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Tentative d’enquête

Populisme

Quel délit ?

dimanche 18 mars 2012, par Picospin

Le mot populisme « désigne un complexe d’idées, d’expériences et de pratiques qu’aucune typologie, si fouillée soit-elle, ne saurait épuiser. » Le populisme met en accusation les élites ou des groupes d’intérêt particulier de la société. Parce qu’ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie du peuple. Les populistes proposent de retirer l’appareil d’État des mains des élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ».

Des solutions

Afin de remédier à cette situation, le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité. Ces solutions sont présentées comme applicables immédiatement et émanant d’une opinion publique présentée comme monolithique. Les populistes critiquent les milieux d’argent ou les minorités ethniques, politiques, administratives censées avoir accaparé le pouvoir et leur opposent une majorité, qu’ils représenteraient. Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique. Il suppose l’existence d’une démocratie représentative dont la présence, les actes, les initiatives sont ouvertement et fortement critiquées. Avant les années 1990, les termes « populisme » et « populiste » désignaient divers courants politiques se référant au peuple, parmi lesquels étaient célèbres le parti de centre droit ÖVP autrichien ou le SHP turc au centre-gauche qu’on a tendance depuis à ne plus vouloir qualifier ainsi, leur préférant le label de « populaire ». Si le terme populisme est aujourd’hui péjoratif en politique, les politiques dites populistes peuvent être très différentes par leur tendance gauche ou droite, et entre leur implantation géographique en Europe et en Amérique du Sud. Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d’intérêt particulier de la société. Parce qu’ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie du peuple.

Propositions

Les populistes proposent de retirer l’appareil d’État des mains de ces élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ». Afin de remédier à cette situation, le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité. Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique. Il suppose l’existence d’une démocratie représentative fortement et ouvertement critiquée. Avant les années 1990, les termes « populisme » et « populiste » pouvaient désigner divers courants politiques se référant au peuple, parmi lesquels le parti de centre droit ÖVP autrichien ou le SHP turc au centre-gauche qu’on a tendance depuis à ne plus vouloir qualifier ainsi, leur préférant le label de « populaire ». Si le terme populisme est aujourd’hui péjoratif, les politiques dites populistes sont différentes selon les tendances gauche ou droite5, ou selon les lieux de leur implantation. Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d’intérêt particulier de la société. Parce qu’ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie du peuple. Les populistes proposent de retirer l’appareil d’État des mains de ces élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ». Afin de remédier à cette situation, le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent plus au bon sens populaire qu’à la simplicité.

Quelles applications ?

Ces solutions seraient immédiatement applicables et émaneraient d’une opinion publique présentée comme monolithique. Les populistes critiquent généralement les milieux d’argent ou une minorité quelconque ethnique, politique, ou administrative, censés avoir accaparé le pouvoir auxquelles ils opposent une majorité, qu’ils représenteraient. Les populistes critiquent les milieux d’argent ou les minorité ethniques, politiques, ou administratives, censés avoir accaparé le pouvoir et auxquels ils opposent la majorité, qu’ils s’imaginent légitimement représenter. Les populismes revêtent des formes contrastées du boulangisme au poujadisme, eu péronisme, voire au gaullisme jusqu’à s’étendre jusqu’au Venezuela de Chavez et la Brésil de Lula. Ils s’incarnent moins dans un type de régime clairement défini avec des contenus idéologiques déterminés que comme repoussoir au fascisme et au nazisme. La caractéristique commune se situe dans le style politique des leaders et la rhétorique qui magnifie le peuple dans l’intention à terme de mobiliser les masses pour les futurs et éventuels combats choisis par les meneurs. Le populisme s’insère dans un système politique protestataire où le peuple tient le rôle capital quoique insuffisamment mis en avant. Tout appel aux masses populaires ne signale pas la volonté de faire triompher des idéologies contraires aux valeurs de la démocratie. Si le populisme par son appel au peuple ne constitue pas un danger immanent pour la démocratie, ses dérives potentielles peuvent susciter une inquiétude qui trouve sa rationalité et sa valeur prédictive dans le télépopulisme, les manipulations oratoires et les stratégies de séduction de l’auditoire.

Glissements périlleux ?

L’installation, le glissement progressif, parfois peu visible de cette forme de prise du pouvoir, souvent insidieuse ne réussit que par temps de crise politique ou économique, sinon dans le contexte d’une mondialisation d’autant plus terrifiante qu’elle est présentée par ses adversaires comme une tentative de prise en main de la nation par des forces mal définies, données comme agressives sinon prédatrices. Leurs chances de triomphe sont d’autant plus grandes que le discours populiste se nourrit des défaillances de fonctionnement de la démocratie, des progrès de la bureaucratie et à terme de l’éloignement des tenants du pouvoir avec leurs assujettis, toujours susceptible de conduire à la formation d’un pouvoir autoritaire.
Quelles seraient les raisons de soupçonner les politiques de l’UMP de vouloir s’emparer des idées du FN pour les faire siennes et brouiller le tableau des propriétés intellectuelles de chacun des composants de cet amalgame ? Les accusations de plagiat, de vol, de prédation du dernier envers les premiers sont trop graves pour qu’en juge intègre et objectif, on ne tente pas de faire le bilan des propriétés intellectuelles de chacun des candidats en présence. Il convient de ce fait d’examiner les faits et gestes, pensées, discours, déclaration des uns et des autres avant de porter des accusations qui en temps d’élections doivent être rigoureusement analysés en vue d’un jugement objectif, aussi éloigné que possible des opinions les plus teintées d’émotions par rapport aux faits objectifs observés.

