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Perfectionnisme

Podologie et Catharisme

Bien et Mal

lundi 30 mai 2011, par Picospin

Cette tendance commence à se faire jour par mimétisme à la suite des innombrables poursuites et critiques émanant des partisans de la conduite parfaite à tous moments et à tout propos.

Dignité et vertu

Il en est ainsi en France depuis que l’Amérique ayant pris l’oriflamme habituelle de la dignité, d’une vie vertueuse et d’une moralité exemplaire, a vertement reproché à la France et aux Français de se laisser glisser dans un laxisme de mauvais aloi. Le reproche s’adresse en premier lieu aux milieux politiques qui ne cessent de montrer l’exemple d’une vie dissolue, d’engagements mal tenus, de trahisons programmées et de comportements humains inadmissibles au regard d’une société assoiffée d’eau pure, tout droit sortie d’une source au moins équivalente à celle de Lourdes qui guérit aveugles et paralytiques. C’est à qui fera le premier pas dans la soumission aux culpabilités présumées. Il sera immédiatement récompensé par des félicitations à peine camouflées pour s’être fait battre par des verges imméritées mais suffisantes à montrer au monde le visage d’une sentence dont l’issue ne fait guère de doute et la sévérité serait proportionnelle à la gravité d’une faute ni établie, ni prouvée mais au minimum possible, probable et à la limite pratiquement certaine.

Indignez-vous de l’indignité

De fil en aiguille, on passe en revue les personnalités indignes que les censeurs de la république tout récemment promus clouent au pilori d’une Marianne soudain réhabilitée en raison de son appartenance au genre féminin et dont les outrages depuis des siècles subis méritent revanche, dédommagement et justice. Il est ainsi de toute personne en relation professionnelle avec un supérieur hiérarchique du genre opposé qui aurait eu à tolérer de sa part humiliation, sollicitations intempestives et tentatives de violence plus alléguées que démontrées et encore moins prouvées. Dans cette catégorie, DSK a fourni l’image irréprochable du coupable avant d’avoir été jugé en raison de sa position franche au sujet de son « goût » immodéré pour les femmes dont il n’a jamais caché le plaisir qu’il prenait à cette dégustation. Ce terme avait d’ailleurs conduit une brillante représentante de la presse américaine à prononcer puis écrire la phrase fatidique qui permettait de comparer un être humain à un objet sacrilège, le chocolat dont les méfaits pourraient être mis en accusation dans une complicité dans l’élaboration d’une obésité qui est loin d’être innocente dans les pathologies des êtres civilisés d’occident puis d’orient dont nous faisons parti. L’obésité est innocente, la relation humaine est coupable.

La guerre ou l’amour ?

Dans ce registre, il n’est pas interdit de se souvenir des moments joyeux où à Berkeley on se plaisait à répéter autant de fois que nécessaire « faites l’amour, pas la guerre ». Hélas, les temps ont changé pour faire place aux délices imaginés de l’abstinence, du respect distant, du frôlement à distance établis comme règle pure sinon puritaine de la relation à l’autre et du contact furtif comme le sont les avions de combat qui s’échinent à bombarder, sous prétexte punitif les militaires et civils qui accompagnent dans sa chute un dictateur chevronné, subitement abandonné par ceux qui l’avaient accueilli, béni, adoré, comme berger sous la tente de la crèche au moment de la présentation des cadeaux venus de loin à l’enfant roi. Pour quelle raison cet acharnement subit et renversant dans toute l’acception du terme ? Nul ne le sait si beaucoup se posent la question du pourquoi à l’heure des renversements d’opinions sinon d’alliances, de collaboration commerciale ou militaire pour le plus grand bénéfice d’un ancien empire en cours de dorure du blason.

Un censeur canadien

Sans oublier qu’un censeur actuellement au sommet de sa forme est revenu de longues vacances forcées au Canada avec une énergie si renouvelée et si caustique que plusieurs s’étonnent de cette vigueur retrouvée pour le plus grand bien et la rédemption de la nation si éprouvée dans son âme et conscience par les facéties anachroniques d’origine païenne, venues d’un autre âge sinon d’une autre planète. Peut-être celle habitée par les Cathares, chercheurs obstinés de la perfection qui, n’étant pas de ce monde, sera renvoyée à un autre où sera retrouvé le principe Bon, éternel, inaltérable, omniscient et tout puissant.

Vive le Bien

En somme, par l’entremise de cette entité le Bien retrouve son éclairage de Lumière de l’Univers, vouant à l’obscurité et à la nuit les êtres condamnés à se mouvoir dans les entrelacs et pièges tendus par les forces du Malin, créateur imparfait, corruptible, temporel plus qu’éternel et de ce fait voué à la chute et vaincu par la bonne création qui seule subsistera à la fin des temps.

Questionnement ?

1. Le catharisme est-il une religion ?

2. Comment a-t-on appelé Montségur ?

3. Etait-ce synagogue de Satan ?

4. Quelles relations ont été établies entre catharisme et manichéisme ?

5. Quel rôle la pensée dualiste a-t-elle joué dans l’évolution du catharisme ?