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Quand se calment les Rafales de vent

vendredi 2 décembre 2011, par Picospin

Pendant ce temps, des rafales de paroles circulent entre les plénipotentiaires chargés de sauver une Europe qui tombe dans un collapsus que ni la médecine raffinée ni les SAMU les plus modernes ne peuvent sortir de l’ornière dans laquelle tombent un à un les Etats du continent européen en qui Jacques Delors avait placé toute sa confiance pour que les nations déchirées depuis des dizaines d’années cessent ces pratiques et retrouvent enfin une paix tant désirée au milieu des guerres, des révolutions, des idéologies dépassées et surpassées.

Il parait qu’aucun avion si génial soit-il de la série des Rafales ne sera vendu avant longtemps ce qui n’arrangerait pas les affaires financières de la France qui serre sa ceinture en débarrassant les institutions scolaires des derniers enseignants qui lui restent pour essayer de rendre à la pauvre école de la République le lustre qui la caractérisait et conférait aux établissements scolaires un lustre perdu depuis trop longtemps et que les élèves actuels ne savaient comment trop remonter ce qui se soldait par la perte de la majeure partie des moyens de communication entre les élus de la nation. Ces derniers avaient perdu l’usage de la langue maternelle au profit d’un dialecte international composé d’un peu d’anglais et surtout d’un jargon issu d’une nouvelle langue appelée informatique qui consistait à remplacer les mots par des consonnes sinon des idéogrammes que seuls les initiés parvenaient à comprendre et surtout à traduire. A la dernière page du quotidien du soir, on peut lire que le prix Nobel de littérature Elie Wiesel avait définitivement ouvert son coeur aux chirurgiens afin qu’ils se précipitent dessus pour le réparer, y changer quelques tuyaux encrassés et renouvellent quelques pistons qui avaient cessé de comprimer puis de relâcher afin de conférer aux pulsations du sang une impulsion rythmée pour qu’il avance dans le courant sanguin en laissant dans chaque artère la nourriture nécessaire au corps en mouvement et à l’esprit en oscillation. Il n’était pas inintéressant de pouvoir contempler à travers la photographie d’un salon du Palais les dorures nouvellement incrustées sans doute pour impressionner la partenaire nouvellement élue du Reich voisin, la chancelière Merkel toujours prête à un bisou loin sur la joue opposée pour marquer la distance qui sépare la sobre et prude Physicienne et fille de Pasteur du juriste débarqué des plaines lointaines où il fait bon improviser des harmonies tziganes sur les bords d’un Danube moins bleu qu’il n’y parait et souvent plus gris et pollué que la Seine qu’on tentait de garder claire, pure et transparente malgré les évènements politiques toujours susceptibles d’entacher les diamants les plus blancs et les plus bleus. Tout n’est pas aussi clair que se l’imaginent des grands de ce monde circulant par train européen entre Bruxelles, Berlin, Paris sinon Londres quand les exclusives prononcées contre les uns et les autres ne se font pas aussi drastiques que la dette ne monte pas à la tête, les intérêts ne grimpent pas à l’allure vertigineuse d’un avion de chasse Rafale et que les affaires sérieuses restent à un niveau égal ou inférieur à celles nouées par les mafias des uns et des autres. Après le chaos européen, les peuples issus du traité de Versailles et du démembrement de l’Empire austrohongrois se réjouissaient de pouvoir danser dans les rues, célébrer les fêtes et communier dans la bière et le vin de Tokay. Le monde enchanté devint subitement désenchanté du fait des nuages gris qui s’accumulèrent à l’Est pour éclater à l’Ouest. C’est ainsi qu’au lieu de tomber dans leurs bras respectifs, les survivants des massacres, des charniers, des tunnels et des boyaux continuèrent de se regarder en chiens de faïence, avides de morsures, de jacasseries, de calomnies et de revanches. Aucune d’entre elle ne tomba à plat comma dans l’eau claire des nouvelles piscines édifiées à grands renforts de capitaux par les héritiers des gaz de l’est européen ou du sud où l’on s’efforça de monter haut dans un ciel qui menaça sans arrêt de se fondre en orages, tempêtes, éclairs et explosions sur une terre vidée de ses dinosaures par la chute accidentelle d’engins meurtriers aptes à vider de ses terriens les rares survivants de ces désastres.

L’attention à l’autre ou le "care"

Dans "Desperate housewives, la série est fictionnelle mais renferme une volonté d’éducation qui est réaliste car visant à éduquer les jeunes filles et les garçons et qu’elle aborde les questions liées au care, de la place des femmes, de leur rôle dans le couple, l’éducation des enfants. Il existe aussi des figures féminines par rapport à la femme d’intérieur parfaite mais froide et destructrice, l’autre mère débordée haïssant son rôle de care giver ou encore celle centrée sur elle-même et refusant tout care. On risque de méconnaitre toute dimension sociale au care, qui est moins une invocation positive à plus de gentillesse que l’appréhension d’une situation sociale injuste avec des activités dévalorisées justement pour faire prendre conscience que tout un type d’activités est dévalorisé précisément parce que dévolu aux femmes.