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Que fait-on de nos enfants ?

mercredi 14 novembre 2007, par Picospin

En juin de cette année, le New York Times se préoccupait déjà de la possibilité d’ajouter aux programmes scolaires en vigueur d’autres projets à appliquer après les horaires normaux de l’enseignement traditionnel. Ces derniers pouvaient être consacrés aux arts, aux sports, ou à d’autres activités indispensables à l’épanouissement des élèves.

Beaucoup de personnages officiels de haut rang voient dans ce complément d’éducation un lien avec l’amélioration des scores, de la présence aux cours et de la diminution des exclusions. Malgré ces résultats intéressants, le progrès constaté grâce à l’introduction de ces heures complémentaires risquent de ne pas pouvoir se pérenniser faute de moyens financiers. L’administration Bush a en effet décidé de na pas renouveler la totalité du budget nécessaire à cette activité supplémentaire. Cette situation est particulièrement difficile à New York où des fonds doivent être cherchés et trouvés pendant les vacances d’été. Il est curieux de noter que dans le monde moderne, l’éducation des enfants ne soit pas constamment prise pour une priorité absolue. Ce ne sont pourtant pas les arguments qui manquent pour enseigner, éduquer, discipliner, encadrer les enfants à mesure qu’ils grandissent et que les moyens que leur a donné la nature s’épanouissent puisque c’est l’âge où on apprend le plus facilement, où l’on retient les notions, les faits, les évènements marquants qui deviendront pus tard les assise sur lesquelles sera fondé le caractère, la structure de l’esprit, le mode de raisonnement. Que les enseignants ne soient pas toujours aptes à transmettre les valeurs qui forgent la personnalité et qui permettent d’utiliser l’esprit critique pour interroger, discuter, questionner, analyser, mettre en cause est une autre affaire. C’est celle d’une certaine passivité devant les acquis, ce qui parait aller de soi.

Apprendre pour savoir

Il ne suffit sans doute pas d’apprendre pour savoir et de savoir pour réfléchir, pour juger, critiquer et imaginer. A cet égard, la situation en Amérique n’est guère différente de celle que nous voyons dans notre pays. Aux Etats-Unis, la loi qui concerne la volonté de ne laisser personne en arrière prescrit des mesures drastiques comme celles de se débarrasser des enseignants incapables, des écoles qui fonctionnent mal ou qui ne savent pas établir une gouvernance de qualité. Les officiels prévoient que dans une dizaine d’années plus de 6.000 écoles publiques qui éduquent des étudiants pauvres devront être restructurées au moment où entrera en vigueur la réglementation pour la promotion des maths et de la lecture. Certains professeurs sont terrifiés à l’idée de devoir fermer tous les établissements insuffisants. La Californie n’est pas le seul état dans ce cas. En Floride aussi de nombreuses écoles pourraient être candidates à la fermeture immédiate. La ville de NewYork est aussi touchée par cette menace dont le résultat pourrait bien être l’éclatement de certains établissements en une nuée d’écoles plus petites.

Quels résultats ?

Le résultat de cette situation est que de nombreuses institutions restent sous la menace d’une fermeture et que les parents insatisfaits poursuivent en justice les états qui ne répondent pas aux exigences de la loi. A Los Angeles, au fur et à mesure que l’application de la loi s’approche de son échéance, la terre promise de la réalisation universelle reste plus lointaine que jamais. Les écoles qui reçoivent des aides limitées, sont pleines malgré la mise en chantier de nouveaux bâtiments. Dans les milieux les plus pauvres, les étudiants suivent un calendrier chaotique, plus dur selon les mois de l’année, commencent leur année scolaire parfois en brèves séquences, ce qui leur ménage des périodes éphémères, entrecoupées de vacances éparses. Cet emploi du temps leur fait perdre leur entrain à l’apprentissage, les décourage et nuit à leur capacité d’assimilation. Ce sont les raisons invoquées par les responsables de l’enseignement pour expliquer les médiocres résultats obtenus au moment du passage à l’échelon supérieur. Ce mauvais bilan n’est pas perçu comme tel par toutes les institutions car certaines d’entre elles ne s’en sont pas encore rendues compte car elles n’ont pas eu le temps de mettre en place un système d’évaluation si bien que les vrais résultats à terme ne sont pas connus à temps.

De petits groupes

Dans certains collèges, des professeurs en mal d’invention devant cette situation catastrophique ont rassemblé de petits groupes d’élèves autour de tasses de café pour faire avec eux le véritable bilan de leurs connaissances et d’en extraire les points les plus faibles. Dans cette atmosphère difficile, des enseignants se sont demandé quelles étaient les véritables victimes de cette situation, les élèves ou les professeurs qui n’ont que rarement un retour sur la qualité de leur enseignement. Certaines institutions ont tendance à abandonner leur mission à mesure que les élèves grandissent. A un maître qui se plaignait de la lenteur de réaction de son élève, des parents ont proposé de reprendre le cours et les explications ce qui a été refusé. Ce n’est qu’après une leçon privée que le malheureux garçon a pu s’acquitter avec succès de sa tâche. La médiocrité des résultats obtenus par les enseignants pourrait bien provenir du fait que ces derniers ne s’intéressent qu’aux sujets et aux thèmes qui risquent de sortir lors des examens. Il faut sans doute oublier l’illusion que certains portent de vouloir allumer un feu quelconque ou une passion dans l’esprit et le cœur des enfants.

Discussion éthique :

1. Dans la pensée contemporaine en général et celle de l’éthique en particulier, la modernité prend un tournant linguistique faisant suite au passage par une philosophie de la conscience. Comment peut-on analyser cette inflexion et en tirer des conséquences pratiques ?

2. Cette évolution sinon cette révolution constitue un changement radical dans la manière de construire une pensée dirigée vers l’éthique. Ces caractéristiques permettent de se diriger vers l’interprétation des signes, le consensus, le « principe dialogal » et de privilégier la parole et la communication, la rationalité argumentative pour atteindre un objectif. Par quels moyens peut-on suivre ce courant

3. De l’activité de la communication, comment peut-on glisser vers une entente, l’adhésion entre des partenaires et la responsabilité des interlocuteurs ?

4. La responsabilité ontologique porte sur :
a. l’avenir lointain constitué par l’implication parentale qui concerne l’enfant considéré dans sa totalité, sans interruption depuis sa naissance et
b. la responsabilité de l’homme d’état qui met en cause la vie de la collectivité.
Toutes les personnes impliquées dans ces missions ont-ils cette conception de la responsabilité envers les vivants, sinon les morts du futur ?

5. Ainsi est prise en charge l’humanité future qui ne fera rien en faveur de l’agent éducateur en vertu du principe de non-réciprocité comme la figure l’obligation à l’égard des enfants engendrés auxquels les parents doivent tout donner sans en attendre le moindre retour. Comment peut-on appliquer cette idée quand on connaît le besoin croissant des personnes âgées en attention, soins, affection et leur attente sinon leur besoin d’aide de la part des plus jeunes de leur famille ?


Sources : The New York Times : 27 octobre 2007

Messages

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