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De la bonne éducation des anarchistes

Quand Barack Obama prend le thé

De la générosité des riches Américains

lundi 1er novembre 2010, par Picospin

On l’a laissé gentiment, sous les ovations du public, les déchainements d’enthousiasme d’une population joyeuse après des années d’imbécillité, de conservatisme étroit, bête et méchant, prendre le pouvoir avec l’intelligence d’un professeur d’université, les capacités didactiques et pédagogiques d’une brillante intelligence expliquer à la population ses projets, ses intentions, son souci d’égalitarisme et de bienfaisance en matière de santé publique.

De gentils Messieurs et Dames

Puis, tout aussi gentiment, avec le sourire aimable de ceux qui avaient muri un projet de destruction, on avait passé sous silence tous les reproches qu’on était tenté d’exprimer contre sa couleur de peau, ses frères en ancien esclavage, ses origines supposées « non américaines » pour le laisser s’enfoncer doucement dans les bas-fonds meubles se dérobant à ses pieds d’où on espérait qu’il ne pourrait plus jamais remonter. En remplacement, on l’invitait tour aussi gentiment avec un sourire béat aux « tea-parties » où on lui réservait un siège percé d’où il aurait les plus grandes difficultés à s’extraire. Comme les derniers poissons qui vivent encore dans la mer, on a tendu des nacelles énormes pour y enfermer tout ce que le monde compte encore d’esprits libres, de figures honnêtes, de probités, de fidélité aux idéaux de l’éthique. Alors, les pécheurs ont commencé de s’acharner contre toute espèce encore vivante, capable de respirer, d’inspirer un air pur de toute pollution et de fermer sur les dernières formes de vie sur notre pauvre planète la nasse de filets bien propres, nettoyés, brillants de paraître que le peuple était invité à observer se débattant encore avant d’expirer et de laisser à la surface un monde débarrassé de tout ce qui pose encore question.

Quelles questions à poser

Il n’est plus désormais question d’en poser la moindre pour ne pas entrainer les plus vulnérables à gouter à la liberté qu’ils croyaient enfin reconquise. Elle n’était que le leurre qu’on dépose en guise d’appât. Ce dernier ne sert plus qu’à apporter la quantité minimale et indispensable à l’espèce pour survivre dans une monde que les plus nantis s’acharnaient à intituler « en crise » sans que l’on sût jamais en quoi elle consistait sinon à mettre à la porte de leurs demeures ceux qui avaient eu la chance éphémère d’en posséder une. Il s’était avéré depuis, que cette tranche de vie était si éphémère que bientôt on allait retrouver la vie des ancêtres humanoïdes comme elle avait commencé. Dans les grottes considérées comme suffisantes pour des êtres à peine vivants qui n’avaient nul besoin de confort, de luxe et encore moins de chaleur, qu’elle corresponde à ’énergie requise pour élever une pomme de100 grammes d’un mètre dans le champ de pesanteur terrestre ou à l’énergie requise pour élever une pomme de100 grammes d’un mètre dans le champ de pesanteur terrestre ou encore à un quart d’heure de chauffage par un radiateur de 1 000 W lorsqu’il n’y a aucune grève dans le pays. Le pasteur Martin Luther King avait eu un rêve. Le peuple avait rêvé que Barack Obama le concrétiserait.

"J’avais un rêve"

N’ayant pu en accomplir la totalité, sa déception n’en est que plus grande. Les adversaires en profitent pour enfoncer le clou ce qui est une réaction modeste par rapport au nombre plus important que Jésus en son temps avait reçu des Romains. Le nouveau Président des Etats-Unis a établi pour la première fois aux États-Unis une couverture de santé qui commence à protéger les Américains des conséquences financières fort et trop élevées dans ce pays. En guise de remerciement, il est invité à déguster de ses lèvres où coule un sang noir culpabilisant les thés généreusement offerts par la classe possédante des électeurs républicains. Le mouvement a pour origine des manifestations organisées en réaction aux plans de sauvetage du secteur bancaire, suite à la crise financière de 2008, et plus particulièrement contre le plan de relance de débloquer près de 100 milliards de dollars pour aider les propriétaires endettés à éviter la saisie de leur maison en organisant une « Tea Party » à Chicago.

Parties de thé

Offrir une tasse de thé relève de la politesse, du bon gout et accélère le développement des échanges et des rencontres. Se livrer au contraire dans une visée libertaire venu de l’extrême droite signe plutôt une conduite de droite et non d’extrême gauche. Comment ces mouvements extrémistes et contradictoires peuvent-ils montrer au monde qui les regarde de près une tendance généreuse, protectrice capable de s’affilier au « care » un peu récupéré en France par une partie des mouvements socialistes. Dans un pays qui se veut rationaliste et qui proclame bien haut son inclination pour la science et le rationalisme scientifique, ces soubresauts archaïques et irrationnels, égoïstes et contre nature font plus que désordre. Représentent-ils une image déjà dilacérée de la grande Amérique qui en son temps avait aidé les peuples les plus pauvres et les plus atteints, les plus mutilés et détruits de la terre pour aider à leur reconstruction ? On ne peut qu’espérer se tromper dans ses visions du futur.

Questionnement éthique :

1. Dans l’histoire racontée ici, sous l’inspiration de Alexis de Tocqueville dans son fameux livre sur "De la Démocratie en Amérique", on peut lire, sous la plume de cet extraordinaire analyste de la vie politique et sociétale des États-Unis, que le noir transmet à ses descendants le signe extérieur de son ignominie. Est-ce encore vrai actuellement ?

2. Il ajoute que l’esclave moderne diffère du maitre autant par la liberté que par l’origine ? Que faut-il penser de cette affirmation en 2010 ?

3. Est-il définitivement révolu, le temps où "après avoir aboli l’esclavage, les modernes doivent détruire le préjugé du maitre, celui de la race et celui du blanc" ?

4. Peut-on comparer de nos jours l’inégalité créée par la loi à celle qui a ses fondements dans la nature elle-même ?