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Vicissitudes des climatologues

Quand les cloches tintent trop haut

La guerre des sciences

vendredi 29 octobre 2010, par Picospin

L’intérêt de la reprise de ce débat tient moins aux arguments avancés par les uns et les autres qu’aux attaques personnelles lancées de part et d’autre aux responsables des coups portés aux partisans et adversaires d’une théorie par rapport à l’autre.

Allègre contre l’univers

Dans cette affaire, souvenez-vous en, on s’en était pris successivement aux leaders du groupe Allègre qui avait commis l’erreur de nier les effets des pollueurs du globe ce qui est au moins une maladresse et sans doute au-delà une faute. Les militants et dogmatiques de l’autre bord avaient été sur le point de crier victoire quand sont tombées des enquêtes et investigations concernant le chef des « GIEC » boys and girls dont les attitudes éthiques se révélèrent au moins discutables au point de réclamer de la part de certains des collaborateurs de cette association considérée au-delà de tout soupçon une démission instantanée pour éviter que la révolte ne gronde dans cette structure au risque de la voir basculer dans l’irresponsabilité sinon l’incrédibilité. Le plus intéressant dans cette affaire est moins la poursuite des provocations et contestations que celles des accusations ad hominem qui, comme on le sait, sont notoirement plus faciles à formuler que celles qui s’adressent au fond des problèmes et en appellent aux arguments scientifiques, qu’à des injures, invectives, insultes à l’égard des rivaux, concurrents, antagonistes qu’on peut, grâce à ces manœuvres mais aussi profitant de l’occasion éliminer de la compétition faisant ainsi d’une pierre deux coups.

Batailles

Quand on se bat, même à la loyale, tous les coups sont permis, y compris les plus dangereusement assénés dans un monde où la concurrence l’emporte trop souvent et mal à propos sur la collaboration, l’union, la mise en commun des moyens pour atteindre un objectif plus grand, plus enrichissant, plus généreux et plus universel que les minables résultats individuels, personnels, égocentriques. Est-ce une des raisons qui a fait taire pendant un trop court moment les encenseurs, apologistes, thuriféraires des uns et des autres au profit des préoccupations personnelles des candidats aux postes ministériels qui, après tout, et la vie étant trop courte admirent les sièges confortables occupés trop brièvement pendant qu’il en est temps encore et qu’ils imaginent être éjectables ? Les pilotes de chasse les connaissent trop bien qui vivent avec le doigt posé sur la gâchette adéquate ce que ne parviennent pas à réaliser les occupants des postes où le pouvoir se construit, est hérité et se perpétue même s’il se dessine en trompe-l’œil. C’est sans doute ce qui vient de se passer en France où l’on était subitement plus préoccupé d’arrêter des grèves que de réfléchir aux causes et effets de la pollution et à l’incivisme des acquéreurs de gros véhicules sortis trop vite des usines nationales.

Clarifier

Le besoin de clarification est évident à la lecture des attendus scientifiques des sages commandités par la Ministre de la Recherche, » préoccupée par une querelle de clocher dont le caractère scientifique et la qualité des arguments avancés échappaient à la plupart et apparemment troublée par le nombre élevé des points obscurs encore en discussion comme « la complexité implique le recours aux modèles et aux tests permettant de les valider. Les mécanismes pouvant jouer un rôle dans la transmission et l’amplification du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien compris. L’argumentaire utilisé de part et d’autre ne peut que servir la politique européenne et singulièrement française qui n’ont de cesse de s’agripper aux basques américaines et celles d’Obama qui, après une période de lune de miel tourne au vinaigre parce que cet Américain venant d’autres milieux que ceux de la Sarthe ou de paysages européens ne jette pas le même regard sur le monde. On connaît depuis longtemps le rôle du point de vue sur les résultats de l’imagerie projetée. Malgré cette donnée, les petits clochers continuent de faire tinter leurs bourdons toujours à des décibels qui permettent d’éteindre ceux des beffrois qui sonnent dans la vallée.

Questionnement éthique :

1. L’éthique écologique repousse l’idée d’un privilège attaché à l’homme pour repousser les l’anthropocentrisme au profit des droits de la nature ?

2. Que faut-il en penser ? Est-ce que la nature devient de ce fait une fin en soi ?

3. Peut-on parler de l’élaboration possible entre un contrat naturel entre l’homme et la nature ?

4. Que vaut la formule de Marcel Gauchet "sous l’amour de la nature, la haine des hommes" ?