Attitudes populistes

En déplacement dans la Marne ce jeudi, Nicolas Sarkozy s’est montré très agacé par la question d’un journaliste de LCI sur les manifestations de syndicalistes d’ArcelorMittal devant son QG de campagne. « Qu’est ce que vous voulez que j’ai à foutre de ce que vous me dites ? » a lancé Nicolas Sarkozy au journaliste qui évoquait les jets de gaz lacrymogène sur les manifestants, avant de traiter son interlocuteur de « couillon ».
« Pardon ! », s’est aussitôt rattrapé le chef de l’Etat, en tapant sur l’épaule de la personne injuriée. Et de tenter, en conclusion, de se justifier : « Non mais c’est parce qu’il est sympa, il est jeune ». Dressons-nous, battons-nous, rassemblons-nous, et faisons gagner Nicolas Sarkozy pour la France et pour la République ! Sur la forme, l’UMP a confirmé son professionnalisme en matière de grand rassemblement sous un hall de 46 000 m2 plein à craquer, contenant 60 000 personnes selon Copé, chiffre largement contesté étant donné la capacité de la salle estimée à 30 000 places. Des dizaines d’écrans gigantesques avaient été installés devant une marée de drapeaux tricolores avec, au loin, un cercle blanc lumineux pour accueillir le « Président » devant un écran de 120 mètres. Sur les côtés, en lettres blanches sur fond bleu, le slogan : « La France forte », avec dans la salle, les jeunes populaires qui avaient enfilé des t-shirts, portant l’inscription « Les jeunes avec Sarkozy » et le sigle « NS 2012 ».

Organisations

Des TGV avaient été affrétés par l’UMP alors que le parti présidentiel avait pris soin de faire le ménage parmi les militants montés dans les cars à destination de la capital comme à Tours, où certains d’entre eux ont été interdits en dernière minute de meeting. A la tribune, Bernadette Chirac « exprime son soutien sans faille » et explique que, « en dépit de ce que nous entendons dire ici et là, nous sommes confiants ». Gérard Depardieu lui succède : « Je n’entends que du mal de cet homme qui ne fait que du bien. Je le soutiendrai en toutes circonstances. » Puis Jeanette Bougrab, secrétaire d’Etat à la jeunesse : « Moi, Jeannette Bougrab, fille de harki, je vote Nicolas Sarkozy », dit-elle en citant plus tard Hélie Denoix de Saint Marc, (ancien déporté et officier putschiste en 1961 en Algérie, condamné à dix ans de détention criminelle et décoré par Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy n’est pas l’homme qu’on vous décrit à longueur d’éditoriaux à charge. J’ai vu ses doutes secrets. J’ai vu les blessures qui lui ont été infligées » a surenchéri le Premier Ministre, prompt à verser des larmes sur les injustices dont a été victime le héros du jour, serviteur martyr d’une nation ingrate. La musique se lance, grave, solennelle. « On dirait le générique de « Des racines et des ailes », fait remarquer une voisine à travers le reportage de Mediapart dont on peut critiquer l’objectivité, sujet tellement difficile à traiter qui ne cesse de poser les problèmes de la subjectivité face à une neutralité bienveillante ou hostile. Nicolas Sarkozy surgit d’une des travées, ne fend pas la foule, reste seul, au milieu de l’allée puis serre des mains au travers des barrières pendant que la salle hurle : « Nicolas, Nicolas ! »

Une rude bataille

Après cinq minutes, le voici sur le rond central lumineux : « Je me souviens de ce mois de mai où les Français m’ont choisi comme président de la République. C’était hier, c’était dans mon cœur il y a cinq minutes. A l’instant même, j’ai senti sur les épaules le poids de la charge, de la fonction, des responsabilités. Je n’ai pas eu peur, je m’étais préparé. Je savais qu’il y aurait des tempêtes mais je n’imaginais pas ce soir-là combien la réalité allait dépasser mon pressentiment. « Le président de la République doit rendre au peuple la parole quand elle est confisquée. Je solliciterai l’avis des Français par référendum chaque fois que quiconque essayera de parler en son nom en fonction d’intérêts qui ne seraient pas ceux de la nation tout entière. » Il a fait l’éloge de « la valeur travail » tapé sur « les 35 heures, dénoncé les « parachutes dorés pour les chefs d’entreprise » et les « bonus invraisemblables de la finance » demandé que « le tricheur, le fraudeur soient punis car il vole l’argent des Français qui ont besoin de la solidarité nationale » montré du doigt « l’assistanat qui rapporte davantage que le travail, stigmatisé « le bénéficiaire d’une allocation qui ne cherche ni travail ni formation », « l’étranger qui vient en France pour le seul attrait de nos prestations sociales ». « Ce n’est pas un camp contre l’autre », c’est « le peuple de France qui veut être entendu et en a assez qu’on parle en son nom ». « La France a résisté, n’a pas été emportée comme tant d’autres. Elle a tenu » ( sans doute grâce à moi, mon action, mon acharnement et mon dynamisme). « Pendant cinq ans, j’ai fait de mon mieux pour protéger les Français de toutes ces crises, j’y ai mis toutes mes forces, je me suis engagé comme jamais. J’ai tout donné », affirme-t-il en conclusion.