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Populismes

vendredi 16 mars 2012, par Picospin

Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique1. Il suppose l’existence d’une démocratie représentative qu’il critique. C’est pourquoi il est apparu avec les démocraties modernes, après avoir connu selon certains historiens une première existence sous la République romaine. Avant les années 1990, les termes « populisme » et « populiste » désignaient des courants politiques se référant au peuple, parmi lesquels le parti de centre droit ÖVP autrichien ou le SHP turc au centre-gauche qu’on a tendance depuis à ne plus vouloir qualifier ainsi, leur préférant le label de « populaire ».

Définitions

Le mot populisme « désigne un complexe d’idées, d’expériences et de pratiques qu’aucune typologie, si fouillée soit-elle, ne saurait épuiser. » Le populisme met en accusation les élites ou des groupes d’intérêt particulier de la société. Parce qu’ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie du peuple. Les populistes proposent de retirer l’appareil d’État des mains des élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ». Afin de remédier à cette situation, le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité. Ces solutions sont présentées comme applicables immédiatement et émanant d’une opinion publique présentée comme monolithique. Les populistes critiquent les milieux d’argent ou les minorités ethniques, politiques, administratives censées avoir accaparé le pouvoir et leur opposent une majorité, qu’ils représenteraient. Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique. Il suppose l’existence d’une démocratie représentative dont la présence, les actes, les initiatives sont ouvertement et fortement critiquées.

Divers courants politiques

Avant les années 1990, les termes « populisme » et « populiste » désignaient divers courants politiques se référant au peuple, parmi lesquels étaient célèbres le parti de centre droit ÖVP autrichien ou le SHP turc au centre-gauche qu’on a tendance depuis à ne plus vouloir qualifier ainsi, leur préférant le label de « populaire ». Si le terme populisme est aujourd’hui péjoratif en politique, les politiques dites populistes peuvent être très différentes par leur tendance gauche ou droite, et entre leur implantation géographique en Europe et en Amérique du Sud. Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d’intérêt particulier de la société. Parce qu’ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie du peuple. Les populistes proposent donc de retirer l’appareil d’État des mains de ces élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ». Afin de remédier à cette situation, le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité. Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique. Il suppose l’existence d’une démocratie représentative fortement et ouvertement critiquée. Avant les années 1990, les termes « populisme » et « populiste » pouvaient désigner divers courants politiques se référant au peuple, parmi lesquels le parti de centre droit ÖVP autrichien ou le SHP turc au centre-gauche qu’on a tendance depuis à ne plus vouloir qualifier ainsi, leur préférant le label de « populaire ».

Péjoratif ?

Si le terme populisme est aujourd’hui péjoratif, les politiques dites populistes sont différentes selon les tendances gauche ou droite5, ou selon les lieux de leur implantation. Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d’intérêt particulier de la société. Parce qu’ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie du peuple. Les populistes proposent de retirer l’appareil d’État des mains de ces élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ». Afin de remédier à cette situation, le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent plus au bon sens populaire qu’à la simplicité. Ces solutions seraient immédiatement applicables et émaneraient d’une opinion publique présentée comme monolithique. Les populistes critiquent généralement les milieux d’argent ou une minorité quelconque ethnique, politique, ou administrative, censés avoir accaparé le pouvoir auxquelles ils opposent une majorité, qu’ils représenteraient. Les populistes critiquent les milieux d’argent ou les minorité ethniques, politiques, ou administratives, censés avoir accaparé le pouvoir et auxquels ils opposent la majorité, qu’ils s’imaginent légitimement représenter. Les populismes revêtent des formes contrastées du boulangisme au poujadisme, eu péronisme, voire au gaullisme jusqu’à s’étendre jusqu’au Venezuela de Chavez et la Brésil de Lula. Ils s’incarnent moins dans un type de régime clairement défini avec des contenus idéologiques déterminés que comme repoussoir au fascisme et au nazisme.

Un style

La caractéristique commune se situe dans le style politique des leaders et la rhétorique qui magnifie le peuple dans l’intention à terme de mobiliser les masses pour les futurs et éventuels combats choisis par les meneurs. Le populisme s’insère dans un système politique protestataire où le peuple tient le rôle capital quoique insuffisamment mise en avant. Tout appel aux masses populaires ne signale pas la volonté de faire triompher des idéologies contraires aux valeurs de la démocratie. Si le populisme par son appel au peuple ne constitue pas un danger immanent pour la démocratie, ses dérives potentielles peuvent susciter une inquiétude qui trouve sa rationalité et sa valeur prédictive dans le "télépopulisme", les manipulations oratoires et les stratégies de séduction de l’auditoire. L’installation, le glissement progressif, parfois peu visible de cette forme de prise du pouvoir, souvent insidieuse ne réussit que par temps de crise politique ou économique, sinon dans le contexte d’une mondialisation d’autant plus terrifiante qu’elle est présentée par ses adversaires comme une tentative de prise en main de la nation par des forces mal définies, données comme agressives sinon prédatrices. Leurs chances de triomphe sont d’autant plus grandes que le discours populiste se nourrit des défaillances de fonctionnement de la démocratie, des progrès de la bureaucratie et à terme de l’éloignement des tenants du pouvoir avec leurs assujettis, toujours susceptible de conduire à la formation d’un pouvoir autoritaire.