire, à son exclusion de la « bonne » société et à la chasse à l’homme si souvent en vigueur au cours des rafles, des ramassages qui ne sont pas que scolaires et des poursuites comme on le fait des cerfs au cours de l’acharnement de la meute sur l’animal blessé, handicapé, destiné à mourir puisqu’il doit expier les fautes des autres. C’est le comportement des spectateurs dans la tauromachie, ce combat « noble » aux yeux des uns, lâche pour les autres mais que beaucoup s’accordent à penser égal en raison de la « chance » offerte au puissant taureau qui ne saurait faire qu’une bouchée de son vaillant opposant habillé de lumière et béni par la qualité esthétique du combat d’autant moins égal qu’une nuée de soldats sont à son service pour le sauver de l’emprise des méchantes bêtes.

Sacrifices

Ces dernières sont déjà programmées pour le sacrifice à l’instar de Jésus qui l’avait été aussi en tant que Messie attendu depuis si longtemps mais plus fraichement incarné. Victime lui aussi d’un certain acharnement médiatique, notre écrivain ne se déplaisait pas dans le rôle du persécuté qui lui permettait d’attirer, audience, admiration, louanges pour son courage d’avoir osé affronter le Tout Paris de la presse et des médias pour un sujet qui n’en valait guère la peine. D’autres icones montent au firmament de la gloire comme la fine député UMP qu’on a envoyée au front, comme jadis les combattants des tranchées pour être ciblée par les balles de l’ennemi qui toutefois avait la liberté et la sérénité morale de tirer à balles factices.

Leurres

On voulait seulement envoyer vers le ciel un leurre pour détecter les réactions des éventuels tireurs et en tirer des conclusions pour les stratégies politiques à venir dans un mois, voire plus tard. De même, la société tolérante a-t-elle assisté avec satisfaction au report attendu, souhaité, espéré du procès d’un ancien homme d’état qui l’a été très sinon trop longtemps de sorte qu’il s’est épuisé, a épuisé les collaborateurs, la famille et sucé jusqu’à la moelle les composantes les plus intimes et les plus labiles de son peuple. Le temps est aussi nécessaire aux politiques et aux citoyens que l’est sa concordance, son synchronisme et sa syntonie aux athlètes, aux musiciens et aux magiciens. Saviez-vous que les éléphants sont compatissants, éprouvent de l’empathie et se solidarisent pour accomplir une prouesse en commun ? Belle leçon à méditer pour les hommes...

Questionnement éthique :

1. Peut-on appliquer au langage courant les fonctions qui lui sont dévolues dans le domaine de la psychanalyse où il doit plus évoquer qu’informer ?

2. Se défaire d’un symptôme, n’est-ce pas moins se déconditionner d’une mauvais réaction que de s’en emparer par la parole pour l’épeler afin d’en saisir l’origine ?

3. Faut-il explorer les voies du malheur avant de parvenir à se déplacer ailleurs pour pouvoir renouer avec le désir qui permet à notre vie de devenir autre chose qu’un programme qui s’accomplit sans nous ?

4. Est-ce que le souci de l’éthique ne doit pas être celui de l’assujettissement de l’humain à des techniques qui anéantiront tout le pouvoir créateur de l’homme ?