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Morts d’arrêts cardiaques ?

Pluie d’oiseaux et noyades de poissons

La loi des séries...

samedi 8 janvier 2011, par Picospin

On accuse les feux d’artifice du Nouvel An de les avoir effrayés au point de les clouer au sol pour l’éternité. Il parait que ces bêtes sont très sensibles au bruit. Si cette hypothèse était valide, pour rester dans la cohérence scientifique sinon pseudo scientifique, combien de ces volatiles n’auraient pas du être abattus pendant les grandes batailles terrestres, aérienne, navales de la 2è guerre mondiale, pour ne citer que celle-là ?

Températures en baisse ou en hausse ?

Le froid ne saurait être la cause principale de ces chutes puisqu’on en recense aussi dans les régions plus chaudes comme la Louisiane ou l’Arkansas. Si la neige n’était pas au rendez-vous dans les régions chaudes des Etats-Unis on a fait appel à son effet particulier, l’effet dit « boule de neige » pour expliquer le retentissement considérable dans le monde déclenché par cette nouvelle tempête qui a cessé d’être confinée à un effet climatique pour devenir un phénomène électronique et communicationnel. Il parait que 163 phénomènes similaires sont rapportés chaque année aux Etats-Unis, ce qui n’empêche pas une carte réalisée par un internaute et recensant les hécatombes rapportées par la presse dans le monde entier ces deux derniers mois de circuler de manière virale sur Internet. En dehors des cas déjà mentionnés, les plus impressionnants événements recensés sont pourtant imputables... au froid. Pas si mystérieux pour les biologistes habitués à ce type de morts massives. Des commentateurs bien inspirés et informés déclarent que « en 1960, quand des oiseaux se mettaient à tomber du ciel, c’était peut-être noté par quelques personnes et repris dans le journal local, mais cela n’allait pas plus loin. Aujourd’hui, certaines de ces histoires, du fait qu’elles apparaissent sur internet, font tout de suite les titres de la presse nationale si elles sont spectaculaires ». Piqués au vif, les curieux n’ont alors aucun mal à trouver des histoires similaires par dizaines dans la masse d’informations disponible sur le net, au risque d’alimenter les fantasmes les plus délirants. Ce n’est pas tout. On sait que la fabrication consciente ou inconsciente d’amalgames à l’occasion de n’importe quel évènement étrange ou dramatique constitue la voie royale dans laquelle s’engouffrent les esprits les plus structurés comme les plus naïfs.

Lois des séries

Il en est ainsi pour les accidents d’avions qui auraient toujours lieu « par séries » comme on tente de présenter de la même manière les chutes d’objets volants ou flottants animés : « « En 1960, quand des oiseaux se mettaient à tomber du ciel, c’était peut-être noté par quelques personnes et repris dans le journal local, mais cela n’allait pas plus loin. Aujourd’hui, certaines de ces histoires, du fait qu’elles apparaissent sur internet, font tout de suite les titres de la presse nationale si elles sont spectaculaires ». Piqués, les curieux n’ont alors aucun mal à trouver des histoires similaires par dizaines dans la masse d’informations disponible sur le net au risque d’alimenter les fantasmes les plus délirants. Cette vision fantasmatique n’a pas empêché les autorités de se livrer à une enquête sérieuse à la recherche d’une intoxication ou d’un empoisonnement. Certains proclament que « de tels incidents ne sont pas si rares. Ils sont souvent causés par de mauvaises conditions métrologiques comme la foudre ou de la grêle. Des tornades se sont notamment produites en Arkansas lors d’ouragans, au cours desquels les oiseaux sont emportés par des rafales sur des kilomètres.

Sur un court de golf

On entend d’ici les conversations tenues tenus par de riches Américains sur un court de golf :
Arthur : vas-tu te délecter avec ces oiseaux tombés du ciel comme la manne de Dieu ?
Grossetête : traduisez Big head : non si c’est dangereux. Mais si l’état fédéral me garantit que je peux les déguster sans risque de maladie, je le ferai. Les temps sont durs, l’argent rare et les belles bêtes encore plus.
Arthur : Tu es un peu gonflé de te laisser aller à des ingestions pareilles sans avoir la moindre garantie que ton « gibier » n’est pas mort des effets de la chasse mais plutôt d’une peur panique qui l’a foudroyé.
GT : ou BH : Dans cette hypothèse, il faudrait imaginer que nos volatiles ont eu si peur que leur cœur s’est arrêté immédiatement de battre, ce qui a induit une mort subite comme cela peut arriver chez l’homme à la suite d’une crise cardiaque appelée couramment « infarctus du myocarde ».
A.  : Tu as parfaitement raison, c’est ainsi qu’est mort mon ami Bill, notre voisin immédiat, qui l’autre jour s’est levé à 8h du matin, a pris son petit déjeuner composé de flocons d’avoine, d’une saucisse, d’une omelette et d’un café, s’est installé dans son fauteuil type rocking chair. Quand sa femme l’a appelé pour sortir faire les courses avec elle, il était mort.
BH : Cela a du être un terrible choc pour la famille. Lui qui n’avait jamais été malade, n’a pas subi la moindre opération et se portait comme un charme. C’était d’ailleurs heureux pour lui car il n’avait aucune assurance maladie mais s’apprêtait à en recevoir une depuis qu’Obama a réussi à faire passer sa loi sur la couverture sociale.
A. C’est mal tombé pour lui, en tout cas trop tard. Tant mieux si ses enfants, Charlie et Dorothée, pourront en bénéficier un jour…