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Enseignement du Français

Qu’est-ce que l’homme doit faire des langues ? Les parler ?

Quelle méthodologie ? Quels résultats ?

mardi 28 octobre 2008, par Picospin

Il est d’autant plus laborieux de se livrer à l’enquête susceptible de déterminer les raisons pour lesquelles les enseignants de cette matière se confinent dans un chenal étroit d’où en particulier toute tentative par l’élève de se livrer à l’invention, à libérer son imagination, à adopter un style personnel est considérée comme dangereuse pour lui – mais peut-être surtout pour le professeur – et partant inefficace.

Une définition

Ne faudrait-il pas commencer par redéfinir les objectifs de cet enseignement au 21è siècle à la lumière des changements sinon des bouleversements qui sont intervenus dans l’utilisation de la langue française. Est-ce que quelqu’un s’est déjà intéressé à la question de savoir quelles sont les relations actuelles des diverses langues entre elles ne serait-ce que par exemple celles qui ont cours entre l’anglais, langue devenue universelle et obligatoire pour quiconque s’apprête à jouer un rôle dans les sociétés du monde, et le Français, langue vernaculaire dont l’occurrence se positionne bien loin derrière la première même si elle reste appréciée par les intellectuels, les littéraires, l’ensemble de la communauté francophone dans le monde qui est encore loin d’être réduite à sa plus simple expression. L’Afrique, le Québec, certains pays du Moyen Orient sont encore là pour en témoigner. Les critères d’efficacité qui permettent d’évaluer le travail des enseignants dans cette discipline n’ont pas été correctement établis. A quoi sert cette langue ? Est-il nécessaire la bien maitriser ? Si oui, pour quelles raisons ? Dans cette interrogation à prismes multiples entrent des considérations comme la clarté des exposés et des discours, la précision des définitions, la capacité à présenter un exposé aussi condensé que possible, toutes conditions qui n’avaient pas encore cours au cours des derniers siècles tout simplement parce que comme dirait Kundera, nous étions encore au temps de la lenteur et que nous avions décidé de prendre le temps de vivre. L’accélération de l’histoire étant intervenue de façon péremptoire, les outils de travail et de communication ont du régler leurs montres et battre à une autre échelle au 21è siècle qu’à celles de années passées.

Une réflexion ?

Est-ce que quelqu’un a jamais examiné cette nouvelle relation au temps et étudié la manière d’adapter le langue, son expression, ses rythmes, son expression et son articulation au rythme du jour ? Il n’est que d’écouter la prononciation si populaire parmi les plus jeunes pour se rendre compte de la réalité de cette rupture culturelle, prompte à éroder les déclamations des comédiens du Français, à déchiffrer les commentaires des hommes et femmes de télévision, à discerner les dialogues de ce que l’on appelait auparavant le cinématographe. Comme dirait un Ministre des Sports dont le Français ne représente pas la tasse de thé puisque cette dernière reste irrémédiablement attachée au Rugby anglais, il faut s’occuper des fondamentaux avant de passer aux combinaisons géniales entre arrières et trois-quarts. Reste qu’au delà de ces « figures imposées » comme dans le patinage artistique, il s’agit d’exercer son esprit esthétique, artistique, imaginatif pour créer, pour cultiver la beauté, lui rendre hommage chaque jour à l’occasion de tout écrit, de tout discours, de toute conversation pour témoigner de la chance de posséder un mode d’expression revêtu des plus beaux ornements. C’est à nous tous, aux nouvelles générations à les conserver aussi longtemps que possible, jusqu’à épuisement d’un langage qui, dans le cycle de l’histoire sera un jour supplanté sinon remplacé par un autre.


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