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Qu’attendre du « post-humanisme » ?

vendredi 15 mars 2013, par Picospin

Peut-on laisser les malades atteints de maladies graves, rapidement mortelles et de tous ceux qui voient s’approcher avec terreur et angoisse la fin de vie sans autre perspective que la dissolution du corps et de l’esprit à faible échéance ?

Accrochages

Doivent-ils s’accrocher à ce qui reste de vie sur terre pour se tourner résolument vers une autre aventure, un autre voyage, l’entrée dans un autre monde qui pourraient avoir lieu au-delà de ceux d’ici bas, cette migration sur la terre destinée à se terminer ou à recommencer ailleurs ? Est-ce la bonne question à poser à l’heure où un nouveau Pape s’apprête à proposer aux croyants un nouvel espoir, une spiritualité rénovée, une autre perspective ? Certains croient trouver dans les applications des nouvelles recherches dans les domaines des nanotechnologies, des neurosciences, une raison d’espérer, de croire en la rénovation, la réparation, la maintenance des organes fatigués du corps et pourquoi pas, celles de l’esprit pour peu qu’il ait été touché par les aléas des difficultés de la vie, des atteintes par la maladie, des traumatismes reçus. Ils comptent pour cela sur les travaux des ingénieurs plus que sur ceux des médecins, sur l’application d’une éthique du bien vivre au service de l’invention, des nouvelles machines, des robots construits puis utilisés au service de l’homme, désormais invité à s’appuyer sur ces aides techniques destinés à terme à remplacer les instrumentistes du soin.

Cybernétique

On veut espérer que la cybernétique sera apte à piloter les initiatives et à prendre les décisions nécessaires pour pourvoir l’homme de l’outillage indispensable à sa survie ou à la prolongation de sa vie. Elle serait apte à remplir ce rôle grâce à ses dispositifs techniques d’échange d’informations avec le monde extérieur dont l’action est réglée par les éléments sensoriels qui renseignent sur le comportement à adopter et en déterminent les modalités d’action au fur et à mesure de l’exécution des programmes élaborés par action et retour. A un degré de plus, le fonctionnement des machines servies par des réseaux d’information de plus en plus complexes et de plus en plus en résonance pourraient constituer des modèles d’activité, de procédures, d’opérations susceptibles d’augmenter la nature humaine en la dotant de facultés amplifiées. Cette ouverture sur un homme nouveau, issu de ces recherches et applications ne manque pas de poser la question de la conscience et de là de déboucher sur une interrogation éthique. De là à se poser la question de l’âme d’une machine, il n’y a qu’un pas que des philosophes, des chercheurs, des ingénieurs se posent devant les capacités constatées sur les œuvres ainsi créées au service de l’humain.

Angoisse

L’homme contemporain est tantôt angoissé tantôt exalté par les perspectives de transformation de soi que lui offrent les technologies, à moins qu’il ne verse dans la fatigue de soi qui pourrait faire échouer ce désir de mutation, de métamorphose dont le terme n’est encore connu de personne. Est-il vrai que nos contemporains considèrent leur corps comme un matériau remodelable, voire remplaçable puisque de nos temps, on répare beaucoup moins souvent qu’on ne remplace par des pièces interchangeables. A moins que le désir de changement ne cède le pas à celui du retour, de la répétition à l’aide du temps cyclique pour permettre au temps de revenir à son point de départ éternellement.

Rôle de l’éthique

A moins aussi qu’on n’autorise l’éthique à organiser le vivre ensemble en la débarrassant de la morale et en laissant une large place à la cognition en tant que couplage du système vivant avec son environnement, comme le réaliserait à son endroit le savoir faire ajusté par ses actions. Ne pourrait-on favoriser l’émergence d’une véritable solidarité, équivalent moderne de la sympathie élargie, voire de l’empathie, en passant par le détour obligatoire de l’utilité. Est-ce par ce biais qu’il nous incombe d’accueillir l’humain rénové comme promesse d’une cohésion renforcée en passant par les l’imaginaire des utopies, condition indispensable à tout désir d’avenir.

D’après :
"Demain les Posthumains" par Jean-Michel Besnier, Paris, Pluriel, 2012.

Messages

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