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De l’inconvénient des vaccinations

Petites nouvelles, grands effets

Branle bas de combat et chaos

samedi 16 janvier 2010, par Picospin

Sent-elle confusément qu’elle a commis des fautes dans la gestion de la prévention par vaccination de cette pandémie grippale dont on vient d’annoncer officiellement la fin ?

C’est difficile à dire d’autant plus que contrairement à la Ministre, les adversaires politiques de l’ancienne collaboratrice de laboratoires pharmaceutiques sont plutôt bien orientés et favorablement inspirés à commencer par la petite députée socialiste Touraine qui, ne suivant que l’intelligence mesurée de son papa de sociologue, s’est bien gardée d’attaquer de front et a préféré placer le combat politique, petite escarmouche sans conséquence sur le terrain politique où on a échangé sans vivacité des propos techniques sur les différences entre prévention et précaution tout en promettant pour cet été le développement de cette discussion fort intéressante et instructive qui devrait définitivement éclairer l’opinion du peuple sur la signification philosophique du terme précaution. Dans la bouche et les écrits du philosophe allemand Hans Jonas, ce mot résonne comme un avertissement brandi devant les hommes afin qu’ils laissent la planète tranquille, n’y tuent pas tout ce qui bouge et essaient de la conserver propre et pure, intacte et dépourvue de souillure comme pourrait le souhaiter dans sa tombe Mary Douglas qui dans son ouvrage, « la souillure » a parfaitement traité ce sujet de la saleté qui laisse au coin des humains la désagréable impression d’un péché tout droit venu des instances religieuses se déchainant contre les hommes de bonne volonté. Toujours est-il que Mme Bachelot a traité le problème de la vaccination manquée comme si ce sujet était capital face au fait que la population française n’a pas été vraiment protégée par les mesures fluctuantes des ministères et de l’administration. Dans la discussion qui a mobilisé la commission des affaires sociales de l’Assemblée, tout se passait comme si la France avait agi dans la solitude sans jamais regarder chez les voisins, des êtres humains aussi comment ils s’y étaient pris pour tenter d’éradiquer la grippe dans leur population et chez leurs citoyens. C’est au moment où on a enfin consenti à effectuer des comparaisons qu’on s’est aperçu que des pays comme le Royaume Uni, le Canada, les Etats-Unis avaient plutôt agi comme nous l’avons fit, qu’en Pologne on a préféré s’abstenir de toute vaccination et que la plupart des pays ont eu recours à des décisions mitigées à mi-distance entre protection totale et partielle. On a cependant regretté que malgré des clauses existant déjà en France sur les relations commerciales entre l’Etat et les fournisseurs, il était parfaitement admissible de recourir à la résiliation des commandes, choix que l’on n’a pas pris immédiatement ce qui risque de créer des problèmes de relations commerciales. Cette attitude n’est pas pour déplaire à la majorité des agents de l’état qui comprennent difficilement que l’on puisse respecter des entreprises privées par rapport à ses engagements de livraison que l’Etat tout puissant peut traiter à sa guise puisqu’il représente globalement la nation et que cette dernière n’a pas à s’abaisser à des discussions de marchand de tapis avec des marchands de soupe, même en ces temps d’hiver lorsque les températures sont basses, les sols gelés et les tentes glacées.