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Peu probable selon les prévisions climatiques pessimistes

Quel temps fait-il à Copenhague ?

Est-ce que la sirène est enfin sortie de l’eau ?

lundi 21 décembre 2009, par Picospin

Il se trouve qu’au moment de cette réunion d’une exceptionnelle importance, qualifiée d’indispensable sous peine de sombrer par les plus hautes autorités internationales, y compris par notre Président de la République, les températures au lieu d’augmenter comme cela aurait pu se passer dans un scénario bien monté, ont chuté brutalement et de façon significative laissant derrière elles des routes enneigées, des chemins verglassés, des fleurs et arbres gelés, jetant les indigents et individus désormais repoussés dans une grande misère de précarité climatique dans les rares abris entretenus pour conserver un peu de chaleur sinon de bien-être.

Le succès rapproche, l’échec divise. C’est ainsi qu’une pluie drue bientôt devenue neige à Washington s’est abattue sur le Président américain auquel on reproche successivement et simultanément qu’on lui avait trop fait confiance, qu’il ne méritait pas cette estime, qu’après tout in n’était qu’un homme comme les autres, qu’il n’avait pas oser imposer ses vues et que pour finir, on se demande bien pourquoi on a accordé une telle confiance à un homme précédemment inconnu bien que Professeur de droit à l’Université de Chicago et qui a reçu un prix Nobel que d’autres auraient sans doute mérité davantage. Lui n’aurait jamais du accéder à cet honneur pour avoir décidé d’envoyer un supplément de soldats en Afghanistan puisque quand on postule pour un prix de la Paix, on ne renforce pas des mesures destinées à faire encore plus de guerre. Toujours est-il qu’on se demande bien quelle mouche a piqué à plusieurs reprises les spécialistes et experts de la météorologie pour s’être trompés à ce point sur une évolution climatique qui, au lieu de réchauffer continents et océans en Europe comme en Amérique les a plutôt jetés dans une glacière. Je sais bien qu’il vaut mieux s’attacher aux moyennes de chiffres qu’à leurs valeurs instantanées. Pour le moment, en tout cas la tendance serait plutôt au refroidissement qu’au réchauffement ce qui laisse bouche bée les thuriféraires de la climatologie au lieu de les guider vers un peu plus de réflexion et de modération. Donc, beaucoup d’argent dépensé, aucun accord véritablement scellé, des voyages pour rien et aucune solution en vue. Ce bilan fait dire à nos responsables guidés vers un peu plus de modestie qu’il vaut mieux tourner sa langue plusieurs fois dans sa bouche et observer les thermomètres à plusieurs reprises que d’émettre des jugements péremptoires qui coutent cher aux nations, surtout les plus pauvres et ne résolvent aucun problème. L’humilité consisterait à continuer d’observer, de réfléchir, d’enregistrer avant de se lancer dans des réflexions apocalyptiques qui jettent les peuples dans une angoisse digne de celle qui avait précédé, il y a si longtemps déjà, l’arrivée de l’an 1000.

Tout le monde n’exprime pas les mêmes visions pessimistes après la débacle de Copenhague. Certains pensent qu’il était difficile d’intervenir dans une réunions qui rassemblait entre autres les deux nations les plus puissantes du monde même si chacune d’elles montre sous certaines coutures, des déchirures promptes à s’ouvrir, des trous à colmater et des lignes fragiles à renforcer. Il parait qu’Obama a subi de la part des représentants chinois des humiliations préparées pour l’affaiblir psychologiquement lors de la conférence alors qu’il était depuis longtemps déjà affaibli par les garanties qu’il devait donner au Congrès pour arracher enfin l’accord sur la prise en charge universelle de la santé. D’aucuns, en France surtout, très fière de son propre système de santé, estiment que cette manoeuvre est dérisoire dans un pays aussi riche et si bien armé techniquement pour assurer une recherche et des soins de très haut niveau aux citoyens du pays, pourtant fragilisés par le cout excessif des actes médicaux et la fréquente impossibilité d’en rembourser le montant. D’aucuns souhaitent et estiment indispensable de faire entendre une voix forte de l’Europe pour éviter de rester en observateurs entre les débats et ébats des Chinois et Américains s’arranger sur ce qui leur tient le plus à coeur : leur union pour la poursuite d’une pollution moins limitée que celle exigée par les jacobins de l’écologie, toujours prêts à retirer l’épée du fourreau pour faire aboutir leurs visions pessimistes mais sacralisées de la limitation à la pollution.