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Philosophie des religions et du fait religieux

II. Les attributs de la divinité

samedi 2 février 2013, par Picospin

L’émergence du judaïsme, de la chrétienté et de l’Islam a assuré la centralité d’un déisme répondant aux exigences de la philosophie sans que ces dernières soient les seules à s’intéresser aux religions et aux cultures dans lesquelles elles fleurissent.

Omniscience, bonté, éternité

Avant d’en terminer avec les caractéristiques attribuées à Dieu, il faut analyser la signification de termes aussi vastes et variés que l’omniscience, l’éternité et la bonté. La première se débat dans d’éternelles arguties avec la liberté et le déterminisme où dominent des équivalences et compatibilités entre les premières ce que l’on sait à l’avance, une prévision ou une probabilité diraient les statisticiens et adeptes de la science des probabilités. Encore convient-il de résoudre le problème posé par l’omniscience et celui de connaître tout ce qu’il est possible de savoir, même dans des circonstances de temps dont Dieu reste indépendant, ne serait-ce que sous celles du futur par rapport à celles du passé. En ce cas, le mieux est de se passer du temps dont Dieu ne serait nullement tributaire. Cette théorie prend sa racine dans l’hypothèse d’un Dieu hors du temps ou d’un Dieu simultanément dans tous les temps, dans un contexte d’éternité plus que de « sans durée ».

Des applications multiples

Aucune conclusion ne saurait être tirée de cette incursion dans le monde de la philosophie et des religions qui, toutes deux tendent à prendre la voie d’applications multiples dans la vie des hommes et, de plus en plus souvent, dans celle des femmes dont l’entrée dans la métaphysique et la pratique religieuse est de plus en plus ancrée dans ses rapports avec cette dernière et ses conceptions liées au genre et ses répercussions morales et politiques. Le juge de paix de ces courses dans l’espace et le temps pourrait bien se situer dans le domaine de la justice, du développement humain et de leur contribution au bienêtre humain, voie par laquelle on rejoint la philosophie platonicienne avec ses références à la vertu et au bien. Dès lors, l’aspect critique du patriarcat de la nouvelle philosophie féministe perd du terrain au profit de l’analyse du sens et de la pratique de la contemplation.

Des racines politiques et des ailes sociales...

Comme c’est le cas des efforts délibérés accomplis pour combiner les travaux sur les concepts religieux et leur entendement vu sous l’angle des racines politiques et sociales dans lequel la part de Foucault fut prédominante. Comme l’est celle de la nouvelle philosophie féministe de la religion qui a attiré l’attention sur les aspects méthodologiques et éthiques de la modernité à la lumière des perceptions élaborées aussi bien par celles de hommes que par celles de femmes, désormais appelées à des responsabilités où l’innovation doit le céder à la tradition la plus archaïque.

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